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En dénonçant les emplois fermés aux étrangers, la Halde va-t-elle se faire le fossoyeur d’une idée vieille comme l’humanité, la citoyenneté ?

Dans une France qui a aboli la conscription, où les naturalisations et autres doubles nationalités s’obtiennent facilement – et même automatiquement pour certains – et où nombreux sont ceux qui appellent au vote des étrangers, la citoyenneté a-t-elle encore un sens ?
Ne faire aucune distinction entre un Français et un étranger, c’est dire : nous sommes tous égaux, tels que nous sommes. Conséquence ? Il devient inutile de s’intégrer – ne parlons même pas d’assimilation. Selon ce schéma, chaque nouvel arrivant en France se verrait ouvrir toutes les portes, sans jamais qu’il lui soit demandé de franchir des étapes – symboliques ou non – qui marqueraient son entrée dans la communauté nationale.
Certains ne feraient même plus l’effort de demander la naturalisation. Et demain ? Ils n’apprendront plus la langue – dont l’usage serait jugée discriminatoire dans les administrations ?
La citoyenneté est par essence discriminatoire. Elle permet de classer les individus sur un territoire donné en deux camps : les nationaux et les étrangers. Les premiers ont des droits supérieurs aux seconds. Rien n’empêche les seconds de chercher à s’intégrer et à devenir français.
La citoyenneté découle de la souveraineté des Etats. La vider de sa substance, c’est affaiblir la souveraineté de l’Etat. Est-ce le dessein ultime de la Halde ? (lire l’article complet) (via Xavier)


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