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C’est au neuvième siècle, après leur christianisation par Byzance, que les Serbes commencèrent à fêter Noël. Le rituel de célébration est un mélange des principes orthodoxes et des traditions populaires. Ainsi, la veille de Noël, qui revêt un caractère tout aussi important que le jour même, est principalement marquée par le jeûne.
La fin du carême est marqué le jour de Noël par un repas festif regroupant toute la famille. Le repas est constitué principalement d’un cochon de lait grillé, symbolisant un sacrifice au Dieu dont l’origine remonte à l’époque pré-chrétienne, et d’une galette de pain contenant une pièce. Lors du repas, les morceaux de la galette sont coupés à la main et celui qui reçoit la part contenant la pièce aura une année heureuse. La galette est également un symbole de sacrifice à Dieu, qui remonte à l’Ancien Testament.
La veille de Noël, le matin très tôt, le père de famille part chercher le “badnjak” (rameaux de jeune chêne) qu’il laisse devant l’entrée jusqu’au soir. Lors du coucher du soleil, le badnjak est introduit dans la maison, et posé sous la table (sur laquelle aura lieu le repas) avec de la paille. Le dîner est composé de galette, de poisson cuit à l’huile, de miel, de vin, de fruits secs et d’haricots. La nourriture ne doit pas être consommée entièrement.
On souhaite Noël en disant “Le Christ est né !” ou “Joyeux Noël !”, en réponse on reçoit “Il est né !” ou “Que Noël t’apporte du bonheur !”.
Le repas de Noël commence après le retour de l’église. Le père de famille allume un cierge et fait le signe de croix, bénit le repas, récite le “notre père” et coupe le gâteau de Noël.


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