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Extraits d’une tribune de Béligh Nabli, maître de conférences en droit à Sciences Po, intitulée “2014 : l’année Zemmour ?”

Selon Béligh Nabli, le djihadisme français plonge ses racines dans le creusement des inégalités et la radicalisation des discriminations. Europe 1

Eric Zemmour n’est qu’un symptôme de la «maladie obsessionnelle» qui frappe notre société. La fièvre qui agite tout débat public autour de l’islam n’est pas le fait du seul polémiste, elle s’inscrit dans un mouvement idéologique.

Zemmour est hanté par un problème existentiel : la présence musulmane en France. Son énième dérapage est la formulation d’une solution fantasmée : la déportation de cette population. Outre que son entretien à la Corriere della Sera brise un tabou, il a le mérite de dévoiler les postures des uns et des autres […]

Enfin, après avoir affirmé que l’islam était «la religion la plus con», Michel Houellebecq semble désormais convaincu par le «Grand Remplacement» théorisé par Renaud Camus (écrivain d’extrême droite célébré par Alain Finkielkraut et son «identité malheureuse»), prophétisant le changement du peuple français «de souche» – et de sa «civilisation» – par d’autres peuples, principalement venus du Maghreb et d’Afrique…

Ces délires paranoïaques soulignent combien la thèse du «Grand Remplacement» n’est rien d’autre qu’un «grand tremblement». C’est dans cet effroi existentiel que le véritable suicide français puise ses racines. Cet appel au dévoiement des valeurs universelles et humanistes au nom d’une conception étriquée de la «civilisation française» n’a d’autre issue que celle d’une sortie… de l’Histoire.

Libération

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