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Les actes de délinquance, les dégradations ou les heurts avec la police, qui sont devenues quotidiennes dans les grandes agglomérations et leurs banlieues, se propagent dans les villes moyennes et les zones rurales. Pour Vanick Berbérian, président de l’Association des maires ruraux de France, ces faits «sont cependant sans grande gravité» et peuvent s’expliquer par des «transferts de populations» des zones urbaines vers les territoires ruraux.

Les incidents se multiplient dans des communes moins connues que celles de la banlieue parisienne comme à Firminy, Louviers ou Vitry-le-françois. Incendies de voitures et de poubelles, harcèlement contre la police, échauffourées et amorces d’émeutes : les symptômes de la violence urbaine étreignant les cités sensibles d’Ile-de-France ne sont-ils pas en train de gangrener la province. Jusque-là réputées pour leur relative tranquillité, certaines agglomérations se retrouvent depuis quelques années plus régulièrement sous le feu des médias. (…)
Dans la Marne, la gendarmerie a relevé dans la seule commune de Vitry-le-François plus d’une centaine de véhicules dégradés en un an. Une flambée inédite et liée au meurtre d’un jeune homme, en juin 2008, sur fond de trafic de drogue. «On voit apparaître la notion d’organisation des groupes qui opèrent. Très rapidement, ils sont en possession de battes de base-ball, sont cagoulés (…) et très rapidement en possession de jerrycans d’essence», avait-on alors expliqué au parquet de Châlons-en-Champagne. Des méthodes de guérilla rodées depuis des années en Seine-Saint-Denis, les Yvelines ou l’Essonne.
«De plus en plus de communes sont concernées. Les émeutes se banalisent. Elles ne sont d’ailleurs plus seulement liées à des interventions policières mais aussi à des dates de fête comme le 31 décembre», affirme le sociologue Sebastian Roché. (…)
Vanick Berbérian, président de l’Association des maires ruraux de France, impute ce phénomène aux transferts de populations des zones urbaines vers les territoires ruraux. Ces dernières répercuteraient leurs anciennes habitudes dans ce décor jusque-là épargné. Et ce dans un contexte peu adapté, sans structures d’encadrement pour les nouveaux arrivants. «Au fond, il y a des points communs entre les zones urbaines sensibles et les territoires ruraux isolés : accès restreint aux services de santé, difficulté du maintien des services publics…».
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