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Après la chronique du roman noir “Entre deux mondes”, le Bondy Blog est allé à la rencontre de son auteur, Olivier Norek. L’occasion d’entendre et de redécouvrir le message fort que cet ancien inspecteur de police veut faire passer au travers de ses œuvres. écrivain et scénariste français, lieutenant à la Police Judiciaire de Seine-Saint-Denis actuellement en disponibilité.

 

Je voulais montrer à tous ces gens que le monde est fait de mouvements migratoires et que les exilés ne sont pas là pour nous nuire, mais que ces migrations-là sont nos futures richesses pour la France. Tous les économistes et sociologues vous diront que financièrement l’immigration en rapporte plus à la France qu’elle n’empire.

Dans votre dernier polar, vous changez de territoire : vous passez du 93, votre terrain de jeu habituel, à Calais. Pourquoi ?

Si j’ai changé de lieu pour mon histoire, c’est que je ne voulais pas devenir un encadré “auteur écrivant exclusivement sur le 93 et la police”. Je pense la littérature en terme de challenge. Le 93 n’est pas une fatalité, on peut y vivre comme on peut en bouger. Ceux qui n’y vivent pas en ont peur, et ce qui y vivent sont persuadés qu’ils sont emprisonnés dedans. Moi j’y vis depuis vingt ans, j’y suis parfaitement heureux, j’ai écrit ces bouquins pour démystifier ce département, dire qu’il est comme un autre et que l’on peut y vivre. Le message étant passé, je passe à autre chose.

Le Bondy Blog: Alors pourquoi “la jungle” de Calais comme sujet pour votre roman ?

Tout le monde autour de moi me parlait du flux migratoire, des vagues de migrants comme des envahisseurs, et je me suis surpris moi-même à en avoir peur alors que je m’appelle Norek, je suis fils de polonais, mon grand père était un migrant. […]

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