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Comme l’a révélé le Canard enchaîné le 12 mars — et contrairement à ce qu’a affirmé Manuel Valls —, le ministre de l’Intérieur était au courant de la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy avant la parution du journal le Monde du 7 mars.

Mais le locataire de la Place Beauvau n’a pas été informé par la hiérarchie policière classique. Christian Lothion, le patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) jusqu’en décembre 2013, est d’ailleurs très remonté contre le fait qu’un policier de la police judiciaire l’ait court-circuité et ait pu transmettre directement l’information de la mise sur écoute de Sarkozy au ministre.

Un policier haut placé nous confirme par ailleurs que des “notes blanches” circulent de plus en plus à l’Intérieur. Elles seraient rédigées par les policiers en charge des écoutes de Sarkozy.

Ceux-ci, ayant accès à leur contenu intégral, feraient remonter au ministre les informations essentielles via un circuit parallèle organisé par une cellule officieuse. Cette cellule serait composée de policiers de la sous-direction en charge de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière, exécutants, et de leur ancien patron, l’actuel directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit. Grâce à ces “notes blanches”, des extraits d’écoutes téléphoniques ou des procès-verbaux d’auditions censés rester secrets peuvent être transmis en toute discrétion au ministre de l’Intérieur et à l’Élysée sans qu’il y ait — “officiellement” — de violation du secret de l’instruction.
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