The Economist critique sévèrement les candidats du PS sauf Manuel Valls

Pour l’hebdomadaire britannique The Economist, «l’un des magazines les plus influents dans le monde des décideurs», les candidats à la primaire socialiste en France sont des dinosaures figés depuis trente ans dans les mêmes dogmes économiques.

Personne ne semble leur avoir dit qu’il y a une manière simple d’éviter la colère des marchés obligataires : équilibrez vos comptes et n’empruntez pas.

Dans un article à paraître demain, l’hebdomadaire britannique cite les propositions des cinq candidats socialistes qui espèrent représenter leur camp à l’élection présidentielle de 2012 sous un dessin d’un dinosaure coiffé d’un béret basque, la cigarette au bec et un verre de vin rouge à la main.

Ségolène Royal veut interdire la spéculation sur la dette souveraine. Arnaud Montebourg veut abolir les agences de notation. «Martine Aubry et François Hollande semblent simplement figés dans le temps, autour de 1981» lorsqu’ils proposent de revenir à la retraite à 60 ans.

Seul l’un d’eux trouve grâce aux yeux de l’hebdomadaire pour avoir osé dire que l’effort d’austérité budgétaire devrait être aussi puissant qu’après la Seconde Guerre mondiale. «Hélas, Manuel Valls, qui est âgé de 49 ans, est considéré comme étant trop jeune pour être un concurrent sérieux», ajoute The Economist. «Le jour où les paléo-socialistes de la génération Mitterrand permettront à de tels personnages d’émerger, ce sera l’aube d’une vraie révolution.»

Le Figaro

Le marché libre conduit au retour des famines

Le dernier article de The Economist sur les évolutions mondiales de l’agriculture donne involontairement des arguments aux critiques de la libéralisation des échanges : ruée sur les terres des pays pauvres, volatilité des prix, et surtout succès des politiques nationales pour l’autosuffisance alimentaire. Laurent Pinsolle vous en dit plus.

Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.

Pourtant, ce dossier montre bien que les mécanismes du marché aboutissent aux drames que nous avons connus depuis quelques mois. En effet, la « main invisible » a abouti à une concentration de la production qui rend plus volatiles les cours des produits agricoles, menaçant les populations les plus pauvres de la planète.

Suite et commentaires sur Fortune

« The Economist » : Enoch Powell, argent et immigration

The Economist — hebdomadaire de référence de la pensée libérale (capitaliste) — a chroniqué le 27 août l’ouvrage de Christopher Caldwell consacré aux problèmes de l’immigration massive en Europe [ouvrage déjà  présenté sur le site ici].

• En introduction de son article, The Economist fait explicitement référence à Enoch Powell (en savoir plus) et précise que ses arguments anti-immigration sont en train de devenir dangereusement [c'est l'avis du journal] dominants (mainstream).

Photo utilisée par le journal pour illustrer l’article :

• L’article se conclut ainsi : « Les partisans du libéralisme doivent affuter leurs arguments s’ils veulent empêcher un néo-Powellisme de tout emporter avec lui ». Une phrase qui promet encore de beaux moments de propagande immigrationniste (et de nombreuses interviews de Hervé Le Braz). (Lire l’article en anglais) (via Pakc)

Rappel : en janvier 2008, The Economist écrivait :

« La virulente réaction contre les immigrés dans les pays industrialisés est une menace pour la prospérité partout dans le monde. La libération des mouvements de capitaux et de marchandises a permis à la planète d’être plus riche et la mobilité des populations a contribué à la création de richesse.»

« Heureusement pour l’Europe et l’Amérique, il y a encore de très nombreux travailleurs dans le monde prêts à sauter dans le prochain avion, le prochain train ou à s’enfuir sur un radeau pour aller travailler à l’étranger.»

«Pour protéger ces immenses bénéfices, les politiques devront avoir le courage de parler contre la vague populiste et en faveur des bienfaits que l’immigration peut apporter. » (Les échos) (l’article en anglais)

Résumé de la pensée libérale : Immigration = prospérité + capitaux + marchandise + richesse + revenu + bénéfice.

The Economist : « Ouvrez les frontières »

C’était en janvier 2008, dans The Economist, l’un des hebdomadaires de référence à l’échelle mondiale.

« La virulente réaction contre les immigrés dans les pays industrialisés est une menace pour la prospérité partout dans le monde. La libération des mouvements de capitaux et de marchandises a permis à la planète d’être plus riche et la mobilité des populations a contribué à la création de richesse et à une meilleure répartition des revenus.»

« Heureusement pour l’Europe et l’Amérique, il y a encore de très nombreux travailleurs dans le monde prêts à sauter dans le prochain avion, le prochain train ou à s’enfuir sur un radeau pour aller travailler à l’étranger.»

«Le prix à payer pour empêcher les mouvements de population serait extrêmement élevé. Pour protéger ces immenses bénéfices, les politiques devront avoir le courage de parler contre la vague populiste et en faveur des bienfaits que l’immigration peut apporter. » (Les échos) (l’article en anglais)

Résumé : Immigration = Prospérité, marchandise, richesse, revenu, bénéfice…