Fdesouche

Alors que le premier ministre Édouard Philippe a présenté mercredi un plan pour faire face aux migrations, zoom sur la situation à Mayotte, où 40% de la population est étrangère.

Mayotte, 101e département français depuis mars 2011, est littéralement submergé par l’immigration clandestine. Une situation qui passe sous les radars, puisque cette immigration n’est pas prise en compte dans le décompte national, pointe Mayotte 1ère.

Les chiffres de l’Insee sont éloquents. En 2015, 41% des adultes étaient de nationalité étrangère sur cette petite île française de 230.000 habitants, située à l’ouest de Madagascar. Un record absolu qui place Mayotte devant la Guyane. Cette proportion est particulièrement importante parmi les 25-34 ans, où les étrangers représentaient 52% de la population. Et parmi ces étrangers, la moitié étaient des migrants illégaux. Ils viennent pour l’essentiel des Comores, un archipel dont est issu Mayotte, et qui n’a jamais reconnu le rattachement de l’île à la France.

Les migrants tentent la traversée à bord de frêles kwassa-kwassa, ce qui provoque des accidents parfois mortels. De nombreuses femmes enceintes tentent la traversée dans l’espoir que leur enfant naisse français. À Mamoudzou, la plus grande ville de Mayotte qui concentre l’ensemble des structures administratives et politiques, la maternité est totalement saturée. Elle prend en charge 12.000 naissances par an, un record pour l’Europe. Or, les deux tiers des mères de ces enfants sont en situation irrégulière.

Parallèlement, le solde migratoire est négatif sur l’île. En effet, la moitié des jeunes nés à Mayotte émigrent vers la métropole et, dans une moindre mesure, vers la Réunion. La situation génère des tensions intercommunautaires sur l’île. L’ampleur de l’immigration clandestine exaspère les Mahorais.

En octobre dernier, le général Richard Lizurey faisait part de son «inquiétude». Devant la commission de la défense de la précédente législature, le directeur de la gendarmerie nationale annonçait «des renforts massifs en vue d’événements majeurs».

Le Figaro

Merci à Lilib

Fdesouche sur les réseaux sociaux