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Au cours des dernières décennies, les violences à caractère ethnique se sont répandues à travers toute la France. Les conflits iront-ils en s’aggravant ? Un apaisement est-il possible ? Quelles sont les évolutions probables à long terme ? Une analyse statistique basée sur la situation de 183 pays tente d’apporter des éléments de réponse.

Dans son article Domestic Ethnic Conflict and Ethnic Nepotism, le professeur Tatu Vanhanen aborde la question du lien entre conflits ethniques et homogénéité de peuplement. En utilisant une échelle d’intensité des conflits ethniques, Vanhanen démontre que les conflits sont plus intenses dans les pays ethniquement hétérogènes.
Les données statistiques sont reportées sur un graphique (voir figure 1 ci-dessous) : Vanhanen y représente chacun des 183 pays de son échantillon par un point. Sur l’axe horizontal, la « diversité » : plus le point est à gauche, plus le pays est ethniquement homogène ; plus le point est à droite, plus il est hétérogène. Sur l’axe vertical, l’intensité des conflits ethniques : plus le point est en bas, plus le pays est calme ; plus le point est en haut, plus il connaît de conflits ethniques.

Le nuage de points se concentre autour de la diagonale qui part du coin en bas à gauche (calme/homogène) et arrive en haut à droite (conflictuel/hétérogène). Vanhanen en déduit que la diversité ethnique engendre la violence. La corrélation entre « diversité » et violence est de 74%.
Cette loi permet de prédire la trajectoire probable de la France. En effet, l’évolution du taux de diversité ethnique est prévisible grâce aux données démographiques. Il s’agit simplement de comptabiliser les entrées d’immigrés et les départs de Français de souche, et de comparer les taux de natalité des diverses populations.
L’hypothèse démographique utilisée ici est la suivante : les Français de souche deviendront minoritaires dans leur propre pays en 2050 (cf. Les Africains de France, éd. Acropole ; voir aussi Jean Raspail). Cette hypothèse permet de déterminer un taux annuel de progression du degré d’hétérogénéité ethnique. La pente de la diagonale de la Figure 1 permet ensuite de calculer la progression des conflits ethniques correspondante. L’ensemble suggère que les conflits ethniques en France augmenteront d’environ 20 points par décennie (voir la page des calculs) sur l’échelle de Vanhanen.
En ce début de siècle, la France se situe au niveau 40 sur cette échelle, qui va de 0 (paix totale) à 200 (guerre totale). À partir de ce point, la trajectoire probable de la France au cours des prochaines décennies est la suivante :
Années 2000 – niveau de conflit ethnique en France : 40

  • Des associations ethniques sont présentes sur le devant de la scène publique
  • discrimination ethnique institutionnalisée
  • affrontements ethniques graves entre police et bandes organisées
  • attaques contre les personnes, manifestations et émeutes où des gens sont tués
  • tentatives d’actions terroristes.

Années 2020 – niveau de conflit ethnique prévu en France : 80

  • Les organisations ethniques mobilisent une grande partie de la population
  • la vie sociale est rythmée par les querelles d’ordre ethnique
  • inégalités ethniques visibles dans les institutions gouvernmentales
  • discrimination contre certains grands groupes ethniques
  • accrochages à répétition avec la police
  • mouvements de désobéissance civile, rébellion ouverte
  • terrorisme
  • les gens déménagent afin de vivre auprès de ceux qui leur ressemblent le plus.

Exemples : la Géorgie et le Pakistan, où les zones à forte concentration de minorités ethniques ont eu recours à la force afin de se donner une indépendance de fait, sinon de droit.
Années 2040 – niveau de conflit ethnique prévu en France : 120

  • la plupart des organisations politiques et des lobbies ont un ancrage ethnique
  • les conflits ethniques sont plus importants que les autres conflits sociaux
  • les violences ethniques dominent la vie politique
  • guérillas larvées dans certaines zones géographiques
  • « la valise ou le cercueil »

Exemples : le Liban et l’Afrique du Sud.
Années 2060 – niveau de conflit ethnique prévu en France : 160

  • presque toutes les associations publiques ont une tonalité ethnique
  • les rivalités ethniques dominent la politique nationale
  • des conflits ethniques violents et prolongés consument une grande partie du pays
  • guerres civiles ou guerres séparatistes
  • déportation forcée de populations
  • purification ethnique
  • un grand nombre de réfugiés.

Exemples : le Rwanda et la Somalie.
Si les Français de souche deviennent minoritaires avant 2050, alors l’évolution sera un peu plus rapide. Si ce cap n’est franchi qu’après 2050, l’évolution sera un peu plus lente. Le scénario décrit ci-dessus est le scénario médian, le plus probable.
Cette anticipation n’a pas valeur de certitude. La corrélation détectée par Tatu Vanhanen entre hétérogénéité ethnique (ou raciale, un mot en passe de devenir tabou) et conflit ethnique (phénomène social) n’est pas parfaite. L’aspect purement ethnique explique un peu plus de la moitié des différences de violence entre pays. Le reste est dû à l’organisation sociale.
Afin d’aller plus loin, Tatu Vanhanen analyse la situtation des pays qui connaissent moins de conflits ethniques que prévu. Il leur trouve un point commun : dans certains pays totalitaires, le pouvoir est suffisamment fort pour tuer dans l’œuf les revendications ethniques, et imposer (par la force) la paix entre communautés. Vanhanen donne trois exemples : le sultanat de Brunei, l’émirat du Qatar, et les Émirats Arabes Unis.
En conclusion, il est prévisible que la France de 2020 ressemblera à la Géorgie d’aujourd’hui, la France de 2040 au Liban, et la France de 2060 au Rwanda. Sauf si notre pays devient une dictature.
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Extrait du tableau : l’Europe (tableau complet dans l’article)

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