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Portrait de femmes s’occupant bénévolement plusieurs demi-journées par semaine des migrants des camps de Téteghem et de Grande-Synthe, à côté de Dunkerque.

Ce qui m’interpelle, commente Brigitte Marc, c’est pourquoi il y a des migrants. Si des pays nantis comme les nôtres n’allaient pas tout dérégler pour des questions d’intérêt, il n’y en aurait pas. Pour eux, le rêve serait de travailler tranquillement dans leur pays.
Elles ont commencé «comme ça», après leur départ en retraite, parce qu’une amie leur en avait parlé. Elles invoquent un nécessaire «humanisme » et disent : «quand on s’engage, on ne peut pas faire ça en touriste». […] Il y a le docteur Brigitte Marc, 68 ans, de Médecins du Monde. Marie-Jo Westrelin, 65 ans, de l’association AMiS (Aide migrants solidarité). Marie, 61 ans et Gillette, bientôt 80 ans, de l’association Salam. L’une prodigue des soins, les autres conduisent les migrants aux douches ou préparent et distribuent des repas. A travers elles, c’est de plusieurs dizaines d’autres bénévoles dont il est question, en grande majorité des femmes, souvent à la retraite.
Certains mardis en fin de matinée, elles se croisent au bord du lac de Téteghem où séjournent en permanence entre 20 et 40 migrants. Des Afghans, des Iraniens, des Irakiens, quelques Vietnamiens aussi, qui passent ici quelques semaines, «rarement plus», en attendant de trouver le bon camion pour l’Angleterre. «Et quand ça traîne trop, ils vont vers Calais.» […] La routes des dunes. Blog du Monde

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