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Mardi 10 avril, Haythem prenait le train, direction Bergame, en Italie. Pour une quinzaine de jours, tout au plus. Le temps pour lui de renouveler le visa de six mois qu’il avait obtenu du gouvernement de Berlusconi à son arrivée, comme près de 20 000 de ses compatriotes.
L’ancien ouvrier qualifié dans le forage a déjà répété deux fois l’opération pour se mettre en règle. [A Paris] Haythem n’a pas encore sa propre chambre, mais il partage un F2 avec un Marocain et un Égyptien à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne). Il espère pouvoir s’installer durablement en France.
« Un avocat m’a dit qu’en dehors du mariage avec une Française, il faudra attendre dix ans de présence avant de remplir les conditions pour obtenir des papiers français », souligne-t-il, envisageant l’un comme l’autre scénario, selon les rebondissements de la vie.
Aymen, comme Haythem originaire du sud du pays n’a pas abandonné son projet, lui non plus. Venu en France pour soigner son genou blessé après s’être fait renverser par un véhicule de police dans son pays, on peut encore le croiser au café, près de la station Marcadet, dans le 18e .
Souffrant d’une importante invalidité, cet ancien cuisinier ne peut pas espérer travailler dans son secteur, encore moins dans le bâtiment. Tout juste parvient-il à faire quelques travaux de bricolage ou de jardinage chez les membres de sa famille qui l’accueillent, en Seine-Saint-Denis.
Lire l’article intégral du journal La Croix
 

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