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Automne 2014. Des agents de la Ville de Belfort visitent les locaux de l’ancienne mosquée de la rue de Londres, qui doivent être prochainement démolis. C’est alors qu’ils découvrent trois salles de classe bien équipées, quoique dépourvues d’issues de secours.

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L’enquête révélera qu’une quarantaine d’enfants fréquentent les lieux tous les jours depuis la rentrée de septembre. À l’époque président de l’association Al Imane, un Belfortain de 38 ans comparaissait ce mercredi devant le tribunal correctionnel, pour « ouverture d’établissement privé d’enseignement primaire sans déclaration préalable ».
Délit qu’il conteste vigoureusement. « Il s’agissait de soutien scolaire, pas d’une école. » Pourquoi cette nuance ? Parce que l’ouverture d’une école privée, si elle est parfaitement légale, est soumise à déclaration au maire de la commune, à l’Éducation nationale et au procureur de la République. Démarches qui n’ont pas été effectuées. L’administration ignorait tout de cette école. « Les enfants étaient présents aux horaires de l’école, ils avaient des carnets de liaison comme à l’école, des professeurs comme à l’école, des vacances comme à l’école… », détaille le président Jean-Luc Frey.
(…) L’Est Républicain

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