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La société française change rapidement. De nouveaux comportements apparaissent, de nouveaux problèmes surgissent. Mais tout cela, nous répète-t-on inlassablement, n’a absolument rien à voir avec l’immigration, puisque ce sont généralement des citoyennes françaises ou des «jeunes filles ayant vocation à le devenir» qui sont concernées. A l’occasion de la “Journée internationale contre les violences faites aux femmes“, la mairie de Paris va présenter mercredi un guide de prévention des mariages forcés, destiné aux maires, aux élus et aux agents de l’Etat civil qui les assistent.

«Ce guide que nous éditons à 2.000 exemplaires est notamment destiné aux élus qui peuvent être en première ligne face aux mariages forcés», a déclaré mardi à l’AP Fatima Lalem, adjointe chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes.

«C’est la première fois qu’une collectivité réalise un tel outil spécifique sur les mariages forcés où des repères juridiques et opérationnels sont présentés de façon pédagogique», s’est-elle félicité. «Il a pour but d’informer les élus sur la conduite à tenir avant la célébration du mariage, lors du dépôt de dossier, au cours de la cérémonie, avec la possibilité de saisir le procureur, et également après, avec éventuellement l’obtention de la nullité». (AFP)

Ce phénomène est en progression. Selon le GAMS (Groupe pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles), on évalue aujourd’hui, en France, à plus de 70 000 le nombre d’adolescentes de 10 à 18 ans, menacées, toutes communautés confondues. Ces jeunes filles sont essentiellement domiciliées en Ile-de-France et dans six départements (Nord, Oise, Seine-Maritime, Eure, Rhône, Bouches-du-Rhône).

La Ville de Paris lutte depuis quatre ans, en partenariat avec des associations telles que le Planning Familial, le GAMS, Ni Putes Ni Soumises, Fatoumata pour l’émancipation de la femme et Citoyennes des deux rives contre ce phénomène. De plus, depuis 2004, la Ville renforce son action en assurant une formation auprès des travailleurs sociaux sur cette question : 70 agents sont déjà formés. Un site internet a également été ouvert récemment.

En 2007, tous les trois jours, une femme est morte de violence conjugale.
En 2005-2006, 130 000 femmes ont été violées. Plus de 65% des victimes de violence au travail sont des femmes. On a recensé 70 000 femmes menacées de mariages forcés en 2005-2006.
On estime que seulement 2% des femmes victimes de violence portent plainte. (source)


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