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Le pensionnat d’excellence de Sourdun (Seine-et-Marne), une ancienne caserne, se veut une vitrine du plan Espoir banlieue. Il a été créée en septembre 2009 pour les élèves «motivés mais défavorisés» et sans «capital culturel». Doté de gros moyens, il est ouvert à tous, y compris aux élèves scolarisés en France depuis moins de cinq ans.

L’idée a été lancée en janvier 2009 par Nicolas Sarkozy : «Il faut donner plus à ceux qui ont moins», avait-il déclaré. La création d’internats d’excellence est devenue une mesure phare du plan Espoir banlieue : 20 000 places doivent être ouvertes «dans les prochaines années».
Cette année, 116 élèves sont inscrits, de la quatrième à la seconde, originaires des trois départements de l’académie de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Seine-et-Marne). (…)
«En janvier, avec ma classe de seconde B, nous sommes allés dix jours en Inde, ça n’est quand même pas donné à tout le monde !», se félicite Sarah. Un voyage financé par Sciences Po : les élèves ont visité Pondichéry et Auroville, passé la journée dans des orphelinats et dans des écoles, chacun rédigeant son journal de bord en anglais.

Jusqu’ici, Sarah n’avait pratiquement pas voyagé, hormis les étés à Djerba, en Tunisie, où ses parents – son père, épicier à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), et sa mère, qui garde des enfants – sont nés. Parmi les «plus» de l’internat, les élèves ont ainsi droit à des voyages correspondant à des projets de classe (Grèce, Angleterre, etc.) (…).
Seule une dizaine d’élèves paie des frais d’internat, entre 500 et 1 000 euros l’année. Les autres en sont exemptés, parce qu’ils sont boursiers ou que leurs parents ne gagnent pas plus que le Smic.
Une quinzaine d’internes sont des élèves «nouvellement arrivés», c’est-à-dire scolarisés en France depuis moins de cinq ans. Comme Sahar, 16 ans, l’air timide derrière ses lunettes, de longs cheveux noirs, a débarqué fin 2004 au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, venant de Karachi, au Pakistan.
Sarah voudrait devenir diplomate, Sahar, dentiste.
Sources : Libération, Le Parisien

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