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Une longue interview dont nous extrayons les deux passages marquants suivants :

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finkie.jpegDire que les enfants sont tellement fragiles qu’on risque de les traumatiser, c’est nous parler d’une enfance qui n’existe plus. Le jeune habitant de la vidéosphère, ce n’est pas l’enfant fragile, c’est l’enfant blasé, l’enfant que les Guignols invitent sans cesse à rire de tout et que ses écrans plongent dans l’hémoglobine. Il n’est pas trop sensible mais gavé, repu d’images violentes. Rien ne l’étonne. Sera-t-il capable de percevoir ce que la Shoah a de singulier et d’élever ce malheur au-dessus du film ininterrompu de l’actualité, du cinéma d’épouvante et des videogames ? C’est désormais la question.

finkie.jpegNicolas Sarkozy s’est trompé d’époque. Le temps est révolu où la mémoire de la Shoah protégeait les Juifs de l’antisémitisme. Aujourd’hui, elle les y expose. Plus on en parle et plus ça énerve. (…) Le premier impératif politique, c’est “Connais ton ennemi.” Et l’ennemi contemporain n’est pas l’idéologie raciste mais l’idéologie victimaire. D’autres descendants de victimes réclament leur dû, d’autres communautés exigent leur part de Shoah. Le geste de Sarkozy apparaît aux Indigènes de la République, aux héritiers des esclaves, aux ex-colonisés et aux défenseurs de la cause palestinienne, comme un cadeau supplémentaire à ceux qui sont déjà les chouchous de la mémoire. “Trop, c’est trop”, disent-ils de plus en plus fort.

Le reste de l’interview est de haute tenue.


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