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Extrait du livre de Laurent Lagartempe, «Histoire des Barbaresques»

« L’islamisme arabe, flambeur de richesses et d’empires, manifeste une étonnante disposition à s’installer dans le sous-développement une fois que tout a été flambé. Au 9e siècle, les anciennes provinces d’empires avaient déjà viré de la prospérité au sous-développement : l’ordre et la sécurité n’étaient pas revenus, l’activité productive s’était affaissée, l’économie ne reposait déjà plus que sur le commerce, l’esclavage et le brigandage.

Dès cette époque, la Perse, la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine, l’Egypte étaient dans un état proche de celui où les a trouvés Napoléon à la fin du 18e siècle. Ces pays autrefois si prospères étaient devenus médiocres et n’allaient plus cesser de l’être (…) Lorsqu’une classe dirigeante exogène prend l’habitude de vivre en premier lieu sur le butin (fey) du pays conquis, puis, lorsque le butin se fait rare, sur le racket (dhimmitude) de la classe laborieuse, le processus de paupérisation est inexorablement engagé.

Il aurait fallu pour remonter la pente l’inverse de ce que véhiculent la mentalité bédouine et le fatalisme coranique. En Islam, le négoce est affecté d’un fort coefficient de valeur morale, mais pas le travail productif. Vivre de commissions prélevées sur l’échange (bakchich) est honorable, mais pas « gagner son pain à la sueur de son front », et le travail manuel, méprisé, est considéré comme étant le lot des seuls esclaves. (lire la suite)


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