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La Ville de Paris a financé les rénovations extérieures de la pagode du bois de Vincennes, classé monument historique, à hauteur de 1 million d’euros. Elle est inaugurée ce samedi. L’ancien pavillon du Cameroun datant de l’Exposition coloniale de 1931 a retrouvé de sa superbe avec de nouveaux poteaux en mélèze.
A l’intérieur de la pagode, le grand Bouddha, haut de 10 mètres , serait le plus imposant d’Europe. Oeuvre du sculpteur yougoslave François Mozès, la statue en fibre de verre recouverte de feuille d’or a été réalisée dans les ateliers du peintre Miro.
En souvenir de son passé africain, la pagode a conservé une «fenêtre» reprenant les motifs d’origine du bâtiment.

Au bord du lac Daumesnil, en plein bois de Vincennes, la grande pagode de Paris n’évoque pas vraiment l’allure générale d’un temple bouddhiste. Et pour cause: cette construction remonte à l’Exposition coloniale de 1931 où elle servait de pavillon du Cameroun, voisin de celui du Togo. Ce bâtiment massif de 28 mètres de haut, faisant la part belle au bois a ensuite abrité jusqu’en 1971 le musée de l’industrie du bois.
Avec le déclin du musée, le bâtiment classé monument historique est confié à des associations bouddhistes. Il s’agit alors de proposer un lieu de culte aux populations d’Asie du sud-est ayant fui les régimes dictatoriaux qui se sont installés dans les années 70, sans oublier les Tibétains chassés par la Chine. La ville de Paris reste aujourd’hui encore propriétaire du site mais l’Union bouddhiste de France se charge de sa gestion depuis 2004 moyennant le paiement d’un modeste loyer annuel de 6500 euros. […] Les lieux ne sont ouverts que le week-end d’avril à octobre (hors août) lors des fêtes bouddhistes. Ce qui n’empêche pas de prendre contact avec L’Union bouddhiste de France pour organiser à tout moment des visites privées des lieux. Une visite qui se complète d’ailleurs par un surprenant monastère tibétain, construit plus récemment à quelques dizaines de mètres de la pagode. Avec sa façade colorée, cette petite bâtisse accueille en permanence trois à quatre moines qui dispensent leur enseignement sur place.
Le Figaro

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