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Ce qui a commencé par un acte de candidature dans un grand manteau noir, à Springfield, Illinois, la ville de Lincoln ; ce qui a pris son essor sur les Grandes Plaines, a fait fondre les neiges de l’Iowa ; ce qui a enflé dans la Caroline, la Géorgie, le Missouri, l’Idaho, et pris la dimension d’un grand soulèvement collectif de l’Amérique retrouvée, races et âges mélangés, mamies blanches, mamies noires, syndicalistes, rappeurs, gauche caviar… Eh bien ! ce vaste mouvement en a quand même laissé quelques-uns sur le bord de la route. Ouf !

Rien n’est plus embarrassant dans ce pays, qui se targue d’individualisme, que ces grands moments de ferveur collective (à part, bien sûr, le Superbowl de football), où tout esprit critique semble être suspendu, au profit d’un emballement général. Un blogueur comparait l’autre jour le phénomène Obama avec le rouleau compresseur politico-médiatique qui a abouti à la guerre en Irak. Loin de nous pareille idée. Si aveuglement il y a, ce n’est qu’au sujet de la couleur, celle de la race transcendée. Mais les médias donnent la même impression d’inéluctabilité, en effet, comme s’ils connaissaient la fin du film avant qu’il se soit déroulé.

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(Merci à Denis)


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