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«Nous crions bien fort ras-le-bol». C’est par ces mots que commence un long courrier adressé le 30 juillet dernier au président de la République, au ministre de l’Intérieur, au préfet, au commissaire de police, à la société HLM gestionnaire des logements du quartier Ozanam…
Cette lettre, signée par le président de l’association des «pavillonnaires d’Ozanam» a un but, un seul : que les polices et la force publique réinvestissent ce quartier. Il y est dressé un portrait de la vie quotidienne à Ozanam :

«Agressions verbales et gestuelles, utilisation de l’espace privatif, cambriolages des maisons, vols dans les véhicules, rodéos de quads, voitures, scooters, motos, de jour comme de nuit ; trafics en tous genres»… Forcément, les membres de l’association disent en avoir «assez de vivre cela au quotidien».

En fin de compte, leurs demandes sont simples : ils veulent que les policiers reviennent dans le quartier, surtout aux heures «sensibles», soit de 17 heures à 1 heure du matin et que la ville bâtisse des ralentisseurs sur la rue principale… «Nous voulons vivre en paix comme tous les citoyens de notre pays», disent les riverains.
La rédaction de cette lettre est intervenue au surlendemain de l’agression de deux policiers municipaux à moto qui ont dû quitter les lieux avant que la situation dégénère et à l’avant veille d’une descente de police… Elle est envoyée, également, au moment où dans d’autres quartiers de la ville les associations poussent leur coup de gueule. C’est le cas, notamment, des Castors et de Fabre d’Églantine ou des faits sensiblement identiques sont dénoncés. En raison du fait que les autorités de police sont pour la plupart en congés, aucune suite officielle n’a été donnée à ces revendications.
Se posent, en revanche, des questions. La cité Ozanam est au cœur du programme de réhabilitation urbaine, et les barres laissent petit à petit place à de petits pavillons. Cette requalification était censée apaiser le climat dans les quartiers. Si c’est le cas à la Conte, il semble qu’à Ozanam, le résultat est moins probant.
La tension monte à Ozanam. Pour la deuxième fois en quatre ans, les riverains, via leur association, alertent les autorités sur un climat qui se dégrade dangereusement…
La dépéche

Lire en complément : «Tous ces voyous veulent que nous partions, c’est tout. On n’est pas en France à Ozanam »

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