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Les gouvernements de Droite et de Gauche se sont succédés au pouvoir depuis des années. Les résultats de leurs politiques sur l’emploi peuvent se résumer sans équivoque en deux thèmes majeurs : chiffres sous-estimés, et flexibilisation.

Les chiffres sont sous-estimés, car les politiques n’arrivent pas à réduire le chômage ; le voudraient-ils qu’ils en seraient bien incapables!
Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ont ouvert nos frontières à la concurrence internationale, sans aucun garde-fou. Alors pour cacher la misère, ils ont décidé de réduire les chiffres du chômage, en radiant, et en réorganisant les catégories de chômeurs.

L’« employabilité des travailleurs a été assouplie » (cela s’appelle aussi « flexibilisation » dans le langage aseptisé des technocrates qui nous manipulent) ; tous ont œuvré à « flexibiliser » plus le marché de l’emploi. Flexibiliser, cela veut dire pour les employeurs plus de facilité à licencier, en leur coûtant moins cher.
Depuis quelques mois, l’arme suprême, appelée aussi rupture conventionnelle, permet de licencier, par le biais d’un accord à l’amiable, avec le salarié, qui part soulagé, car il a droit grâce à ce dispositif, à ses indemnités et au chômage.
Une loi sur mesure, votée par les politicards aux ordres de ceux qui les ont fait élire, pour socialiser les coûts (ici les licenciements). La même méthode que les Banquiers qui appellent à l’aide quand rien ne va plus, mais qui engrangent les profits quand tout va bien.
Quelques chiffres ci-dessous pour illustrer l’effet au quotidien de la crise sur la situation des salariés en France. Ils peuvent se résumer ainsi:
– l’industrie est le secteur le plus touché,
– face à la baisse d’activité ont licencie d’abord les contrats précaires ; les jeunes sont les plus concernés : les CDD, les Intérims, les contrats de qualification, de professionnalisation…
– Une fois les contrats précaires évacués, il va falloir évacuer les CDI… ; mais là on n’impacte plus que des jeunes, mais surtout des parents, soutiens de famille. Les contraintes légales sont donc plus fortes. Et l’opposition sera plus structurée, plus féroce aussi.
– Là où ce n’est pas encore possible on choisit le chômage partiel.
– Quand les salariés refusent les plans sociaux, ils séquestrent leurs dirigeants…
– Plutôt que d’envisager des licenciements économiques, onéreux et longs à mettre en œuvre, car nécessitant consultation des Comités d’entreprises, avec des risques de contestations par ceux-ci, on privilégie les pressions individuelles, et la rupture conventionnelle citée plus haut.
Bref, faute de pouvoir politique pour arbitrer et préserver l’intérêt général, le pouvoir économique fait la loi, et continue d’écrire l’Histoire.
Le reste en graphiques…

L’Espagne est la plus touchée par le chômage, du fait de ses choix d’endettement à l’Anglo-Saxonne

Sans oublier les derniers chiffres de l’augmentation du chômage en France:

+ 90 000 en janvier 2009
+ 80 000 en février
+ 64 000 en mars

Soit + 22 % sur un an !!!

Les chiffres ci-dessus datent du mois de janvier;
à fin mars, on dénombre officiellement 3.696.100 chômeurs (inclus DOM TOM)

Les jeunes hommes sont les plus touchés, du fait de leurs contrats précaires : CDD, intérim, etc.


Certaines régions licencient plus que d’autres, en tout cas, plus rapidement…


En France, en 2008, les Services représentaient 47 % des emplois. L’industrie souffre, à cause de la chute de « consommation »… et du manque de prêts de la part des banques pour continuer à investir.

Les entrées (perte d’emploi) au chômage augmentent fortement. Et les sorties baissent aussi (sorties = emploi retrouvé). La flexibilité fait supporter les coûts à la collectivité… En revanche, rien sur la répartition des profits lorsque tout va bien


Les fins de CDD et d’intérims pèsent
pour 75 % des nouvelles entrées au chômage.


Intérimaires : les premiers jetés dehors !

Dans le même temps, le recours aux licenciements économiques chute fortement ! Remercions les politiciens aux ordres qui font les lois, ou oublient de les faire appliquer.

La crise n’en a pas fini d’impacter les travailleurs. Les semaines qui viennent vont voir les CDI commencer à être frappés. Et la grogne augmenter?
À toute chose malheur est bon ! Si cela peut faire ouvrir les yeux aux cocus qui ont fait confiance à la Gauche Mondialiste ou à la Droite Libérale.
Car ce qui les touche n’est pas une fatalité, c’est la conséquence de la Mondialisation Libérale, et de son alliée, le Capitalisme Financier : l’un comme l’autre demandent des profits rapides et nombreux (souvent supérieurs à 15 %), incompatibles avec le Capitalisme productif, seul créateur d’emploi et de richesses (mais qui ne rapporte que 4 à 5 % dans les meilleurs des cas).
Cette dégradation provient de l’ouverture sans limites de nos économies, et de leur mise en concurrence avec des pays sans protection sociale qui produisent toujours moins cher.
En Europe, si nous ne prenons pas garde, les ouvriers subiront bientôt le même sort que les employés de l’automobile aux États-Unis à qui l’on demande des baisses de salaires, et la remise en cause de leurs avantages sociaux. Et s’ils refusent, on délocalisera, ou l’on fera appel à de la main-d’oeuvre moins coûteuse ?
À moins que les Européens ne retrouvent le goût de se défendre et de se battre pour leur avenir, trop souvent laissé entre des mains et des intérêts qui leur sont étrangers !


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