Peureux, incultes, méchants et dépressifs: comment l’oligarchie voit ses opposants

Tribune libre de Paysan Savoyard

Par idéologie et pour servir ses intérêts mercantiles, la classe dominante veut poursuivre son projet universaliste: laisser se développer une immigration massive, effacer les frontières, diluer les peuples européens dans la masse des nouveaux arrivants, faire disparaître les identités et la civilisation européenne elle-même.

Pour conduire les peuples à accepter cette évolution sans réagir, elle déploie une propagande de tous les instants. Nous nous efforçons sur ce site de mettre en évidence les diverses méthodes d’intoxication et de manipulation déployées par le Système (voir notamment cette tribune libre).

Nous nous arrêterons aujourd’hui sur l’une de ces méthodes, parmi les plus subtiles et les plus efficaces : le maniement du vocabulaire employé pour désigner les électeurs dits « d’extrême droite », principaux adversaires du Système universaliste et immigrationniste.

Destiné à discréditer ces opposants et à donner d’eux une image dépréciée, le lexique utilisé par l’oligarchie comprend quatre éléments principaux :

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Pierre Birnbaum : «La République et le Cochon». «Saurons-nous freiner cette marche à la réethnicisation de la France ?» (MàJ)

L’historien Pierre Birnbaum revient sur le refus de la République d’admettre les rites et comportements religieux publics au nom de l’universalisme. Il plaide pour ce que les Québécois nomment l’«accommodement raisonnable» et pour un «pluralisme respectueux de la laïcité».


[Addendum 07/04]  «Un bon républicain doit-il manger du cochon ?». Pierre Birnbaum est interviewé par Marianne. Extraits.

Fort heureusement, les autorités de l’Eglise catholique du pays tiennent et restent fidèles à leur position pluraliste, l’Eglise ne se revendique plus comme l’unique porteur de l’identité française. La question est de savoir si nous saurons freiner cette marche à la réethnicisation de la France.

On assiste à une espèce de rencontre imprévue entre ce déclin de l’Etat que je décrivais et la présence d’une population musulmane importante, liée à l’immigration et au passé colonial de la France. Soyons très prudents sur ces affaires parce qu’on est quand même souvent dans l’ordre du fantasme pur. […]

Notre pays va devoir trouver des «accommodements», comme disent les juristes canadiens, afin de rendre la situation vivable. Cela ne pourra se faire que dans le respect des valeurs des uns et des autres sur la base d’un socle républicain qu’il faut renforcer. […]

Marianne

Au nom de l’universalisme s’impose un modèle unique, très français, qu’on pourrait dire culturellement «catholaïque» jusque dans ses formes les plus anticléricales ou irréligieuses. La République a parfois des réflexes d’Église.

Pierre Birnbaum traite ici d’un des paradoxes de la laïcité française : le refus d’admettre, au nom de l’universalisme, les rites et les comportements religieux publics, même lorsque ceux-ci n’impliquent aucun prosélytisme.

Ainsi de la polémique déclenchée en février 2012 par Marine Le Pen autour de la viande halal, dont l’intensité fut telle que François Fillon, Nicolas Sarkozy puis François Hollande la relayèrent. Le candidat socialiste promit solennellement qu’il s’opposerait, une fois élu, à ce que la nourriture halal entre dans les cantines scolaires.

L’inepte provocation antimusulmane des fêtes «saucisson et pinard» avait servi de prélude.

Le cochon fait donc son retour dans la symbolique française. Des banquets de la IIIe République jusqu’au sanglier d’Astérix, en passant par la solide convivialité paysanne, voici un mets véritablement «gaulois» que les juifs et les musulmans feraient l’injure – selon certains – de ne pas partager avec la majorité de leurs concitoyens tout comme ils persistent à suivre un calendrier religieux différent de celui dont notre société sécularisée a hérité du christianisme, etc.

Il s’agit non pas de fulminer des interdits ou des exclusions mais de pratiquer au cas par cas, sans nuire au bon fonctionnement collectif, un «pluralisme respectueux de la laïcité»

Avec une érudition fine et vive, Pierre Birnbaum rouvre le dossier. Il revient à Voltaire, qui, tout à sa lutte contre l’Église, s’en prend violemment aux rites et prescriptions des juifs en des termes caricaturaux que l’on utilise aujourd’hui contre l’islam. Dès lors se noue une contradiction que la Révolution, la déchristianisation puis la laïcité républicaine élaborée au cours du XIXe siècle ne parviennent pas à surmonter.

Le JDD

Enracinement et universalisme, par Jean-Claude Michéa

1/ Pourquoi les élites font-elles l’éloge d’un mode de vie nomade et itinérant ?

(…)

Contrairement à l’illusion que s’efforcent de répandre les classes dirigeantes, il faut rappeler, en effet, que le fameux « tourisme de masse » ne met en jeu que 4% de la population mondiale et que l’immigration, au sens strict, n’en concerne que 2% (même en comptabilisant les nombreux « expatriés » des pays riches). Si ce nouveau mode de vie sans frontière devait devenir la norme – comme le capitalisme global l’exige à présent – on se heurterait donc rapidement à des problèmes écologiques et énergétiques insurmontables (sans même prendre en considération le fait qu’il rendrait impossible tout investissement affectif durable et tout lien social solide).

L’ONU elle-même reconnaissait, dans un rapport récent, que d’ici 2050 il sera absolument indispensable de réduire de façon drastique « les transports automobile et aérien et le commerce international à longue distance ». Avec cet éloge du mode de vie migratoire et de la mobilité généralisée on retrouve donc, sous une autre forme, l’éternel problème que posera toujours le projet libéral d’une croissance infinie dans un monde fini.

(…)

(…)2/ Comment articuler enracinement et universalisme ?

De ce point de vue, la critique des limites d’une vie purement locale – de son étroitesse culturelle et des risques de « repli identitaire » qu’elle inclut par définition – est forcément au cœur de toute démarche universaliste qui – à l’image de celle qui sous-tend le projet socialiste – entend bien élargir à des groupes humains toujours plus vastes, voire à l’humanité toute entière, le bénéfice de ces habitudes premières de loyauté, de générosité et de reconnaissance.

Toute la question est alors de déterminer quelle conception des rapports dialectiques entre l’universel et le particulier est la plus à même de favoriser l’avènement d’une société véritablement « ouverte » et qui ne renoncerait pas pour autant à encourager cet esprit du don et ces pratiques de solidarité qui ne peuvent surgir qu’à partir d’un enracinement culturel particulier. Or pour les libéraux (et particulièrement pour les libéraux de gauche) la réponse ne saurait faire aucun doute. Leur philosophie utilitariste les amène toujours, en effet, à saisir les impératifs traditionnels du don et de la réciprocité sous leur seul aspect « étouffant » et « culpabilisant» (un psychanalyste verrait sans doute dans cette forme d’affectivité un effet classique des ravages exercés dans l’enfance par une mère possessive et castratrice ou par un père absent).

(…) RageMag

L’historien Dominique Venner à propos de l’universalisme

[...] Le pays de Descartes et de la Raison, berceau des Lumières, s’imaginait vouée à être la nation exportatrice des idéaux universalistes de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce grand récit, souligne Paoli, a atteint son apogée durant l’Exposition coloniale de 1931. Affreusement affaiblie par le bain de sang de 14-18, l’ex Grande Nation s’est mirée une dernière fois au spectacle de ses colonies.

L’effondrement de 1940, la défaite de Diên Biên Phu et la perte de l’Algérie ont scellé la fin de cette illusion. Et pourtant, « nous continuons d’imaginer que nous avons un “message” à délivrer à l’humanité, de Mayotte à l’Afghanistan en passant par la Lybie… » Nous n’avons pas compris que le projet utopique d’unification de l’humanité issu du message chrétien et de la Révolution française, n’intéressait plus personne, pas plus les Chinois que les Musulmans.

Après la fin de la guerre d’Algérie, ce qui subsistait de ces idéaux a servi de terreau à l’idéologie antiraciste, instrument du « grand remplacement » décrit par Renaud Camus. Avec un rare courage, Michèle Tribalat, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED) a décrit de l’intérieur la logique du système : « La réalité, la mise en évidence des faits ne comptent guère. […] Travailler sur l’immigration, c’est partir en mission contre ceux qui pensent mal. […] L’antiracisme idéologique structure l’expression savante et ordinaire sur l’immigration (3) ».

Il en était ainsi dans le système soviétique avant son effondrement soudain. La réalité du socialisme ne pouvait être ce que chacun pouvait observer. La perception des victimes était fausse et réactionnaire. On sait ce qu’il est finalement advenu de ce tripotage après 1989.

Blog de Dominique Venner

Bernard Lugan à propos de l’ « affaire Guéant »

Avec ce qu’il faut désormais appeler l’ « affaire Guéant », nous nageons en plein confusionnisme. D’abord parce que Monsieur Guéant a confondu « Civilisation » et régime politique, ce qui, convenons-en, n’est pas tout à fait la même chose… Ensuite, parce que la gauche dénonce des propos inscrits dans l’exacte ligne de ceux jadis tenus par Victor Hugo, Jules Ferry, Léon Blum ou encore Albert Bayet[1]. [...]

Blog de Bernard Lugan

L’Europe et les révolutions arabes : le devoir de non-ingérence

Tribune libre de Paysan Savoyard

Journalistes, politiciens et autres intellectuels s’enthousiasment pour les « révolutions arabes » en cours. Enfin, ces peuples secouent leur joug, renversent ces dictateurs que l’Europe soutenait honteusement, accèdent à leur tour au bénéfice de la démocratie et de la liberté, prouvant ainsi le caractère universel de ces valeurs.

Ces révolutions démontrent par là-même que les valeurs en question sont tout à fait compatibles avec l’islam et que le prétendu choc des civilisations n’est qu’un phantasme malsain. Au nom de ces valeurs, au nom également des fautes qu’elles ont commises, la France et l’Europe se doivent d’aider les démocrates, en faisant pression sur les dictateurs qui s’accrochent, en apportant une aide économique, en adoptant une attitude d’accueil vis-à-vis des immigrés chassés par la misère et les troubles politiques.

Force est d’avouer qu’à notre grande honte, nous sommes en désaccord à peu près complet avec chacune de ces affirmations, pleines de bons sentiments mais, à notre sens, parfaitement déconnectées du réel.

Les valeurs de la démocratie et de la liberté à l’européenne ne sont pas nécessairement universelles

Les valeurs de démocratie, de liberté et de laïcité, nées en Europe et issues de ces deux sources de la civilisation européennes que sont la raison grecque et la foi chrétienne, ne se sont pour l’heure implantées et enracinées que dans le monde occidental. Les dernières décennies n’ont en rien prouvé que ces concepts européens ont vocation à l’universalité. De même rien ne permet de dire que les révolutions en cours manifestent le désir profond des populations arabes de les adopter à leur tour.

Sans doute existe-t-il parmi les révolutionnaires une fraction occidentalisée de la jeunesse mue par le désir d’adopter la démocratie. Sans doute également ces révolutions ont-elles une dimension politique : il s’agit de se débarrasser de régimes autoritaires accapareurs et corrompus. Mais ces révolutions sont avant tout motivées par les difficultés sociales et économiques : exode rural, entassement urbain, absence de travail et de pouvoir d’achat. Ces difficultés trouvent elles-mêmes leur source dans ce facteur majeur de tension qu’est la démographie. La population des pays d’Afrique du Nord a triplé depuis les années soixante. Cette démographie explosive rend impossible l’amélioration des structures publiques et l’élévation du niveau de vie. Au Caire la population est tellement dense qu’une partie d’entre elle habite dans les cimetières et que des bidonvilles se sont installés jusque sur le toit des immeubles.
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Italie : crucifix contre foulards, la guerre des symboles

En Italie comme en France, l’irruption des revendications communautaires musulmanes ne cesse d’attiser les tensions entre populations autochtones et immigrées. A l’occasion de la sortie du livre de Annamaria Rivera, Les dérives de l’universalisme, Oumma.com dénonce «l’attachement viscéral à l’universalisme républicain» de la France et l’Italie qui se cramponne à ses «racines judéo-chrétiennes» et exalte les identités régionales.

Revisitant les polémiques sur le communautarisme et le relativisme culturel, les usages idéologiques de la notion de civilisation, et les successives affaires du voile, Annamaria Rivera propose, dans son dernier livre Les dérives de l’universalisme, une analyse originale de ces questions à partir de la comparaison des contextes français et italien.

Opposant à la machine idéologique de l’universalisme abstrait une pensée plus fine du binôme unicité / particularité, ce livre est une salutaire contribution à l’élaboration d’ «un nouvel universel, polycentrique et transculturel». Nous en publions donc un extrait, qui se concentre sur le cas italien, en revenant sur les récentes campagne contre le voile ou l’Islam, et sur un épisode méconnu en France et pourtant édifiant : la «guerre des crucifix»…

Suite sur Oumma.com (Merci à thelostfrench)

Il reste peu de temps si nous voulons vivre

Tribune libre de Paysan Savoyard

La France (et l’Europe) sont en train d’être envahies par des populations d’origine étrangère, maghrébines et africaines en particulier. Si l’immigration, légale et clandestine, n’est pas interrompue d’urgence et si une partie des immigrés déjà présents ne sont pas reconduits, nous allons devenir, nous les Français de souche européenne, minoritaires dans notre propre pays et notre civilisation, la civilisation européenne, va disparaître.

En l’absence de données officielles, on peut estimer le nombre des personnes originaires de l’immigration non européenne qui sont installées en métropole a au moins 12 millions. Ce nombre augmente chaque année d’environ 400 000 (le nombre des entrées légales s’élève à 160 000, chiffre officiel, celui des entrées clandestines peut être évalué à au moins 30 000, celui des naissances issues de l’immigration à 250 000 et à 60 000 celui des départs et décès, qui viennent en déduction). A ce rythme, la population de souche européenne sera minoritaire d’ici la fin du siècle (probablement dès 2050 chez les moins de 50 ans).

Cette immigration de peuplement massive constitue un bouleversement d’ampleur historique. Contrairement à ce qu’affirment les immigrationnistes, la France en effet n’a pas toujours été, tant s’en faut, un pays d’immigration. Le phénomène migratoire ne date que du milieu du 19e siècle. Jusque-là – et pendant mille ans – la France n’avait connu ni invasion réussie ni immigration et sa population était restée homogène. Ce dernier élément est déterminant : jusqu’aux années 1960, l’immigration reste européenne ; elle n’est extra européenne que depuis seulement… 50 ans.

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