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François Hollande a dénoncé des «actes innommables et injustifiables» après le lynchage d’un jeune rom. Laurent Obertone, diplômé d’Anthropologie et de l’école de journalisme de Lille, et auteur de La France orange mécanique s’étonne de cette indignation politique et médiatique à géométrie variable, alors que des faits-divers de la sorte restent impunis tous les jours.

Tout le gouvernement «condamne fermement», puisque la justice ne le fait plus.

Pour les gens encore en contact avec la réalité, le fait qu’un Rom soit suspecté de vol ou le fait qu’une bande de «jeunes» du 9-3 tabasse un homme seul, voilà qui n’a rien de sensationnel.

Que nous vaut donc ce déferlement de réactions outragées?

Nos responsables pourraient avoir au moins la décence d’être cohérents avec leur cynisme idéologique. Qu’ils se taisent. Qu’ils ne viennent plus s’indigner de l’état des victimes, quand ils ne font rien contre les coupables.

Le choc des mondes : la bande de «jeunes» a tabassé le Rom accusé de vol. Et ça ce n’est pas acceptable Madame Chabot. Donc que se passe-t-il ? Les piliers de la culture de l’excuse s’indignent de l’insécurité qu’ils n’ont eu de cesse d’entretenir et de nier. Comme à chaque fois ils osent nous ressortir le refrain du «climat malsain», de la «montée des xénophobies», de la «libération de la parole». […]

Pourquoi ne pas réagir quand un adolescent de 15 ans est tabassé lors d’un match de football, jusqu’à avoir le crâne enfoncé (à Conflans-Sainte-Honorine, dans le Parisien du 20 mai 2014), quand un sexagénaire est passé à tabac par «une bande de jeunes», jusqu’à rester inconscient, victime de plusieurs fractures (à Guilers, le Télégramme du 10 juin 2014), quand un voleur de 43 ans est roué de coups par la foule, la police empêchant qu’il soit «achevé sur place» (à Marseille, RTL, le 23 mai 2014), quand un artiste de Montmartre est «tabassé à mort» à son domicile (Paris Match, le 28 avril 2014), quand la bande d’un rappeur corrige jusqu’au coma l’employé d’un rappeur «rival» (à Paris, AFP, le 22 avril 2014), quand un homme attaqué par une bande est «entre la vie et la mort» (à Caumont-sur-Durance, le Dauphiné, le 17 mai 2014), quand un Cayennais agressé par trois personnes et plongé dans le coma à «coups de battes de base-ball» (France Guyanne, le 22 avril 2014) ? […]

Le Figaro (Merci à Znomynous)

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