Fdesouche

Alors que le congrès de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) se tient dimanche 20 mars à Versailles, Hervé Morin, le président du Nouveau Centre (l’une des composantes de l’UDI), juge «naturel et normal» que le parti centriste «refuse, pour l’instant, de participer à la primaire» des Républicains pour la présidentielle, tant que les deux formations ne se sont pas accordées sur un pacte programmatique et législatif.

Au soir du premier tour de la présidentielle, celui qui sera face à Marine Le Pen — ce qui est la probabilité la plus forte — aura la responsabilité historique de faire émerger cette force politique centrale regroupant tous les «modernes» dans un même parti politique, afin de mener les réformes indispensables à la modernisation du pays.


Appelez-vous par ailleurs à une recomposition politique, qui verrait les modérés de droite et de gauche gouverner ensemble ?
Oui, il est indispensable de construire une force centrale regroupant tous ceux qui estiment que l’économie de marché doit se développer dans un système régulé. […] Ce rassemblement, qui irait de Valls à Sarkozy ou de Macron à Juppé, rassemble en fait près de 60 % des Français. C’est d’ailleurs le rêve originel des centristes ! L’émergence du FN permet paradoxalement cette recomposition politique que n’ont pas su faire François Mitterrand en 1988, ni Jacques Chirac en 2002, ni Nicolas Sarkozy en 2007.
Ce serait donc une sorte de gouvernement d’union nationale, à l’allemande ?
Non, plus que cela. Une recomposition politique, que les institutions de la Ve République empêchent, devient une évidence et une nécessité. Une grande force capable, grâce à son assise politique, de porter la transformation du pays. Une force se situant entre, d’un côté, la droite poujadiste du repli mortel et de l’autre, une gauche refusant l’évidence de la mondialisation et contestant l’autre modèle.
Le Monde

Merci à Rheinmetall

Fdesouche sur les réseaux sociaux