Chine: pour la première fois des Tibétains s’immolent à Lhassa

Un Tibétain est mort et un autre s’est grièvement blessé en tentant de s’immoler par le feu dimanche à Lhassa, la capitale du Tibet qui jusque-là n’avait pas enregistré de tels actes désespérés, accomplis en réaction à la tutelle implacable de la Chine.

Les deux hommes se sont transformés en torches humaines au coeur de cette ville historique du plateau tibétain. Lhassa est l’actuel chef-lieu de la région autonome du Tibet, elle-même située dans le sud-ouest de la Chine.

La ville, pratiquement toujours fermée à la presse étrangère et ouverte aux touristes s’ils sont détenteurs d’un laissez-passer, est placée sous haute sécurité depuis les violences qui s’y sont déroulées en 2008. (…)

Qi Zhala avait également demandé une répression accrue contre les activités « séparatistes », selon lui fomentées par la « clique » du dalaï lama, le chef spirituel exilé des Tibétains, honni par Pékin. La Chine affirme avoir « libéré pacifiquement » le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée.

Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu’ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l’ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

Le nouvel Observateur

La « révolution » capitaliste chinoise : un « grand bluff »

L’URSS était ce colosse aux pieds d’argile, dont les prétendues réussites édifiaient ceux qui, très nombreux, voulaient y croire. Il se pourrait bien que la Chine soit, elle aussi, un dragon de papier.

A y regarder de plus près, la Chine demeure un pays du tiers-monde. En réalité, seuls 150 millions de Chinois profitent de la croissance économique, une goutte d’eau dans cette masse humaine. D’ailleurs, si le pays exporte autant, c’est que son marché intérieur est trop faible pour absorber la production, ce qui l’économie fortement dépendante de la conjoncture internationale et des investissements étrangers. La croissance chinoise, n’est pas si extraordinaire que cela. D’une part, les statistiques sont allègrement truquées par le gouvernement. D’autre part, la croissance moyenne de l’économie chinoise, entre 1978 et 2004, n’est que de 6,4% par an. Pâle résultat comparé aux performances du Japon (8,2%) et de la Corée du Sud (7,6%) sur la même période…

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