Suprématie du Maroc sur le contrôle des mosquées en France

Les mosquées de France sont en grande partie sous la tutelle du Maroc, seuls 220 lieux de culte dépendent, encore, de l’Algérie d’après le quotdien Achourouk Al Yaoumi.

L’Etat français ne voit pas d’un mauvais oeil cette guerre entre le Maroc et l’Algérie sur le contrôle des mosquées. Elle n’est pas aussi dangereuse comme l’est l’avancée des salafistes qui commencent à tisser leur toile sur certains lieux de culte musulmans.

«L’Algérie perd sa tutelle sur des centaines de mosquées en France». C’est le titre d’un article paru, il y a deux jours, au conservateur Achourouk Al Yaoumi. Le quotidien arabophone, très proche des milieux islamistes favorables au président Abdelaziz Bouteflika et à ses initiatives de paix avec les groupes djihadistes, révèle que la guerre que se livrait, depuis des années, Rabat et Algérie sur le contrôle des lieux de culte musulman dans l’hexagone s’est conclue par une nette victoire du royaume.

Chiffre à l’appui, il assure que sur les 2000 mosquées qui dépendaient directement de la Grande mosquée de Paris, c’est-à-dire Alger. Il ne reste, aujourd’hui, que 220 mosquées dirigées par des imams venus du voisin de l’Est dans le cadre de missions organisées par le ministère des Affaires Religieuses. Une hémorragie à grande vitesse. […]

Pour éviter que les 220 mosquées, encore sous la tutelle de l’Algérie, ne tombent dans le giron du Maroc, des religieux proposent la création d’une entité calquée sur le modèle de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux. Un organisme qui aura l’avantage de dépendre du droit algérien et du coup permettra d’éviter qu’un Français ne soit désigné ordonnateur de paiement si c’était le cas pour une association constituée selon la loi française.

yabiladi

Belgique : «Au lieu de construire un islam modéré, on voit apparaître des imams qui sont plutôt fondamentalistes»

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) propose, dans un entretien accordé samedi aux journaux de SudPresse, des conditions à la subsidiation du culte musulman. Il suggère ainsi une formation des imams présents chez nous et un contrôle de leurs messages tout en soulignant qu’il «reste convaincu qu’un très grand nombre de pratiquants chez nous sont des modérés».

Didier Reynders constate qu’«au lieu de construire un islam modéré sur notre territoire, on voit apparaître des imams et des formateurs qui sont plutôt fondamentalistes, qui sont salafistes ou viennent de mouvements très durs».

Didier Reynders évoque d’abord le fait que des dirigeants de pays arabes lui rapportent la présence de ressortissants belges dans les mouvements radicaux et fondamentalistes de leurs pays. [...]

Outre la vérification des formations, le vice-Premier ministre suggère un contrôle des messages diffusés. «Nous n’avons pas à juger de leur contenu religieux. Mais quand ils comportent des éléments contraires à l’ordre public, des appels à la violence ou à des violations des droits humains, il n’y a pas de raison qu’on les laisse se développer», conclut-il.

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Le reportage de France 2 sur « la Tunisie sous la menace salafiste » déchaîne la colère des internautes tunisiens

Le reportage intitulé «la Tunisie sous la menace salafiste», diffusé dans la soirée du jeudi 17 janvier par la chaîne France 2 dans le cadre de l’émission «Envoyé Spécial», aura suscité une vive polémique. La tempête s’est déclenchée sur les réseaux sociaux.

La page Facebook du programme a été la cible de centaines de trolls tunisiens, décidés à réagir avec une avalanche de commentaires, selon un schéma désormais bien rôdé.

C’est qu’en l’occurrence, l’image projetée de la Tunisie auprès de millions de téléspectateurs, ne fera certainement pas l’affaire de notre pays, qui dépense des milliards en communication pour tenter d’attirer de nouveau les touristes européens.

Sur la page consacrée à ce programme TV sur Facebook, un internaute tunisien écrira «inutile de vous dire que tout ce qui pouvait avoir du sens a été laissé de côté, pour que l’accent soit mis sur ce qui conforte le téléspectateur français et francophile dans ses convictions, ses peurs et ses illusions». Un autre relèvera cependant que «pour comprendre l’enjeu, il faut identifier la source de l’info, (…) dans le cadre justificatif de la guerre sur Le Mali et autre pays potentiels». [...]

Imaginons un instant ce que donnerait un reportage sur la France,
qui se focaliserait sur les cages d’escaliers des HLM des banlieues parisiennes. Avec un zoom sur les émeutiers de Villiers-Le Bel, par exemple, avec les voitures enflammées par centaines. Et pour booster encore plus l’audience, des séquences reconstitueraient le calvaire des adolescentes victimes de viols collectifs, lors de ces fameuses «tournantes». [...]

mag14.com

Regarder le reportage d’Envoyé Spécial

(merci à Antibarbare)

Maroc : Des salafistes contestent l’ouverture du ciel marocain à l’armée française pour son intervention au Mali

L’ouverture du ciel marocain à la France pour son intervention militaire au Mali a déplu aux salafistes marocains qui affirment que c’est interdit par l’islam, versets coraniques à l’appui.

« Quiconque a fourni de l’aide aux non-musulmans est considéré comme un impie », a affirmé cheikh Omar Haddouchi sur sa page officielle Facebook, en réaction à l’ouverture du ciel marocain à la France pour une intervention militaire au Mali, criblé par la guerre depuis plusieurs mois, rapporte AFP. En effet, le Maroc, tout comme l’Algérie, a autorisé l’armée française à survoler son territoire. [...]

Yabiladi

(merci à Zatch)

L’armée belge ne peut pas licencier les extrémistes

Les personnes adhérant à des mouvements extrémistes peuvent facilement servir l’armée belge. Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) n’a en effet aucune base juridique pour expulser des soldats pour leurs convictions salafistes, indique jeudi le quotidien De Morgen.

Il y a plusieurs semaines pourtant, le ministre avait promis que les extrémistes seraient mis à la porte. « Tout salafisme au sein de la Défense ne sera pas toléré et conduira irrévocablement au licenciement », avait-il indiqué à la commission Défense après l’annonce de la présence d’une dizaine de militaires aux convictions islamistes radicales au sein du service de renseignement militaire.

Mais selon un rapport interne, les moyens juridiques manquent pour ce faire. Tant qu’il s’agit de groupuscules ou organisations qui ne sont pas interdits par la loi, les militaires peuvent en faire partie.

7sur7.be

Y aura-t-il encore des chrétiens d’Orient à Noël prochain ?

Les Chrétiens d’Orient pris dans la tourmente du «Printemps arabe» n’ont le plus souvent qu’un seul choix : la fuite. Le site suisse Les Observateurs dénonce l’indifférence de l’Occident sur cette situation, en particulier en Syrie.

Comme ces fanatiques gagneraient à venir en Europe, où on leur apprendrait que l’islam est amour, paix, tolérance, ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Il ne faut pas s’y tromper, le but certain des nouveaux dirigeants du monde arabe, de ces belles figures romantiques du Printemps du même nom, c’est la vidange du chrétien au sud et à l’est de la Méditerranée dans les plus brefs délais. Dans 20, ans il y aura toujours des pandas, des loups et des ours polaires, mais y aura-t-il des chrétiens d’Orient ?

La Radio Télévision Suisse, à mille lieues de ses habitudes, livre deux courts sujets, l’un sur la fuite des coptes d’Egypte, où l’on voit la démocratie constitutionnelle au service de la pire des dictatures islamistes en gestation et où l’on apprend que Mohamed Morsi a déclaré la guerre aux chrétiens, l’autre sur le Liban, où l’on voit des salafistes promettre mille morts à tous les mécréants qui leur résisteront.

Partout ces même jeunes premiers, la barbe et le sourcil fournis, l’œil torve et chargé de colère, kalachnikov en bandoulière, le front aussi bas que les cieux qui s’abattent sur ces perles de culture qui seront toutes détruites et perdues à jamais une fois qu’il sera trop tard. […]

En Suisse, la question de savoir si le fait d’être chrétien et Syrien en pareille situation est un motif d’asile ne paraît pas définitivement tranchée, sans que la chose fasse d’ailleurs bondir notre belle gauche humaniste et référendaire. L’on goûte ici à toute l’hypocrisie d’un système, une vitrine, qui sauve les uns et condamne les autres. […]

Les Obsevateurs (Merci à chris3818919 )

«Les émeutes de 2005, ça peut recommencer demain»

Mohamed Mechmache, président d’ACLefeu, est interrogé par Shahzad Abdul, étudiant au Centre de formation des journalistes, sur la situation dans les banlieues à l’occasion du Forum organisé par Libération avec la région Ile-de-France.

Après beaucoup de promesses, la gauche est au pouvoir. Elle ne doit pas faire fausse route, car elle risque de ne pas revenir au pouvoir pendant un certain temps si elle trompe encore ces quartiers.

Vous restez alarmiste sur la situation dans les quartiers populaires…

Aujourd’hui, ce sont les associations qui empêchent la cocotte d’exploser. Je vis avec des populations asphyxiées, qui n’ont plus rien à perdre. Les émeutes de 2005, ça peut recommencer demain, on n’est pas à l’abri. A l’époque, il y avait une urgence, mais on n’y a pas répondu, on l’a juste contournée.

Le risque est réel si ces populations sont encore déçues : celui d’aller vers les extrêmes. L’abstention massive, le vote Le Pen, ou la tentation de céder aux discours de salafistes qui travaillent autour des jeunes. L’Etat doit combler le vide qu’il a laissé quand il a déserté ces banlieues. […]

Libération

Les harraga, nouvelle cible des salafistes de France

Les milieux salafistes en France, de plus en plus actifs, s’intéressent aux harraga algériens. Un toit, de l’argent, une femme… Tout est fait pour les séduire avant de les enfermer pour les endoctriner. El Watan Week-end a infiltré le milieu.

http://img819.imageshack.us/img819/3840/harraga229952960.jpg

Dans un local aménagé en F3, érigé sur le toit d’un immeuble HLM de la Seine-et-Marne, dans la région parisienne, Jalil et ses amis officient les cinq prières quotidiennes de l’islam depuis quatre ans au profit d’un nombre restreint de jeunes banlieusards et récemment des harraga, surtout des Algériens. A première vue, rien d’anormal. Pour les islamistes en revanche, il s’agit de toute une stratégie, une des voies pour recruter de nouveaux adeptes.

«Le 77, c’est Al Qaîda !, confie un jeune Beur, tu ne peux rien faire sans eux. Ils contrôlent tout.

Et pour convaincre les récalcitrants, une paire de Nike chez Foot Locker et le tour est joué.» Si bien que le département de la Seine-et-Marne est communément appelé dans le milieu des jeunes de la banlieue le «77 Al Qaîda».

«Les salaf’ sont des gens reconnus dans les banlieues, les gens nous respectent.

Aujourd’hui, nous représentons les jeunes des quartiers mieux que n’importe quel parti politique ou association. Nos frères clandestins se tournent aussi vers nous pour régler leurs problèmes», lance d’emblée Redouane, 39 ans, sympathisant du FIS dissous. Jalil n’est autre que son comparse, âgé de 29 ans. C’est un Français «de souche». Il a épousé la religion musulmane lors de l’été 2009 au cours d’un voyage qui l’a conduit dans l’Ouest algérien, suite à l’invitation d’une association sportive algérienne. Depuis, Jalil consacre son temps à «sensibiliser les jeunes des banlieues de toutes les couleurs pour qu’ils reviennent sur le droit chemin, et pour ne jurer que par la foi en Allah», raconte-t-il. Mais derrière ce discours «pieux» se cache une autre vérité.

«Jalil n’est que le visage aux yeux bleus de cette confrérie dangereuse et aux buts non avoués, relève Mounir, 26 ans, diplômé, natif de Beni Ouartilane et sans papiers en France. Grâce à son sourire et le ton apaisé de son discours, Jalil parvient à attirer de plus en plus de jeunes. Il avait tout tenté pour m’impliquer dedans.»

L’activisme salafiste en France a pris des proportions alarmantes ces dernières années de l’aveu même d’un responsable du ministère de l’Intérieur français. (…)

El Watan (Merci à kernab)