Aux Etats-Unis, le « néoracisme » nourri par la recherche génétique (maj)

[Maj 16 février 11h 44]

[extraits] Le retour du racisme en science? Devant le développement fulgurant de la génomique ces dernières années, notamment en médecine personnalisée, et son éventuelle utilisation à plus large échelle, des chercheurs s’inquiètent de la réapparition d’un certain racisme scientifique.

« Tout système de croyances qui chercherait à distinguer les gens sur une base génétique, sur des différences physiques ou des caractéristiques intellectuelles est tout simplement inadmissible dans la société humaine », a affirmé Nina Jablonsky, chercheuse en anthropologie à l’Université d’état de la Pennsylvanie.

« Notre espèce s’est définie depuis des millénaires par un brassage de gens et d’idées. Proposer de nouvelles raisons de diviser les gens est ignoble », a-t-elle conclu.

Selon Jennifer Eberhardt, chercheuse en psychologue à Stanford, les Afro-Américains seraient victimes d’une forme, pour le moins sournoise, de racisme.

Dans une première expérience, la présentation de visages afro-américains, à un rythme indétectable par des sujets blancs et noirs, rendait plus facile l’identification par la suite d’images de singes. Un plus grand nombre d’images de singes était nécessaire pour les identifier si aucun visage de Noirs ne leur était proposé.

Le rappel de cette association — Noirs et singes — aux participants, sans qu’ils en soient conscients, les rendait aussi plus susceptibles d’endosser la violence contre les Afro-Américains.

De même, l’association de mots tels que « chimpanzé » et « gorille » et de vidéos présentant un policier procédant à l’arrestation d’un suspect pouvait laissait penser aux sujets que ce dernier était d’origine afro-américaine. Et si ces mots leur avaient été également présentés, ils étaient plus enclins à croire que l’utilisation de la force par le policier était justifiée.

Dans une analyse de reportages journalistiques, la chercheuse a également découvert que les nouvelles rapportant des crimes commis par des Noirs faisaient l’usage deux fois plus fréquemment de mots issus du monde animal (animal, barbare, etc.) en comparaison à ceux revenant sur des méfaits commis par des Blancs.

Enfin, l’exposition à une image suggérant l’évolution humaine (voir ci-contre) lors de tests cognitifs affectait la performance des Noirs alors qu’elle n’avait aucun effet sur celle des sujets blancs. Cette image leur rappellerait combien leur statut en tant qu’humain est contesté, avance la chercheuse.

Dans chacune de ces études, tient-elle à préciser, les attitudes racistes des participants avaient été évaluées et leurs opinions sur les Noirs n’auraient pas influencées les résultats.

Cette association entre les Noirs et les singes s’avérait très marquée, même chez les jeunes, le résultat d’un conditionnement qui tire ses racines dans la représentation historique des Noirs, pense-t-elle.

Science Presse

———–  ci dessous article  du 16 février 00h35————

 Les avancées enregistrées ces dernières années dans la génétique ont permis, malgré elles, à de vieilles théories racistes de connaître un nouvel avènement, avertissent des scientifiques américains.

Plus inquiétant, selon eux, ce « néoracisme » est parfois le fait de chercheurs pour lesquels l’existence de races humaines ne fait aucun doute et permettrait même de dresser des profils biologiques, comportementaux et culturels.

« La génétique nous aide beaucoup à apporter une aide médicale au cas par cas », souligne Nina Jablonski, professeur d’anthropologie à l’université de Penn State, en Pennsylvanie, qui participe à la conférence annuelle de l’Association américaine pour les progrès scientifiques, à Chicago.

Mais, nuance-t-elle, la science peut aussi être « malmenée » et servir de caisse de résonance à la croyance selon laquelle la couleur de peau et l’origine ethnique prédisposent chacun de nous à accomplir plus ou moins bien telle ou telle tâche.

A titre d’exemple, la chercheuse cite de nouvelles études qui se prononcent pour que les enfants soient classés selon les capacités conférées par leur patrimoine génétique et placés dans des écoles spécialisées dans l’un ou l’autre domaine d’apprentissage.

« C’est quelque chose que nous avons connu par le passé et c’est extrêmement inquiétant », s’indigne-t-elle, citant la ségrégation raciale dans les écoles du Sud des Etats-Unis qui avait cours jusqu’à ce que la Cour suprême l’interdise en 1954.

« Les professionnels de l’éducation qui proposent cela se veulent bien intentionnés, mais c’est quelque chose qui pourrait facilement être déformé si c’était mis en place », met-elle en garde.

- Ségrégation dans les écoles

De nombreux chercheurs estiment que la couleur de peau n’est pas en soi un déterminant biologique, même si le patrimoine génétique influe sur la prédisposition à telle ou telle maladie, explique Joseph Graves, responsable de recherches à l’université de Caroline du Nord.

La recherche a ainsi montré que les noirs étaient ainsi plus enclins que les blancs à avoir un type sanguin qui les prédispose à la drépanocytose, une forme d’anémie qui protège contre le paludisme.

Bien qu’il ne remette pas en cause ces recherches, Joseph Graves pense qu’il serait faux de mettre les vastes différences entre blancs et noirs en matière de santé uniquement sur le compte des gènes.

« L’idée derrière cela c’est qu’avoir des ancêtres africains prédispose à plus de problèmes de santé et une mortalité plus élevée », a relevé M. Graves durant la conférence de Chicago. « C’est ce que j’appelle le +mythe de l’Africain génétiquement malade+ ».

En fait, pour expliquer pourquoi les noirs américains jouissent d’une moins bonne santé que leurs compatriotes blancs, les facteurs sociaux, comme les revenus par exemple, sont prépondérants, selon lui.

« L’opinion que se font les Américains de l’origine ethnique provient d’un amalgame entre les facteurs sociaux et biologiques », a-t-il ajouté. « Le néoracisme est en partie le résultat de cette confusion ».

Autre motif de préoccupation: les arbres généalogiques vendus sur internet.

Ils alimentent l’idée, fausse, que connaître l’origine ethnique de ses ancêtres permet de se faire une idée sur sa propre santé, explique Yolanda Moses, anthropologue à l’université de Californie. Et de s’inquiéter de la formidable expansion des banques de données d’ADN qui comprennent le profil génétique des personnes arrêtées par la police.

« La génétique a un énorme impact sur les relations entre les différentes communautés ethniques et le système pénal », pense-t-elle.

AFP

(Merci à James)

Interview de Edward Snowden : Sa vie, la NSA, Obama, les USA, l’Allemagne… (vidéo)

Merci à la personne, à l’équipe ou au site qui a réalisé les sous-titres et dont je n’ai pas trouvé la source pour les citer.


lien direct de la vidéo sur : VK
source : German Television Channel NDR – 26 01 2014

Une diplomate américaine : « Que l’UE aille se faire foutre ! » (vidéo)

La secrétaire d’Etat adjointe américaine pour l’Europe, Victoria Nuland, a dû présenter ses excuses jeudi 6 janvier à Bruxelles pour des propos fort peu diplomatiques sur la crise ukrainienne. Un dérapage relevé dans une conversation téléphonique mise en ligne sur YouTube jeudi.


La diplomate, dont la voix est très clairement identifiable, s’entretient avec un homme qui est certainement l’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Geoffrey Pyatt. La discussion, qui semble avoir été enregistrée à l’insu des protagonistes et a été très largement relayée sur Twitter, n’est pas datée

Evoquant un renforcement de l’unité des opposants, la secrétaire d’Etat adjointe plaide pour que les Nations unies soient impliquées dans la recherche d’une solution à la crise ukrainienne. Et se lâche au passage contre l’Union européenne. « Ce serait bien je pense de contribuer à rassembler, et d’amener l’ONU à contribuer à ce rassemblement et puis tu sais, que l’UE aille se faire foutre ! », dit-elle [séquence commençant à 2 min 57 s]. « Absolument, lui répond l’ambassadeur Pyatt. Et je pense que nous devons faire quelque chose pour maintenir cette cohésion, parce que tu peux être sûre que si cela ne prend pas, les Russes s’activeront en coulisse pour le torpiller. »

(…) Le Monde

Aux Etats-Unis, la SNCF risque de perdre un contrat pour son rôle dans la Shoah

Deux élus du Maryland, dans l’est des Etats-Unis, ont annoncé mardi 4 février un projet de loi restreignant l’accès de la SNCF aux marchés publics, tant qu’elle n’aura pas versé d’indemnités pour son rôle dans la déportation des Juifs.

Les deux sénateurs démocrates exigent de la SNCF qu’elle indemnise les survivants et leurs familles avant de pouvoir se porter candidate à un projet ferroviaire public-privé actuellement en gestation dans cet Etat. « Le refus persistant de la SNCF d’assumer sa responsabilité pour son rôle dans l’Holocauste reste une insulte pour ses victimes », a estimé l’une des auteurs de la proposition de loi, Joan Carter Conway…

Ces dernières années, la SNCF a dû se replonger dans ses activités passées pendant la seconde guerre mondiale. Réquisitionnée par le régime de Vichy, l’entreprise avait déporté 76 000 Juifs de France dans des wagons de marchandises à travers le pays et vers les camps d’extermination entre 1942 et 1944. En 2011, le groupe avait reconnu avoir été un « rouage de la machine nazie d’extermination » mais a, jusque-là, refusé toute indemnisation systématique des survivants et familles d’anciens déportés.

Ce rôle a déjà valu à la SNCF d’autres actions aux Etats-Unis. En août, des élus du Congrès américain ont déposé un projet de loi pour autoriser des poursuites contre la SNCF. Fin 2010, le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, avait également dû présenter des excuses en Floride, où la compagnie espérait remporter un vaste contrat, abandonné depuis, pour relier les villes d’Orlando et Tampa.

Le Monde, merci à Garath

Racisme pendant la guerre 14-18 : La circulaire Linard

La circulaire Linard est un document confidentiel qui circula au sein de l’état-major et des commandants des régions militaires en août 1918.

Elle définit l’attitude à adopter vis-à-vis des troupes afro-américaines placées sous commandement français.

Ce qui n’était au départ qu’une note confidentielle (probablement inspirée par les Américains) destinée au bureau franco-américain de l’état-major des  armées fut répercuté par le chef de ce bureau, le général Vidalon, dans l’ensemble des régions militaires (ainsi qu’aux gouverneurs militaires de Lyon et de Paris) le 12 août 1918.

Quelques jours plus tard, les 23 exemplaires diffusés sont repris par le général Vidalon et brûlés (sauf l’exemplaire directement remis à Clémenceau et destiné au gouverneur militaire de Paris).

C’est bien évidemment l’état d’esprit exprimé dans cette circulaire qui a inspiré l’éviction d’Eugène Bullard de l’aviation française en novembre 1917 (à la demande des autorités américaines).

Elle permet, par déduction, d’imaginer ce que l’état-major français, ou du moins une partie de l’état-major pensait de ses propres troupes coloniales : une vision qu’il était évidemment impossible d’exprimer par écrit.

La circulaire sera dénoncée par le député Blaise Diagne dans une lettre du 16 novembre 1918 adressée au ministre de la Guerre.

Le député de la Guadeloupe Achille René-Boisneuf brandit la circulaire à l’assemblée nationale le 25 juillet 1919 et en donne lecture. Une résolution est immédiatement adoptée, qui condamne le racisme.

 Une autre histoire

 

Le texte de la circulaire Linard

 

Mission militaire française près l’Armée Américaine

7 août 1918

Au sujet des troupes noires américaines

I. Il importe que les officiers français appelés à exercer un commandement sur des troupes noires américaines, ou à vivre à leur contact, aient une notion exacte de la situation des nègres aux États-Unis. Les considérations exposées dans la note suivante devraient donc leur être communiquées, et il y a un intérêt considérable à ce qu’elles soient connues et largement diffusées ; il appartiendra même aux autorités militaires françaises de renseigner à ce sujet par l’intermédiaire des autorités civiles, les populations françaises des cantonnements de troupes américaines de couleur.

II. Le point de vue américain sur la « question nègre » peut paraître discutable à bien des esprits français. Mais il ne nous appartient pas à nous Français de discuter ce que certains appellent un « préjugé ». L’opinion américaine est unanime sur la « question noire » et n’admettrait pas la discussion.

Le nombre élevé de nègres aux États-Unis (15 millions environ) créerait pour la race blanche de la République un danger de dégénérescence si une séparation inexorable n’était faite entre noirs et blancs.

Comme ce danger n’existe pas pour la race française, le public français s’est habitué à traiter familièrement le « noir », et à être très indulgent à son égard.

Cette indulgence et cette familiarité blessent profondément les Américains. Ils les considèrent comme une atteinte à leurs dogmes nationaux. Ils craignent que le contact des Français n’inspire aux noirs américains des prétentions qu’ils considèrent comme intolérables. Il est indispensable que tous les efforts soient faits pour éviter d’indisposer profondément l’opinion américaine.

Bien que citoyen des États-Unis, l’homme de couleur est considéré par l’Américain blanc comme un être inférieur avec lequel on ne peut avoir que des relations d’affaires ou de service. On lui reproche une certaine inintelligence, son indiscrétion, son manque de conscience civique ou professionnelle, sa familiarité.

Les vices du nègre sont un danger constant pour l’Américain, qui doit les réprimer sévèrement. Par exemple, les troupes noires américaines en France ont donné lieu à elles seules à autant de plaintes pour tentatives de viol, que tout le reste de l’armée, et cependant on ne nous a envoyé comme soldats qu’une élite au point de vue physique et moral, car le déchet à l’incorporation a été énorme.

Conclusion

I. Il faut éviter toute intimité trop grande d’officiers français avec des officiers noirs, avec lesquels on peut être correct et aimable, mais qu’on ne peut traiter sur le même pied que des officiers blancs américains, sans blesser profondément ces derniers. Il ne faut pas partager leur table et éviter le serrement de main et les conversations ou fréquentations en dehors du service.

II. Il ne faut pas vanter d’une manière exagérée les troupes noires américaines surtout devant les Américains. Reconnaître leurs qualités et leurs services, mais en termes modérés conformes à la stricte réalité.

III. Tâcher d’obtenir des populations des cantonnements qu’elles ne gâtent pas les nègres. Les Américains sont indignés de toute intimité publique de femme blanche avec des noirs. Ils ont élevé récemment de véhémentes protestations contre la gravure de la « Vie Parisienne » intitulée « L’enfant du dessert » représentant une femme en cabinet particulier avec un nègre. Les familiarités des blanches avec les noirs sont du reste profondément regrettées de nos coloniaux expérimentés, qui y voient une perte considérable du prestige de la race blanche. L’autorité militaire ne peut intervenir directement dans cette question, mais elle peut influer sur les populations par les autorités civiles.

Linard

Marine Le Pen dit-elle vrai sur les pressions de General Motors sur PSA ?

Alors qu’un groupe chinois entre dans le capital de PSA, la présidente du Front national craint pour l’indépendance du constructeur français. Elle affirme « que quand General Motors est entré dans le capital de PSA, sa première exigence a été de demander d’arrêter de fournir le marché iranien, un débouché considérable pour PSA ». Vrai ou faux ? Réponse ici.

Vrai

PSA n’a jamais voulu le reconnaître. Il a toujours affirmé que ce sont les sanctions internationales contre l’Iran qui l’ont obligé à stopper les ventes à ce pays. Mais une grande partie de la presse économique et des analystes du secteur confirment que l’américain General Motors a exigé début 2012 que PSA gèle ses ventes à l’Iran, grand ennemi des Etats-Unis.

Pierre Paturel, spécialiste du secteur automobile au cabinet d’études économiques Xerfi rappelle plusieurs éléments troublants. « PSA n’avait aucun intérêt à arrêter les ventes à destination de l’Iran. Il ne faut pas oublier qu’à ce moment là, PSA vendait environ 460.000 voitures à l’Iran. C’était son 2eme marché mondial et cela représentait 800 millions d’euros de chiffre d’affaire, quelque chose d’énorme ». Pierre Paturel ajoute que « comme par hasard, PSA déclare qu’ils vont arrêter de vendre des véhicules à l’Iran pile au moment où General Motors annonce qu’il va effectivement entrer dans le capital de PSA« .

Arrêt brutal

Jusqu’à début 2012, PSA vendait des kits de montage qui étaient assemblés en Iran. Ca représentait l’équivalent de 460.000 véhicules en 2011. L’arrêt des ventes a pénalisé à la fois le consommateur iranien susceptible d’acheter une voiture du groupe français, mais aussi les iraniens qui travaillaient dans les usines d’assemblage.

Renault

Un autre élément accrédite la thèse des pressions de General Motors, il s’agit de l’attitude de Renault à cette époque. Début 2012, Renault n’a pas stoppé son commerce avec l’Iran. Aucune nouvelle sanction internationale ne l’obligeait à le faire.
En revanche, l’été dernier (en juillet 2013), Renault a finalement du arrêter ses ventes en avouant clairement que les Etats-Unis faisaient pression en menaçant de sanctions Nissan, qui est appartient à Renault, et qui est présent sur le marché américain.

Levée des sanctions

Au final, les ventes de PSA et Renault en Iran sont aujourd’hui quasi nulles, alors que les deux groupes français tenaient 40% du marché iranien en 2011.

Aujourd’hui, les sanctions internationales sont en passe d’être levées et les constructeurs américains sont maintenant dans les starting-blocks pour conquérir le marché iranien. La concurrence sera rude pour PSA et Renault.

FranceInfo, merci à El Barbito

Lassés, ils échangent sur Internet leur enfant adopté

C’est sur une pratique incroyable qu’a enquêté pendant dix-huit mois la journaliste d’investigation Megan Twohey, de l’agence de presse Reuters : le « child exchange ».

Dans un reportage interactif en cinq parties dévoilé progressivement du 9 au 11 septembre, la journaliste met au jour un réseau de groupes Facebook et Yahoo! permettant aux parents américains lassés des enfants qu’ils ont adoptés de les donner à d’autres familles, en dehors de toute légalité.

Le nom de cette pratique, le « private re-homing » (changement de foyer privé), est directement inspiré du marché des animaux de compagnie. Mais justifier un « don » humain par un honnête « nous détestons cet enfant de 11 ans originaire du Guatemala » ou par les troubles du comportement dont est victime une adolescente libérienne de 16 ans semble nettement plus contestable.

D’autant qu’en l’absence de toute régulation, le scandale peut rapidement se transformer en cauchemar. C’est le cas de la Libérienne Quita, dont Megan Twohey rapporte l’histoire. Le couple Puchalla, qui l’avait adoptée, lui a trouvé de nouveaux parents en deux jours sur Internet quand il a décidé de s’en « séparer ». Sauf que les Eason, à qui ils l’ont confiée sans autre formalité qu’un acte notarial leur déléguant sa responsabilité, étaient bien connus des services d’adoption : ils étaient sujets à des problèmes psychiatriques sérieux, avec des tendances violentes, et leurs deux enfants biologiques leur avaient été retirés quelques années plus tôt, et ils avaient été accusés d’abus sexuel sur des enfants qu’ils baby-sittaient.[...]

Le Monde