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Après les dénégations franches, l’heure est à la remise en question à l’UMP. Au lendemain de sa démission, Jean-François Copé a déclaré, mercredi 28 mai, que l’UMP avait « très vraisemblablement réglé des factures qu’elle n’aurait pas dû honorer » et qui incombaient en fait à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.
Dans une lettre aux adhérents de son parti, le président démissionnaire de l’UMP écrit :

« Selon plusieurs témoignages, des dépenses du mouvement auraient en réalité servi à financer des dépenses de la campagne présidentielle de 2012, afin de masquer un dépassement du plafond de dépenses. Ces propos méritent évidemment d’être vérifiés par la justice mais, en tout état de cause, il apparaît que l’UMP a très vraisemblablement réglé des factures qu’elle n’aurait pas dû honorer. »

M. Copé fait ainsi allusion aux déclarations lundi de l’avocat de Bygmalion, Patrick Maisonneuve, puis de Jérôme Lavrilleux, bras droit du patron de l’UMP et ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, selon lesquelles certaines factures de Bygmalion présentées à l’UMP correspondaient en réalité à « des dépenses faites pour la campagne » du chef de l’Etat sortant.

Les révélations, il y a quinze jours, de Libération « ont été pour moi un choc considérable », réaffirme M. Copé. « A aucun moment, je n’avais été informé d’irrégularités dans les dépenses et les procédures de l’UMP. Dans le cas contraire, je les aurais évidemment interdites. »


Le Monde

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