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26/08/2015

Des centaines de migrants africains ont été relâchés du centre de détention Holot avec $16 chacun pour pouvoir se payer l’autobus et des sandwichs afin de pouvoir se substanter. Mais ils ont l’interdiction de se rendre à Eilat ou Tel Aviv, deux villes comprenant déjà de grosses communautés africaines et dont les habitants israéliens supportent mal leur présence.

Il existe d’autres villes également qui ne sont pas vraiment emballées sur le fait accueillir de nouveaux migrants. Le maire de la ville d’Arad par exemple a donné ordres et instructions afin de contenir les migrants le plus loin possible de sa ville. (…)

La construction fin 2013 d’un immense mur tentaculaire de séparation avec la frontière égyptienne a largement endigué le flux de personnes qui ont tenté de passer illégalement à travers la péninsule du Sinaï. Cependant, on estime que 46.000 migrants africains et demandeurs d’asile sont déjà en Israël.

Les responsables israéliens disent que la plupart des migrants, qu’ils désignent comme “infiltrés” sont des opportunistes économiques. Il n’a été accordé le statut de “réfugié” qu’à seulement une poignée de postulants parmi des milliers de demandes.

La Ligue des Droits de l’Homme accuse le gouvernement israélien de faire trainer le plus longtemps possible t’examen des demandes afin de décourager les Africains de vouloir rester dans le pays ce qui rend extrêmement difficile toute possibilité de pouvoir travailler, se loger et d’obtenir des visas.

Dès le retour des vacances estivales du Gouvernement, il sera examiné l’établissement de nouvelles lois concernant le rapatriement des migrants vers leurs pays d’origine ou à défaut vers un pays tiers a déclaré mardi le ministre de l’Intérieur Silvan Shalom

Si des dizaines de milliers de migrants non-juifs étaient autorisés à rester, leur nombre pourrait alors passer à un demi million en l’espace d’une génération et le caractère de l’identité juive d’Israel pourrait alors s’en retrouver affaibli a conclu le Ministre.

Traduction FDS du LA Times

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La justice israélienne a ordonné la libération de demandeurs d’asile, retenus depuis plus d’un an dans le désert du Néguev, mais leur interdit de s’installer à Eilat et Tel-Aviv. Israël n’accepte qu’une infime partie des demandes d’asile.

Mardi 25 août, les autorités israéliennes ont commencé à libérer quelque 1 178 immigrés sans-papiers venus d’Erythrée et du Soudan, détenus dans un centre de Holot, dans le désert du Néguev. La moitié d’entre eux a été libérée le jour même, l’autre doit l’être ce mercredi.

Cette libération fait suite à une décision de la Cour suprême datant du 11 août, qui a retoqué certaines parties de la loi sur la “prévention de l’infiltration”. La Cour a notamment ordonné que soit libérée “toute personne détenue depuis plus d’un an au centre de Holot, rapporte Ha’Aretz.

Dans le sud de Tel-Aviv, des dizaines de personnes étaient descendues dans la rue pour protester contre la décision de la Cour, écrit The Times of Israel, au motif que “cette libération massive donnerait lieu à un afflux de migrants à cet endroit, ainsi qu’à une hausse de la criminalité”​.

Le journal rappelle que“Quelque 47 000 migrants africains vivent actuellement en Israël [l’ONU parle de 53 000 réfugiés et demandeurs d’asile]. Une large majorité d’entre eux se définissent comme demandeurs d’asile. Plus de 90 % viennent d’Erythrée, du Soudan et du Congo, mais Israël a accepté moins de 1 % des demandes d’asile et, depuis 2009, moins de 0,15 %, soit le taux le plus faible en Occident.”

Vice News évoque le chiffre de 0,01 % de demandes d’asile acceptées en un an, et déposées par des Eryhthréens et Soudanais. “Contre une moyenne mondiale [pour ces populations] de 83 à 67 %”.[…]

Courrier International

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Il fait le V de la victoire mais ce clandestin africain a le sourire amer. Comme lui, ils sont 750 demandeurs d’asile qui viennent d’être relâchés par les autorités israéliennes. Mais en plein désert du Néguev, avec l’interdiction d’aller à Eilat ou Tel-Aviv où ils pourraient trouver de l’aide, ils sont désemparés car ils ne savent pas où aller.

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