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Fatimata Diallo est une jeune malienne qui arrive à Paris pour étudier à l’université. Au bout d’un mois, elle décide de se voiler. Elle raconte son expérience dans un livre “Sous mon voile”.

Dans un livre émouvant, elle raconte ce choix difficile qui provoque l’hostilité de la société française. (source)

À Bamako, Fatimata était une lycéenne éprise de liberté dans un milieu familier et protégé. Elle rêvait d’une vie étudiante à Paris. Ce rêve, elle le réalise avec une facilité déconcertante. Mais elle doit aussi accepter d’y renoncer partiellement lorsqu’elle décide, un mois après son arrivée en France, de porter le voile, première étape de sa transformation en la musulmane exemplaire qu’elle veut être.

La recherche d’une forme de sécurité par l’adoption de règles va transformer son expérience en créant des obstacles à l’accomplissement de ses ambitions. À l’hostilité et la mise à l’écart qu’elle ressent face à son choix, Fatimata répond par l’incompréhension à l’égard d’une société qui l’attirait pourtant et la volonté de la quitter.

source

Extraits du chapitre 2.

Pour la première fois de ma vie, à Paris, j’étais seule face à moi-même. À Bamako, j’étais toujours avec les parents, la famille, protégée quoi. […]

Avant que les cours commencent à Villetaneuse [l’université Paris 13], j’ai eu comme un éclair. J’ai eu peur de ce que je pouvais devenir si je continuais cette vie facile. Jusqu’où je pouvais aller ? J’ai compris que la prière, ce n’était pas suffisant. Si une personne était plus heureuse que moi, c’est qu’elle obéissait plus à Dieu. J’ai demandé autour de moi aux amis que je venais de me faire à la fac, Kadiatou et Amadou, s’il était obligatoire que la femme se couvre, et ce qu’ils en penseraient si je me voilais. Ils m’ont dit que c’était bien si ma foi avait atteint ce niveau. Ils m’ont encouragée à faire le changement. Même Kadiatou qui n’est pas voilée. J’ai aussi écouté le Coran en français sur internet pour savoir. […]

À Bamako, je faisais les cinq prières chaque jour. Mais je ne savais pas qu’on devait couvrir son corps quand on ne prie pas. Je n’avais jamais imaginé que je porterais le voile un jour. Personne dans ma famille ne le porte. Sauf au village, dans le village de mon grand-père, le père de mon père, qui était imam. Mais là-bas, c’est différent. […]

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