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Véritable vendredi noir dans le domaine économique : non seulement la Bourse a baissé de 3,5 % (après avoir atteint – 10 % pendant la séance), mais de grands groupes industriels ont en outre annoncé des mesures de baisse de production, ce qui risque d’accroître le chômage. On peut dès lors s’interroger sur la pertinence et l’efficacité des gesticulations de Nicolas Sarkozy.

Ainsi, Renault a décidé d’arrêter la production de plusieurs de ses usines pendant une à deux semaines en France et pour quelques journées sur certains sites à l’étranger.

La quasi totalité des sites de production de PSA Peugeot Citroën en Europe sera concernée par des mesures de chômage partiel au 4e trimestre pour réduire la production de 30% par rapport au programme prévu. De 2 à 16 journées chômées sont prévues selon les usines, réparties d’octobre à décembre.

Air France de son côté a annoncé qu’il lui « serait difficile de tenir ses engagements financiers » et n’a pas exclu jeudi une baisse de ses effectifs dans les années à venir, tablant désormais sur une stagnation de son offre.

Dans le secteur immobilier, le nombre de crédits, et donc d’achats de biens, s’est effondré avec une baisse de 26,3 % au 3e trimestre 2008, comparé au même trimestre 2007. “La baisse des ventes au troisième trimestre devrait être comprise entre -40% et -55% par rapport au trimestre correspondant de 2007”, indique Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC).

Le nombre de mises en chantier de logements devrait donc se situer cette année aux alentours de 360.000 (435.000 en 2007) alors que le président Sarkozy s’est fixé un objectif de 500.000 par an, niveau jugé nécessaire par les experts pour répondre aux besoins.

Tout ceci ne prend en compte que les annonces des grands groupes. Mais il faut savoir que ceux-ci font appel à des milliers de sous-traitants, qui sont des PME et qui elles aussi sont touchées de plein fouet. Autrement dit, les problèmes économiques à venir excèdent largement l’inventaire (partiel) ci-dessus.

Enfin, il ne faudra pas compter sur nos voisins pour nous aider à repartir, car leur situation n’est pas meilleure que la nôtre. Ainsi, en Grande-Bretagne, le PIB a reculé de 0,5 % au troisième trimestre, une baisse supérieure aux estimations des économistes. C’est la première fois depuis 1992 que l’activité économique se contracte, et les prévisions tablent sur une récession de 1 % pour 2009 dans ce pays (soit une baisse du PIB de 1 % l’année prochaine).

Source 1 ,2, 3, 4.


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