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Nour Eddine Ben Salah, un Nîmois âgé de 31 ans, assisté de Me Gontard et Me El Bouroumi, a nié partiellement à l’ouverture de son procès les faits reprochés. S’il admet avoir agressé sexuellement entre les mois d’avril et aout 2008 trois femmes à Murs, Saumane et Bédarrides il conteste les viols dénoncés par deux des victimes ainsi qu’une exhibition sexuelle.

Effrayé par ses actes il parle de trou noir “et ne peut concevoir avoir commis ces agressions à connotation sexuelle“. Préférant se placer “en simple spectateur de l’acte” assure l’expert psychiatre pour qui “perdure encore aujourd’hui chez ce sujet une dangerosité criminologique“. L’accusé face à ce constat répète qu’il regrette et ne se reconnaît pas dans ces passages à l’acte. Il poli son personnage pour le rendre le plus lisse possible.. et victime des autres. Il soutient ainsi que des policiers Nîmois ne l’ont pas accepté comme adjoint de sécurité en raison de son origine marocaine.

Un racisme à l’origine de son renvoi de la police en novembre 2003 pour “faute grave” : il était accusé d’avoir offert sa protection à une prostituée. Un coup monté. Victime encore de ce chauffeur routier dont il s’est protégé en lui courant derrière avec une barre de fer. Victime aussi de sa belle-famille qui serait à l’origine de son divorce. Le procès d’assises tourne, pendant plus de trois heures, à une audience devant le juge aux affaires familiales: “Ma cliente se demande ce qu’elle fait là” s’agite Me Geiger sur le coup de 19 h 20. “On a atteint la limite” admet la présidente Berenger qui indique à la défense que la Cour va se pencher sur les faits.

La Provence

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