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Les pays membres de l’espace Schengen, dont la Suisse, se sont entendus jeudi à Luxembourg sur la possibilité de rétablir, de façon temporaire, les contrôles aux frontières intérieures en cas de pression migratoire.
L’accord a été obtenu à l’unanimité des ministres de l’Intérieur de l’UE, a précisé la présidence danoise. Il a été confirmé de source diplomatique allemande.
La Commissaire aux affaires Intérieures Cécilia Malmström, opposée au compromis soumis aux ministres, s’est dite dans un message sur son compte Twitter «déçue par le manque d’ambition européenne» des ministres de l’Intérieur de l’UE.
Le texte de l’accord, prévoit la possibilité pour les Etats membres de Schengen de rétablir des contrôles à leurs frontières nationales «pour une durée de six mois pouvant être prolongée pendant six mois supplémentaires», «lorsque le contrôle d’une frontière extérieure de l’Espace n’est plus assuré à cause de circonstances exceptionnelles».

Il s’agit d’une «mesure extrême, dont la mise en œuvre est soumise à des conditions très strictes», ont insisté les dirigeants français et allemand qui l’ont réclamée.

Les Etats ont déjà la possibilité de rétablir temporairement des contrôles à leurs frontières nationales pour des raisons de sécurité et d’ordre public.
La Pologne vient de le faire pour l’Euro-2012 de football. Mais rien n’était prévu en cas de pressions migratoires incontrôlables entraînant une défaillance dans le contrôle d’une frontière extérieure de l’Espace, comme c’est le cas actuellement en Grèce avec la Turquie.
Le Matin

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