Fdesouche

L’agitation est retombée devant le lycée professionnel Hélène-Boucher à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) et les cours ont repris. Des patrouilles de police passent et repassent devant l’établissement. Le rectorat a dépêché une équipe mobile de sécurité (EMS) pour éviter que se renouvellent les scènes de violences de jeudi matin. Un manifestant a été interpellé, porteur d’un pistolet de paintball puis remis en liberté après sa garde à vue.

Peu avant 8 h 30, ce jour-là, plusieurs dizaines d’individus cagoulés, armés de barre de fer et pistolets de paintball, d’extincteurs et de divers projectiles se sont déployés devant l’enceinte scolaire. Deux voitures ont été brûlées et trois retournées, une enseignante qui arrivait dans son véhicule a été menacée avec un pistolet de paintball. « C’est vraiment le lycée qui était visé », confie cet employé qui a vu des projectiles s’abattre sur la façade. Il raconte cette flambée de violence que personne… ou presque n’a vu arriver. Avant l’ouverture des grilles, ce salarié avait remarqué un homme le visage dissimulé sous une capuche qui attendait sous l’abribus : « Je n’ai pas relevé, car il faisait froid ».

[…] Selon un policier, il s’agirait d’un guet-apens. « La technique est connue à Tremblay. Des jeunes se donnent rendez-vous via Internet et cassent dans le but d’attirer les policiers et de les caillasser. Ils choisissent tôt le matin car ils savent que les effectifs sont plus légers à cette heure-ci. » […]

François Asensi, député-maire (Front de Gauche) de Tremblay-en-France, dénonce, dans un courrier envoyé vendredi aux riverains du lycée, des « agissements inadmissibles car les victimes sont d’abord des gens qui n’ont rien demandé et ont vu pour certains leur voiture retournée, vandalisée, brûlée par des voyous […] ».

Le Parisien

Merci à jojo2

Fdesouche sur les réseaux sociaux