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La législation française de protection des monuments historiques, malgré les attaques qu’elle a subies récemment, permettrait encore de protéger de manière efficace notre patrimoine si elle était mise en application à chaque fois qu’elle s’avère nécessaire.


Nous entamons avec cet article une nouvelle série qui se penchera, hélas, sur les nombreux cas où un monument subit ou risque de subir un vandalisme que l’on pourrait éviter simplement si le ministère de la Culture et ses directions régionales jouaient leur rôle de manière efficace.

Le château d’Ancenis en Loire-Atlantique, menacé par une construction moderne et particulièrement inélégante qui doit abriter les services administratifs décentralisés du Conseil général, est un exemple presque caricatural de cette démission de l’administration. Cas d’école s’il en est, car tout ou presque est scandaleux dans cette affaire entièrement menée par une municipalité, par un département, par un architecte en chef des monuments historiques – on verra comment – et par l’Etat, représenté par l’architecte des bâtiments de France et la DRAC. Soit uniquement des collectivités territoriales et des fonctionnaires qui devraient avoir pour seul objectif l’intérêt public. Rarement le terme de vandalisme officiel aura été mieux employé.

La Tribune de l’Art

(Merci à AL)


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