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Le site seekingarrangement.com existe hélas bel et bien. Des hommes riches, les daddies, y proposent de l’argent à des babies en échange de «compagnie». La différence avec la prostitution ? Certains sugar daddies cherchent simplement quelqu’un pour les accompagner en soirée.

«Un moyen alternatif utilisé par des étudiantes pour financer leurs études» : voilà comment le communiqué de presse cherche à introduire en France la notion de sugar daddy [NDLR : Homme d’un certain âge qui entretient une amante très jeune)]. On songe à un canular, mais, hélas, le site seekingarrangement.com existe bel et bien. Des hommes riches, les daddies, y proposent de l’argent à des babies en échange de «compagnie».

Le site revendique 2,7 millions de membres dans le monde, parmi lesquelles plus de 7 000 étudiantes françaises qui auraient sauté le pas pour boucler leurs fins de mois.

Pénélope*, 26 ans, en fac à Paris-III, que Marianne a longuement interrogée, utilise cette plate-forme Web depuis l’âge de 20 ans et trouve que c’est «une super invention» : elle reçoit un mail tous les quatre jours, souvent posté par des hommes d’affaires américains de passage dans la capitale. Ses généreux bienfaiteurs lui donnent l’équivalent de 2 000 € par mois, de quoi terminer tranquillement ses études de marketing.

La différence avec la prostitution ? «Certains sugar daddies cherchent simplement quelqu’un pour les accompagner en soirée. L’un d’eux, qui venait de Dubaï, m’a payé un sac Vuitton à 850 € alors que je n’ai eu aucun rapport sexuel avec lui», raconte-t-elle. Sur la cinquantaine d’hommes qu’elle a fréquentés en six ans, Pénélope a quand même passé la nuit avec près de la moitié d’entre eux.
Mais elle se fixe des limites : «Je n’ai jamais pu me faire à l’idée de coucher avec un type qui me dégoûte ou qui serait plus âgé que mon père.» La jeune femme reconnaît que le champagne servi au cours des dîners étoilés auxquels l’invitent ses daddies l’aide à passer le cap.
Quant au concept même du site, elle ne voit là rien de choquant puisque les relations sont «bénéfiques pour les deux parties». «Pour eux, 500 €, c’est que dalle. Moi, ça me paye mon loyer.» Indiscutable. Et triste à pleurer.
* Le prénom a été modifié.
Marianne.net

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