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Plus d’un millier de salariés clandestins ont entamé aujourd’hui une grève coordonnée et l’occupation de plusieurs sites à Paris pour exiger l’application identique pour tous des critères de régularisation par le travail. Ils ont soutenus par cinq syndicats et différentes associations.

Près de 2 000 sans-papiers se sont réunis, dimanche 11 octobre, au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis), pour préparer la deuxième phase de leur mouvement. Originaires d’Afrique de l’ouest, du Maghreb, des Comores et même de Chine, beaucoup avaient participé, la veille à la manifestation parisienne organisée par des collectifs de sans-papiers et qui a rassemblé 3 800 personnes selon la police, plus de 10 000 selon les organisateurs.
Répartis sur six sites, comme le siège de la Fédération patronale des travaux publics (VIIIe) ou des agences d’intérim, les clandestins se sont organisés en piquets de grève pour qu’«enfin, le gouvernement règle la question des sans-papiers».

Les dirigeants de cinq syndicats (CGT, CFDT, Solidaires, FSU, UNSA), de cinq associations (Droits devants !, Ligue des droits de l’homme, Cimade, Femmes Egalité, Autremonde) et du Réseau éducation sans frontières (RESF) ont réclamé dans un courrier adressé, le 1er octobre, au premier ministre François Fillon, des «tracasseries administratives» qui retarderaient les régularisations.
Le mouvement engagé en 2008 par la CGT a débouché, selon elle, sur l’ouverture de quelque 2 500 procédures de régularisation.
Sources : 1, 2

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