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Ce samedi, le Cran a interpellé publiquement les descendants de trois familles de négriers bordelais, en leur demandant de bien vouloir accorder une réparation financière qui serait utilisée pour un projet à la mémoire des esclaves passés par le port de Bordeaux.

Interrogé par Europe 1, le maire de la ville, Alain Juppé, juge cette démarche inappropriée :

“Pour moi ça n’a pas de sens. On ne peut pas faire porter la responsabilité de ce qui a été une abomination – je veux parler de la traite négrière – à des générations du XXIème qui n’ont évidemment rien a voir, sinon la communauté de nom, avec cette période là. Il ne faut pas tout mélanger.”…

Au-delà des sculptures et autres plaques commémoratives, l’ancien Premier ministre rappelle que le musée d’Aquitaine consacre une partie de ses salles à l’histoire de la traite négrière, fréquentées par des milliers de visiteurs, dont des écoliers. Il estime d’ailleurs que ce genre de projet “est plus efficace pour raconter cette Histoire et faire mémoire que simplement poser une stèle sur les bords de la Garonne.”
Europe1
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Les homosexuels déportés honorés pour la première fois à Bordeaux

C’était une première. Hier, les déportés homosexuels étaient honorés à Bordeaux aux côtés des autres victimes du nazisme.

Les recherches sur le sujet sont trop récentes pour être catégoriques. Le nombre exact de déportés homosexuels, selon les historiens, atteindrait 10 000 à 15 000 personnes, dont à peine la moitié aurait survécu aux camps.

Les experts estiment que la majorité des victimes de la répression nazie, porteuses du triangle rose, étaient allemandes. En France, 200 personnes auraient été concernées, dont aucun originaire de Bordeaux.

Pourtant, la présence du triangle rose sur la banderole des insignes portés par les prisonniers du nazisme, hier, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir de la déportation, au Fort du Hâ, à Bordeaux, est essentielle, selon Julien Pellet, délégué du Mémorial de la déportation homosexuelle à Bordeaux.

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