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La Maison pour tous a été créée il y a quatre ans au Blanc-Mesnil (93). D’une surface de 1600 m2, elle a coûté 8 millions d’euros à la ville, à la région Ile-de-France et à l’Etat via l’ANRU, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine. Elle se veut lieu de culture mais également de «réalisme social».

Ce lieu d’accueil est situé dans la partie sud du Blanc-Mesnil, classée en Périmètre contrat de ville et Programme de rénovation urbaine. Le nord de la ville est en en Zone urbaine sensible. La Maison pour tous compte 750 adhérents à titre individuel et 280 familles. Pour y adhérer, c’est très simple, il suffit d’être muni d’un livret de famille et de verser 5 euros, 7 pour les non Blanc-Mesnilois.
L’un des soucis de Hanane Miloudi, la directrice, est de trouver des financements pour faire vivre l’endroit. 70 % de son fonctionnement est assuré par une subvention de la ville, reste 30%, qu’il faut aller chercher. Ainsi, en 2008, sur un budget global de 550 000 euros, 378 000 euros provenaient de la commune et 172 000 autres, de la Caisse d’allocations familiales, l’ACSE (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) et le bailleur.

Avant Noël, le groupe de danse et de musique éthiopien Azmari (photos), constitué de deux femmes et trois hommes, s’est produit dans la salle «Palabre», dans le cadre du festival Africolor. La ludothèque, espace de jeu pour enfants animé par Pascal et Catherine, accueille 800 personnes par mois. Samir, lui, est chargé de l’accompagnement des jeunes lors de sorties.
La Maison pour tous, ce sont encore : le judo, l’aide aux devoirs, les cours d’alphabétisation, de langues (anglais, arabe, tamoul), de danse (orientale, hip-hop, moderne jazz, cubaine, rn’b), de gymnastiques, de karaté, des ateliers couture, des cours de théâtre, du yoga, une chorale. Ainsi qu’une bonne dose de réalisme social : les audiences du maire, une permanence RSA, trois assistantes sociales, permanences avocats. La Maison pour tous porte très bien son nom.
Source : Bondy Blog


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