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La politique des Etats-Unis envers l’Iran a-t-elle réellement changé depuis l’élection de Barack Obama ?
On peut se le demander en lisant les deux articles ci-dessous.

  • I – Les États-Unis veulent agir contre le blanchiment d’argent par l’Iran

Les États-Unis ont réclamé dimanche à Istanbul qu’une action internationale soit menée contre le blanchiment d’argent et le risque de financement du terrorisme par le biais de l’Iran et réclamé que les sanctions contre les banques iraniennes soient mises en place par l’ensemble des pays.

S’adressant à une réunion de l’organe directeur du Fonds monétaire international (FMI), le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a dit sa “préoccupation concernant le financement illégal émanant de l’Iran”, selon le texte de son allocution, rendu public dimanche. Il a réclamé que des “mesures de représailles” soient prises pour “protéger le système financier international du blanchiment d’argent et des risques de financement du terrorisme émanant de l’Iran”.

Il a également réclamé que “toutes les nations exercent une surveillance renforcée des activités de leurs institutions financières avec des institutions financières iraniennes, y compris de leurs filiales à l’étranger, et particulièrement celles concernant les banques iraniennes Saderat et Melli”, selon ce texte.
Washington a accusé l’Iran à plusieurs reprises de financer le terrorisme ou de soutenir des mouvements placés sur la liste des groupes terroristes établi par les États-Unis. Ils soupçonnent aussi l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme civil et exigent que ce pays se conforme aux règles internationales en matière de non-prolifération.
Le Point

  • II – Washington prépare de nouvelles sanctions contre l’Iran

Les Etats-Unis préparent de nouvelles sanctions contre Téhéran au cas où le dialogue amorcé avec la République islamique sur le programme nucléaire iranien viendraient à échouer, a déclaré mardi le responsable du Trésor américain chargé de ce dossier.

Le gouvernement américain a “démontré son engagement en faveur d’une résolution diplomatique des questions en suspens entre l’Iran et la communauté internationale”, a déclaré Stuart Levey, sous-secrétaire d’Etat au Trésor chargé du renseignement financier et de la lutte contre le terrorisme.
“Si l’Iran ne respecte pas ses obligations”, “les Etats-Unis seraient obligés de se tourner vers des sanctions renforcées”, a ajouté M. Levey, qui s’exprimait devant la Commission bancaire du Sénat américain.
Si l’Iran ne traduit pas “par des actes concrets ses paroles constructives” de ces dernier temps et “si le président décide que des mesures supplémentaires sont nécessaires, nous serons prêts à agir, idéalement avec nos partenaires internationaux”, a dit M. Levey, qui servait à son poste sous le gouvernement de George Bush avant d’y être reconduit par le président Barack Obama.

Indiquant ne pas pouvoir “décrire les détails des plans [du Trésor] lors d’une audience publique”, M. Levey a simplement indiqué que le projet en gestation était “complet”.
Pour lui, les sanctions déjà en place portent leurs fruits et l’Iran présente un certains nombres de “points faibles” économiques sur lesquels les Etats-Unis peuvent encore faire pression.
“Il faut imposer des mesures simultanément sur plusieurs fronts, afin d’être efficace”, a-t-il encore dit.
Toutefois, le secrétaire d’Etat adjoint James Steinberg a vanté la stratégie de discussion voulue par l’administration du président Barack Obama et en soulignant l’importance de la «double stratégie» (discussions et sanctions).
«L’administration a choisi la double stratégie qui présente un choix clair pour les dirigeants iraniens: ils peuvent négocier en toute bonne foi (…) ou ils peuvent choisir l’isolement et une pression internationale croissante», a dit M. Steinberg.
Le Groupe des Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) et l’Iran se sont retrouvés la semaine dernière à Genève pour tenter de lever les doutes de la communauté internationale sur le caractère uniquement civil du programme nucléaire iranien.
Les Etats-Unis ont qualifié les discussions de “positives” tout en insistant sur le fait qu’ils en attendaient “plus” de la part de Téhéran.
De son côté, le président de la commission Bancaire, Christopher Dodd, s’est montré déterminé à produire un texte dès ce mois-ci. «Dans les deux prochaines semaines», a-t-il dit à l’AFP.
«Je suis déterminé à faire en sorte que cette législature donne au président Obama les outils dont il a besoin pour affronter les menaces posées par l’Iran», a ajouté le sénateur démocrate devant la commission.
Le projet de loi rassemblerait les idées de plusieurs sénateurs démocrates et républicains qui ont travaillé sur la question et proposé des textes comportant des sanctions.
Parmi les mesures proposées figurent notamment des pénalités qui seraient imposées aux compagnies contribuant aux importations d’essence par l’Iran ou aidant Téhéran à améliorer ses capacités de raffinage.
En outre, M. Dodd a ajouté, sans autre précision, que son projet de loi comporterait un «renforcement de l’embargo commercial sur l’Iran».
Parallèlement, M. Steinberg a noté que «les Russes semblent un peu plus ouverts à des sanctions supplémentaires», mais que les négociations diplomatiques doivent continuer avec l’Iran car elles représentent une clé du soutien de Moscou. Du côté des Chinois, M. Steinberg, qui s’est rendu à Pékin la semaine dernière, estime que «les efforts vont payer», même si, reconnaît-il, les Chinois ont des «intérêts» dans la région.
M. Steinberg a reconnu que certaines sanctions pouvaient ne pas toucher le gouvernement iranien. Mais d’autres ont cette capacité, a-t-il dit, en citant l’exemple des Gardiens de la révolution qui pourraient être visés par des sanctions de façon «particulièrement efficace».
«D’ici à la fin du mois, nous aurons des indices clairs sur ce que sont leurs intentions», a-t-il dit en évoquant le 25 octobre, date à laquelle le nouveau site du programme nucléaire iranien pourra être inspecté.
De son côté, la Chambre des représentants a approuvé jeudi dernier un texte visant à sanctionner les compagnies étrangères qui vendent de l’essence à l’Iran, dans le cadre du projet de loi de budget de l’Energie pour 2010.
AFP, via Les Echos et Cyberpresse

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