Languedoc-Roussillon : « le mois des richesses de l’immigration et de la diversité » [maj]

« C’est l’immigration qui crée une société».

[Mise à jour du 27 mai 2013]

Point d’orgue du mois des richesses de l’immigration et de la diversité organisé par la Maison des potes, la fête de la diversité s’est tenue hier toute la journée sur le parvis de l’Hôtel de ville.

La manifestation a pu bénéficier d’un soleil radieux, en parfait accord avec l’événement créé qui a pour but de montrer que la diversité et les différences sont des richesses et non des facteurs de clivage.

L’histoire de Narbonne, et du Languedoc-Roussillon en général, est imprégnée de ce métissage, comme le rappelait très bien l’exposition ‘carrefour des suds’ mise à disposition sous une des tentes par la direction régionale de la jeunesse et des sports du Languedoc-Roussillon.

Autour de trois mots forts – respect, égalité, laïcité – la fête de la diversité s’est déroulée à travers plusieurs prisme, notamment celui de la cuisine du monde (africaine, turque) et de la musique (gnawa, traditionnel languedocien, turque, hip hop…).

Une fois encore, la fête de la diversité aura contribué à changer le regard porté sur l’immigration, et montrer que les cultures venues d’ailleurs enrichissent forment désormais notre patrimoine culturel commun. ;

L’independant.fr

————-Ci-dessous article du 16 mai 2012 —————

A l’occasion du mois des Richesses de l’immigration et de la diversité, l’exposition « Languedoc-Roussillon, carrefour des suds », vous ouvre ses portes à la Maison des Services jusqu’au 26 mai.

Mise en place par la direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale), cette exposition est riche en photographies et vous fera voyager à travers le temps.

D’habitude, elle est installée à Montpellier, ville de la diversité et de l’immigration,

dans une région qui a connu de fortes périodes d’immigration en provenance du Maghreb et de l’Espagne.

On y découvre « qu’il n’y a pas une histoire d’immigration, mais des histoires d’immigration.

C’est ce qui fait la richesse d’une société et non un danger, une société ‘pure’ n’existe pas, c’est l’immigration qui crée une société ». (…)

L’indépendant

« Richesses métissées », un projet d’art postal

Le Chêne et le Manguier, association d’échanges, de réflexion et de solidarité avec une association du village de Medina El Hadji en Casamance au Sénégal, organise un projet d’art postal sur le thème « Richesses métissées ».

Son objectif ? Faire réfléchir et donner à penser sur le métissage dans son sens large (culturel, artistique, biologique…). Pour participer, il suffit d’envoyer par la Poste, avant le 31 décembre, une enveloppe décorée, illustrant ce que représente le métissage pour son expéditeur. Pinceaux, collages, photos, gravures, crayons… tout est possible, sans format imposé. Il n’y a pas de jury ni de sélection, une exposition de toutes les enveloppes reçues sera organisée.

Dans l’enveloppe, il faut glisser un mot, une phrase ou plus pour dire sa façon de penser le métissage et ses richesses.

Ce courrier doit être adressé à l’association Le Chêne et le Manguier, Le Bouscaillou, 12330 Saint-Christophe (indiquer l’adresse mail pour être informé des expositions futures). [...]

La Dépêche

«Il y a des Français chez nous, pourquoi nous on pourrait pas venir ici?»

Les clandestins se sont réinstallés sur la place de la Bastille après leur dispersion par les forces de l’ordre. Libération est allé à leur rencontre.

Diallo, 35 ans, est assis devant l’opéra de la Bastille et réclame une carte de séjour. «Dès qu’on a la carte de séjour on travaille», dit-il. Diallo fait partie des sans-papiers évacués jeudi matin par la police et revenus le soir même pour continuer leur blocus.

Arrivé par avion en 2003, ce Malien n’avait aucun contact et s’est débrouillé tout seul pour trouver du travail. Il a travaillé sept ans dans le bâtiment, avant de perdre son travail au début de la lutte pour la régularisation des sans-papiers, en octobre 2009. «J’ai tout perdu depuis le 12 octobre» (début du mouvement), répète-t-il. Il est là tous les jours depuis une semaine sur les marches de l’opéra. Lorsqu’on lui demande s’il n’a pas peur d’être arrêté voire même expulsé, il répond: «On est prêts à tout, on a tout perdu».

Fofana Mo, Sénégalais, scande: «Il y a des Français chez nous, pourquoi nous on pourrait pas venir ici?» ou encore: «Est-ce qu’il y a de l’or en France? Est-ce qu’il y a des diamants? Est-ce qu’il y a du pétrole? Ils viennent nous prendre nos richesses et on a pas le droit de vivre ici» .

Libération

Algérie-France : tant de richesses à partager …

Bensaya Hassani, un Wattrelosien de 43 ans, est d’origine algérienne. Il a crée une association, DZ Opportunities, dont l’objectif est d’intensifier les relations, «porteuses de richesses mutuelles», entre la région Nord-Pas-de–Calais et l’Algérie.

Ce n’est un secret pour personne : «Dans le Nord – Pas-de-Calais, il y a une importante communauté algérienne.» Mais ce que Bensaya Hassani constate pour sa part, «c’est qu’on n’y a pas forcément fait assez attention». (…)

C’est en 1954 que le père de Bensaya Hassani arrive en France. «Il venait travailler dans le textile», comme tant d’autres à cette époque. C’est à Wattrelos que les enfants naissent et grandissent. Loin de l’Algérie, certes, « mais on a eu la chance d’avoir des parents qui nous y ont emmenés jusqu’à l’adolescence. Pas à chaque grandes vacances, car faire le voyage, ce n’est pas donné, mais tous les trois ans ».

Au fil du temps, Bensaya Hassani a vu son pays changer, évoluer. « Aujourd’hui, c’est un grand chantier », auquel les entreprises nordistes ne prennent pas une part assez active à son goût. «Il faut démystifier ce que l’on pense de l’Algérie !»

Suite sur la Voix du Nord

France : le creusement des inégalités devrait continuer

Une étude de l’INSEE, parue le 02 avril 2010, illustre la très forte augmentation, entre 2004 et 2007, du nombre de personnes à très hauts revenus (information donnée hier sur Fortune). Plus généralement, l’augmentation des inégalités est mise en évidence par l’Institut. Selon lui, elle s’est poursuivie sur la période précitée et devrait s’amplifier encore.

A l’autre bout du spectre [des revenus], le taux de pauvreté connaît «une relative stabilité après une longue baisse», a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’INSEE, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4% de la population, soit huit millions de personnes.

Pourquoi y a-t-il un creusement des inégalités ?

Parce qu’il y a une «déformation très importante de la hiérarchie des salaires».

D’une part, «il y a de plus en plus de bas salaires, de plus en plus d’embauches au SMIC», explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, «car il y a une pression très forte pour réduire les coûts du travail». Un phénomène couplé avec l’externalisation des emplois les moins qualifiés, qui ne profitent pas des avantages sociaux de l’entreprise principale.

D’autre part, «pour ceux qui ont des compétences particulières, il y a une augmentation très importante des rémunérations», analyse Henri Sterdyniak. Pour éviter de voir ces cadres fuir à l’étranger, ils sont notamment rémunérés avec des stock options. Conséquence : ils ont intérêt à ce que la rémunération du capital soit la plus forte, en limitant [notamment] les salaires.

Plus globalement, pour Nicolas Bouzou, économiste et dirigeant de la société d’analyse Asterès, le «problème fondamental est celui de la croissance. Le PIB a peu augmenté, alors que la part des classes supérieures a beaucoup grossi». La part du gâteau à se partager, pour les classes moyennes et les plus pauvres, est donc plus mince.

«On assiste à un écrasement des classes moyennes, dont les salaires ont moins l’occasion de progresser», explique Nicolas Bouzou. «On est passé d’une société en pyramide à une société en sablier», selon un processus décrit par Jean-Marc Vittori. «C’est un phénomène très structurant pour l’économie, la consommation. On n’aurait par exemple pas un tel débat sur le bouclier fiscal, s’il n’y avait pas un problème» de redistribution, analyse l’économiste.

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Nicolas Hulot : « un devoir de riches » envers le Sud

Nicolas Hulot, invité hier de deux radios nationales, a affirmé qu’il existerait un « devoir des riches », sociétés ou individus « qui ont un peu de marge de manoeuvre », d’aider les pays pauvres du Sud.

« L’idée qu’on puisse, nous en Europe, en Occident, raisonner derrière nos frontières et s’affranchir des réalités au Sud, ça ne marche plus dans un monde mobile, dans un monde nomade », a-t-il déclaré sur France Inter.

Rédacteur en chef du « journal inattendu » de RTL, il a insisté sur la nécessité d’un partage des richesses entre le Nord et le Sud, prônant une « Europe ouverte, vers le Sud ».

L’écologiste, dont le film « Le syndrome du Titanic » sort en salle mercredi, a mis en garde contre le risque, selon lui, de « condamner ceux que le système oublie à une double peine, être exclu et, en plus, condamné à rester les bras croisés, si possible avec le sourire ».

La crise écologique va « aggraver les difficultés » de cette « humanité qui souffre », entraînant humiliations et frustrations, a-t-il prétendu.

« Si nous, on ne fait pas en sorte de partager nos richesses plus efficacement, cette palette de l’humanité-là réagira », a-t-il insisté, estimant qu’on « n’a pas le choix, au début du 21ème siècle » face aux « deux priorités à prendre en charge ».

Il faut, selon lui, « régler simultanément » les problèmes posés par « les contraintes physiques imposées à la planète », des contraintes qui sont aussi « climatiques », d’autre part les « contraintes sociales ».

Relevant la nécessité de « mutations profondes » alors que « la marche triomphante du progrès a pris du plomb dans l’aile », il a estimé que nous nous sommes « condamnés à être créatifs », pour « réinventer » une économie qui « passera par la régulation des Etats ».

(Source)