F. Hollande : suppression du mot « race » de la Constitution (rediff.)

Rediffusion 10/03/12

François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, a annoncé aujourd’hui qu’il demanderait au Parlement de supprimer la mention de race dans la Constitution française s’il était élu.

« Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Et c’est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot « race » de notre Constitution » où il figure dans son article premier, a-t-il déclaré lors d’un meeting consacré à l’Outre-mer à Paris.

Le Figaro

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Lu sur Twitter :

Houria Bouteldja (PIR) : « Hollande nous prend pour des imbéciles, la race existe »

[...] Permettez-moi de vous raconter comment le PS a décidé pendant la campagne présidentielle de lutter contre le racisme. La proposition du candidat socialiste François Hollande a fait une proposition que je n’ai pas peur de qualifier de courageuse, subversive, révolutionnaire. Ouvrez-bien vos oreilles : Il propose de supprimer le mot « race » de la constitution. M. Hollande, le magicien, M. Hollande, l’esthéticien nous propose des solutions cosmétiques et nous prend pour des imbéciles. Même Sarkozy s’est moqué de lui ! Lorsque nous, nous disons « la race existe », « les races sociales existent » car elles déterminent les rapports sociaux, le PS nous répond « supprimons le mot ». Cela en dit long sur l’indigence de l’offre politique des grands partis français et de leur déconnexion totale des réalités sociales. [...]

Houria Bouteldja, porte-parole du PIR, lors du Colloque international sur l’islamophobie à l’université de Berkeley, Californie

PIR

Pour dépasser la question raciale, il faut s’y attaquer (Rue89)

Plus de 10% de la population française est composée d’Arabes et de Noirs, Français par différents chemins historiques : la colonisation, les traites ou l’immigration postcoloniale. Une petite majorité d’entre eux vit dans des quartiers délabrés et souvent enclavés, des ghettos où l’échec scolaire le dispute à la précarité et à la petite délinquance.

Ces Français ne sont pas arrivés hier, et aucun d’eux n’a vocation à partir demain, malgré ce qu’espère le cinquième des électeurs qui a voté Marine Le Pen. Ceux qui votent FN malgré le puissant tabou imposé par l’antiracisme du siècle dernier ne sont cependant que la partie émergée de l’iceberg. Ils révèlent une faille identitaire profonde, qui divise les Français bien au-delà de l’électorat du parti d’extrême droite. C’est pourquoi il faut s’inquiéter, et réagir.

Depuis plus de trente ans, la majorité des Français semble en effet refuser l’évidence de l’évolution « raciale » de la population de la nation (le mot « race » est dans ce texte utilisé dans le sens de groupes qui sont des constructions sociales et auxquels on appartient ou non du seul fait de sa naissance et de son apparence physique. Il ne s’agit évidement pas ici de défendre l’idée que les races existeraient). [...]

Rue89

Todd : prévisions raciales pour les années 2050 (France 5)

France 5 « 2012 les grandes questions » Franz-Olivier Giesbert

En 2050, la France sera une nation où les notions de race blanche, de race noire ou blanc foncé n’auront plus de sens – Emmanuel Todd

Comparer avec :

Brésil, un modèle de pays multiracial ?

La démocratie brésilienne multiraciale est un mythe. Au Brésil, il n’existe pas de lois ou de règles racistes mais une hiérarchie des couleurs dans l’inconscient. Le modèle de beauté préféré des télévisions correspond au stéréotype nordique : des femmes blondes aux yeux clairs. Les blancs de type nordique ne représentent pas plus de 15% de la population. Les discours officiels évoquent le mélange ethnique mais celui-ci n’est pas célébré dans les novelas ou la pub (…)

Le Brésil n’a jamais été une société d’apartheid officiel comme aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud. L’idéologie du blanchiment est plus ou moins acceptée, toujours inconsciemment. Une expression populaire, par exemple, parle de « se nettoyer l’utérus ». Cela s’applique aux femmes noires qui n’ont de rapports sexuels qu’avec des Blancs dans le but de blanchir sa descendance. (…)

Source

« C’est quoi une origine? Moi je suis de nulle part et de partout » (vidéo et màj)

Addendum du 08/04/2012 :

Le Film dans son intégralité. La Licra a souhaité prendre part au débat dans cette campagne électorale qui se déroule sur fond de crise économique et de danger extrémiste.

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Ménard à Fodé Sylla : « C’est pas l’Islam qui est pourri dans le Royaume de France ? »

Sud Radio Robert Ménard reçoit Fodé Sylla, Président de la fédération internationale de SOS racisme et parrain de la journée mondial contre le terrorisme

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Patrick Lozès – Licra/race : « Cette proposition est risible. »

François Hollande a-t-il intégré ce mal qui laisse croire que si les races n’existent pas en termes biologiques, alors elles n’existent pas non plus socialement ? Lui aussi veut-il s’imaginer qu’il suffit de nier un problème pour l’effacer ? Tout porte à le croire car le candidat socialiste à l’élection présidentielle a annoncé samedi dernier, que s’il était élu président de la République le 6 mai prochain, il demanderait immédiatement au Parlement « de supprimer le mot ‘race’ de notre Constitution ». Cette proposition est risible. (…)

Atlantico

Constitution : Sarkozy demande des excuses à la Licra

Nicolas Sarkozy a demandé aujourd’hui au président de la Licra Alain Jakubowicz de «revenir» sur les propos «blessants» qu’il a tenus à son encontre au sujet de sa proposition de supprimer le mot «race» de la Constitution, dans une lettre rendue publique par son état-major.

«Je vous demande (…) de bien vouloir revenir publiquement sur vos propos, blessants autant qu’inexacts, s’agissant de ma supposée proximité idéologique avec la présidente du Front National», écrit le candidat UMP à l’élection présidentielle. […]

Dans sa lettre au président de la Licra, M. Sarkozy explique que «la poursuite d’actes odieux commis à raison de l’appartenance supposée de la victime à un groupe humain exige la présence, dans notre Constitution, comme c’est le cas à de multiples reprises dans notre code pénal, de la mention explicite du motif de ces actes». […]

Le Figaro