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Les gendarmes mobiles ont identifié leurs adversaires dans les émeutes qui surviennent périodiquement ou qui pourraient survenir à la faveur d’une crise : des jeunes de 13 à 25 ans équipés de façon légère et peu structurés, agissant souvent de nuit, «en réaction à un événement qui a perturbé la cité». Il s’agit, en langage officiel, de l’adversaire «périurbain».

Alors que Nicolas Sarkozy a, de nouveau, mis l’accent sur les bandes et la banlieue, les 123 escadrons de gendarmes mobiles viennent se forment, à tour de rôle, aux techniques de combats de rue au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG), à Saint-Astier, sur un domaine militaire de 140 hectares.
La gendarmerie recense tous les épisodes de violence urbaine, depuis les premiers affrontements, dans le quartier de la Grappinière, à Vaux-en-Velin en 1979, jusqu’aux échauffourées de février avec des jeunes de Guadeloupe, la nuit, en passant par les événements de novembre 2005, de Villiers-le-Bel en novembre 2007. (…)
Mais ce qui inquiète les gendarmes, comme la police plus souvent encore en première ligne dans les quartiers sensibles, c’est l’utilisation depuis 2005 d’armes à feu (fusils de chasse ou pistolets à grenaille) contre les forces de l’ordre. Les affrontements sont devenus de plus en plus violents en même temps que la consigne a été passée d’interpeller le plus grand nombre d’émeutiers.
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