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Lu sur Letemps.ch :

Geneviève Descloux est révoltée. «J’en ai entendu, de ces histoires d’étrangers qui profitent de la Suisse! Une femme a conseillé à ma cousine, qui voulait rester ici, de se faire passer pour une folle, en criant, cognant partout lors d’une visite médicale. Depuis, elle a obtenu l’asile, a aujourd’hui un permis B, ne travaille pas et profite de l’aide sociale!» Des exemples de ce type, elle en a beaucoup. «C’est scandaleux que des étrangers abusent ainsi d’un Etat qui les accueille. Certains sous-louent des appartements subventionnés pour se remplir les poches. C’est inacceptable», s’égosille-t-elle. «J’ai moi-même des problèmes de sinus à cause des produits utilisés dans mon salon de coiffure. Mais je ne demande pas à être à l’AI car je sais que des personnes en ont plus besoin que moi.»

«En France, je militais avec les socialistes, Harlem Désir et SOS Racisme. Mais j’ai vite compris que le sentiment anti-étrangers ne relevait pas du racisme, qu’il y avait un vrai problème.»

Moitié Indonésienne et moitié ­Camerounaise, Geneviève Descloux est née au Cameroun, sans avoir connu son père. A l’âge de 15 ans, elle part en France. «Pas comme requérante d’asile: pour faire des études.» Elle y passe son bac, suit une école de coiffure, constate là déjà que des étrangers «abusent du système», puis rentre au pays, où elle ouvre un salon de coiffure. Lors d’un voyage en Suisse, elle rencontre son futur mari. Elle est aujourd’hui «Suissesse à 100%», puisqu’elle a dû renoncer à son passeport camerounais. «Un ­mariage d’amour», insiste cette tenancière du salon de coiffure Afro 2000 aux Pâquis, à Genève.
«Comme une extraterrestre»
«En France, je militais avec les socialistes, Harlem Désir et SOS Racisme. Mais j’ai vite compris que le sentiment anti-étrangers ne relevait pas du racisme, qu’il y avait un vrai problème.» En Suisse, Geneviève Descloux lorgne d’abord du côté du PLR, «mais c’est bien l’UDC qui défend les valeurs qui sont les miennes». Elle adhère à la section genevoise «à l’époque du mouton noir». En 2007 donc, lorsque le parti lance son initiative «pour le renvoi des étrangers criminels» à coups d’affiches montrant des moutons blancs qui boutent un mouton noir hors du drapeau suisse.
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(Merci à Noa)

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