Zimbabwe : Anniversaire à 1M$ pour Mugabe dans un pays en ruine

Robert Mugabe célèbre ses 88 ans ce mardi. Ses partisans ont collecté l’équivalent d’un million de dollars pour lui offrir une fête somptueuse. Une somme jugée indécente par de nombreuses voix au Zimbabwe, où tout manque.

Le Mail and Guardian (Afrique du Sud) détaille le programme prévu dans la capitale du Zimbabwe: « un gâteau d’anniversaire géant, un repas composé de trois plats, mais aussi un gala avec de nombreux artistes, un concours de beauté ‘Miss Mouvement du 21 février’ et un tournoi de football surnommé la ‘Bob 88 Super Cup’ ». Bob comme Robert, 88 comme le nombre de bougies qu’il va souffler ce mardi 21 février.

Une dépense jugée indécente par de nombreux opposants zimbabwéens, alors que « la nourriture manque, les écoles n’ont plus de livres, et la typhoïde progresse », note le Guardian britannique. [...]

L’Express – 21/02/2012

Zimbabwe : Robert Mugabe menace la Suisse

Privé de visa helvétique pour une partie de sa délégation attendue à Genève, le président zimbabwéen Mugabe menace de s’en prendre aux entreprises suisses installées sur son sol. Décryptage d’une offensive anti-occidentale.

Robert Mugabe est en colère contre la Suisse. Motif: la Confédération n’a pas accordé de visa à une partie de la délégation du Zimbabwe attendue à Telecom World – une conférence de l’Union internationale des télécommunications (UIT) qui vient de se tenir à Genève – dont son épouse, le ministre des Affaires étrangères ou le ministre des Télécommunications.

Maintenant, ils (les Suisses, NDLR) montrent qu’ils sont vicieux et nous leur rendrons la pareille, car ils ont leurs propriétés ici. Nous ne sommes pas sans moyens pour rendre la pareille », menace le président zimbabwéen.

Le Président zimbabwéen Robert MugabeLe Président zimbabwéen Robert Mugabe

[...] Selon le DFAE, 284 Suisses dont 120 double-nationaux résidaient au Zimbabwe à la fin de l’année dernière. Le ministère précise qu’à sa connaissance, sept entreprises suisses sont présentes dans l’ancienne Rhodésie du Sud, dont Robert Mugabe a obtenu l’indépendance en 1980 avec son parti, le Zimbabwe African National Union.[...]

[...] L’année dernière, Nestlé Zimbabwe, comme d’autres multinationales, a été sommée de céder 51% de ses sociétés établies au Zimbabwe, au nom d’une politique d’indigénisation de l’économie.[...] Robert Mugabe cherche-t-il ainsi à accélérer une éventuelle nationalisation de l’usine Nestlé ? [...]

[...] Grand connaisseur du continent africain qu’il a sillonné comme journaliste, Stephen Smith met en doute cette politique d’indigénisation :

Cette politique d’indigénisation est l’équivalent de l’invasion des terres des fermiers blancs lancée en 2000. Mais elle se heurte à des questions pratiques encore plus aigües qu’avec les fermes : comment les faire tourner [les entreprises occidentales, NDLR] sans les anciens propriétaires ?

Reste que depuis l’expropriation des fermiers blancs et des réactions ulcérées des pays occidentaux, Robert Mugabe se montre de plus en plus intraitable à leur égard [...] Le procureur général du Zimbabwe vient d’ailleurs d’annoncer qu’il envisage de porter plainte contre l’Union Européenne pour les sanctions adoptées à l’encontre de son pays.[...]

[...] Toujours considéré comme un libérateur et un résistant aux anciennes puissances coloniales par ses pairs africains, Robert Mugabe profite aussi de l’attrait économique croissant pour l’ensemble du continent :

Nous allons nous détourner de l’Ouest où le soleil se couche pour nous tourner vers l’Est ou le soleil se lève. » (Robert Mugabe)

[...] S’il a une possibilité de nationaliser les entreprises occidentales pour offrir le même créneau à un partenaire plus complaisant, il n’hésitera sans doute pas d’après Stephen Smith.

swissinfo.ch – 04/11/2011

Zimbabwe : expropriation unilatérale de Nestlé

La filiale de Nestlé au Zimbabwe doit être expropriée de 51% de son capital et céder la part à des indigènes, selon la loi zimbabwéenne sur l’indigénisation. Douze autres multinationales, ayant une entité basée dans le pays, dont British American Tobacco et la Barclays Bank, sont concernées.

Cette loi, entrée en vigueur en mars 2010, exige que toute entreprise détenue par des étrangers, ayant au moins 500.000 dollars (453.000 francs) d’actifs, cède 51% de ses parts à des zimbabwéens indigènes (noirs).

Les multinationales ont jusqu’à fin septembre pour s’y conformer sous peine de subir une procédure pour faire annuler leurs licences, ouverte par le ministère en charge du dossier.

Nestlé Zimbabwe a proposé un plan relatif à l’indigénisation en novembre 2010», a expliqué Nina Caren Backes, porte-parole du groupe alimentaire suisse.

L’AGEFI

(Merci à Dina)

En Afrique du Sud, les Zimbabwéens se battent pour ne pas être expulsés

Alors que le taux de chômage atteint 25% en Afrique du Sud, les autorités se voient reprocher d’avoir autorisé des centaines de milliers de Zimbabwéens à venir chercher du travail dans les grandes villes sud-africaines lorsque le pays dirigé par Robert Mugabe a sombré dans le chaos.


(…) L’Afrique du Sud a demandé à l’ensemble des immigrés du Zimbabwe de solliciter un permis de séjour avant l’échéance du 31 au soir, qui, a-t-elle assuré, ne sera pas prorogée. « Après ils seront mis définitivement dehors », a déclaré Dlamini Zuma lors de son inspection, annonçant une traque des « clandestins ».

Bon nombre de ceux-ci ont préféré anticiper cette chasse à l’homme en rentrant volontairement, mais à contrecoeur, dans leur pays, où la majorité des habitants gagnent moins d’un dollar par jour et où le PIB par tête d’habitant est inférieur de 95% à celui de l’Afrique du Sud. Un exode qui s’accentue évidemment à l’approche du 1er janvier.

La  Tribune

(Merci à Wisewhite)

Le 24 novembre au cinéma : « Mugabé et l’Africain blanc »

Film documentaire, 2009 90’, anglais sous-titré en français

http://www.dailymotion.com/video/xc7ech

Nous sommes au Zimbabwe. L’arrivée de Robert Mugabe au pouvoir dans les années 1980 avait suscité beaucoup d’espoir : un quart de siècle plus tard, son régime est devenu un cauchemar conduisant plusieurs millions de Zimbabwéens à la famine et la majorité de la population à vivre avec moins d’un dollar par jour. Il a entre autres imposé par la violence une réforme agraire expropriant exclusivement les fermiers blancs. La plupart d’entre eux ont fui, sous la menace d’une milice meurtrière. Les fermes ne sont pas redistribuées aux paysans mais données à la clique gouvernementale, qui laisse les terres en friche. Le chaos et la famine règnent dans un pays sans espoir, sans justice et sans loi, tandis que paradent dans des voitures coûteuses les amis et hommes de main du président.

L’un des derniers fermiers à résister, avec sa famille, est le vieux Mike Campbell qui se définit comme un Africain blanc. Il décide d’attaquer le président Mugabe devant le tribunal international de la SADC (Communauté de développement sud-africain) qui siège en Namibie : s’il gagne, toutes les expropriations de Mugabe deviendront illégales.

Ligue des Droits de l’Homme

Réalisation : Lucy Bailey et Andrew Thompson

Distribution : Pretty Pictures

Au cinéma le 24 novembre

(Merci à Profrance)

Mugabe défend la « loi d’indigénisation » en faveur des « Zimbabwéens de souche »

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe a défendu samedi une loi qui prévoit le transfert de 51% du capital des entreprises étrangères à des Zimbabwéens de souche. Lors d’une fête pour ses 86 ans, le vieux dirigeant a estimé que cette loi vise à augmenter la participation des nationaux dans l’économie du pays.

Suite

Le Japon croule sous une dette monstrueuse

Le Japon croule sous une des dettes les plus élevées du monde, emprunte plus qu’il ne gagne et refuse d’envisager de nouvelles sources de revenus: ce qui, pour un particulier, mènerait à la saisie et l’interdiction bancaire n’attire à l’État japonais que des sermons vite oubliés.

Alors que la situation budgétaire de la Grèce, du Mexique ou de Dubaï agitent ces dernières semaines les marchés mondiaux, le Japon, malgré des finances publiques dans un état tout aussi désastreux sur le papier, ne semble inquiéter ni les investisseurs, ni les agences de notation.

Pour la première fois depuis 1946, le Japon va émettre plus de dette qu’il ne percevra d’impôts lors de l’année budgétaire 2009-2010, qui s’achève fin mars. Selon l’OCDE, qui admoneste régulièrement Tokyo à ce sujet, son déficit budgétaire dépassera les 10% du produit intérieur brut l’an prochain. Sa dette publique flambera à 204% du PIB: en la matière, seul le Zimbabwe fait pire.

Suite et commentaires sur Fortune

La réforme agraire, « une obsession sud-africaine »

L’Afrique du Sud sera-t-elle le prochain Zimbabwe ? La question lancinante n’était pour le moment qu’une angoisse de fermiers blancs sud-africains, paniqués par le vent de réforme qui touche aussi leur pays. Aujourd’hui, c’est le gouvernement qui brandit la menace.

« Oui nous sommes obsédés, réellement. Il y a des gens ici qui parlent sérieusement de justice et de réparation, et à un certain moment, on va se rendre compte qu’il y a là une vaste place pour une polarisation de la société sud-africaine. On a vu ça arriver ailleurs. Juste à côté de chez nous », a lancé début novembre Gugile Nkwinti, ministre du développement rural et de la réforme agraire.

Pour lui, faire de la réforme une « obsession » est le meilleur moyen d’éviter le « land grab » et le chaos qui a ravagé l’économie zimbabwéenne. Alors il veut faire vite et mieux.

suite

Un site intéressant sur la situation catastrophique des Boers en Afrique du sud.
(Merci à Erwinn)

Patrick Lozès dénonce le racisme anti-blanc… au Zimbabwe

Extrait du blog de Patrick lozes, du CRAN.
Robert Mugabe, le scandaleux président du Zimbabwe s’est rappelé à notre souvenir en déclarant devant les jeunes de son parti à propos des Britanniques et des Américains « Nous n’avons pas invité ces sales blancs ».

Ce propos raciste n’est hélas pas son premier, et il intervient cette fois-ci, à la veille de la visite d’une délégation européenne dirigée par Karel De Gucht, le commissaire européen qui doit rencontrer Mugabe et son ex-opposant Morgan Tsvangirai, devenu Premier ministre après un accord de partage du pouvoir conclu sous la pression internationale à la suite de la parodie d’élection d’il y a un an. C’est la première fois que l’Union européenne va revenir dans ce pays depuis les santions prises contre le Zimbabwe en 2002. L’Union européenne refuse toujours de lever ces santions tant que les droits de l’Homme ne seront pas rétablis dans ce pays et tant que l’accord de partage du pouvoir n’aura pas été totalement appliqué.

Il faut repousser au loin tous les propos racistes d’où qu’ils viennent. En paraphrasant Martin Luther King, je tends toujours l’oreille quand j’entends « sale Blanc », car c’est de moi que l’on parle. Source (merci à 102)