Vocabulaire : le mot « race » (extraits de Wikipedia)

Dans la classification des êtres vivants, l’espèce (c’est-à-dire un ensemble d’individus généralement interféconds) est la dernière subdivision unanimement admise.

Au-delà, on parle :
• de sous-espèce pour les animaux sauvages,
• de variétés pour les végétaux sauvages,
• de race pour les animaux domestiques.

Le terme de « race »,  principalement utilisé pour les espèces domestiquées, se rapporte à des populations individualisées d’une même espèce ayant des caractères morphologiques et physiologiques héréditaires bien distincts des autres populations.

Ces subdivisions sont assez hasardeuses et complexes ; il n’est pas rare de les voir remises en cause en fonction de l’importance plus ou moins grande donnée à un caractère discriminant.

Cela explique les réticences des biologistes face à la définition de « races humaines». L’utilisation de critères biologiques permettant de définir au sein de l’espèce humaine différentes races soulève des questions éthiques et fait l’objet de multiples controverses.

Wikipedia
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• Complément 1 :  Emission « Liberté de l’esprit » (1959) – Extrait

Raoul Hartweg, anthropologue, professeur d’ethnologie (pour les lecteurs pressés : voir à partir de 1’30″) [en savoir plus ici]
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• Complément 2 :  extrait du journal Le Monde du 13 septembre  2012, rubrique Sciences.

(…) Le séquençage des gènes humains a révélé que les Aborigènes constituaient un rameau particulier de l’espèce humaine.

La conception – politiquement essentielle – d’une humanité unique est en train de voler en éclats.

Plus préoccupant, certaines des séquences génétiques héritées du métissage avec des hommes archaïques concernent des gènes gouvernant l’organisation cérébrale et impliqués dans le fonctionnement des synapses neuronales.

Le débat sur la notion de race, sur l’égalité entre elles, que l’on espérait à jamais enterré, pourrait resurgir. Les humanistes devront être vigilants et veiller à ce que ces troublantes découvertes paléogénétiques ne deviennent pas des arguments aux mains des idéologues racistes.

Le Monde

L’Assemblée supprime le mot « race » de la législation (MàJ)


La proposition de loi a été adoptée par l’Assemblée Nationale avec un hémicycle quasi vide, l’opposition UMP-UDI ne montrant guère de désaccord avec la majorité PS


Aujourd’hui, alors que vient de s’achever un quinquennat au cours duquel la stigmatisation, la xénophobie et le racisme se sont exprimés au plus haut niveau de l’État et tandis que le Président de la République a pris des engagements sur cette question durant la campagne présidentielle, les députés du groupe GDR ont décidé de redéposer cette proposition de loi visant à supprimer le mot race dans notre législation.

» Cliquez sur chaque article de loi pour voir le texte original avant suppression du mot race.

Article 1er

À l’exception des textes où il se réfère à la désignation d’espèces animales, le mot « race » est supprimé de la législation française.


Article 2

I. – Au premier alinéa de l’article 211-1 du code pénal, le mot : « , racial » est supprimé.
II. – Au premier alinéa de l’article 2-1 du code de procédure pénale, le mot : « , raciale » est supprimé.[NDLR, le mot racisme n'est pas supprimé de l'article]
III. – Au premier alinéa de l’article 48-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, le mot : « , raciale » est supprimé.
IV. – Au 8° de l’article 212-1 du code pénal, le mot : « , racial » est supprimé.
V. – Au premier alinéa de l’article 226-19 du code pénal, les mots : « raciales ou » sont supprimés.


Article 3

Au 10° de l’article 212-1 du code pénal, le mot : « racial » est remplacé par deux fois par le mot : « ethnique » et le mot : « raciaux » est remplacé par le mot : « ethniques ».

La proposition de loi
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Les députés Front de Gauche proposent de supprimer le mot «race» de la législation française

Le groupe des députés Front de Gauche (GDR) a présenté une proposition de loi visant à supprimer le mot «race» de la législation française, une initiative à laquelle le gouvernement est «favorable» tout en soulignant les difficultés de rédaction.

«En supprimant la catégorie juridique de races, nous cesserions de donner une légitimité juridiques aux idéologies racistes et nous affirmerions, enfin, qu’elles s’appuient sur un concept qui n’a aucun fondement scientifique», expliquent les députés.

Devançant le contre-argument majeur, ils rappellent que «dans nos textes de loi, le mot race n’apparaît jamais seul et est toujours accompagné d’autres mots comme origine, ethnie, nation ou religion. Sa suppression n’enlèverait rien au contenu des textes concernés et n’empêcherait nullement les poursuites judiciaires pour motif raciste». […]

A l’Elysée, on a assuré aujourd’hui que cette promesse n’était «pas enterrée», tout en expliquant qu’elle ne pouvait être insérée dans le premier train de réformes constitutionnelles, prévu fin juillet, et qui concerne «les institutions», pas les «sujets sur les valeurs comme la race, le droit de vote des étrangers, la laïcité».

Le Figaro

Race, un bien joli mot…

Dans les années quarante du siècle dernier, Simone Weil disait à Gustave Thibon : « Vous êtes français comme on ne l’est plus depuis trois siècles. » Cela seul suffirait aujourd’hui à inscrire les philosophes sur la liste des suspects : la première, pour avoir assuré qu’il existe un « être français » — l’essentialisation ou la substantialisation de la nation suffisant à renvoyer aux heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire pendant lesquelles, circonstance aggravante, l’assertion a été formulée ; le second, tout simplement pour… avoir été français, ce qui est sans doute le plus grave (gravis, le plus lourd) pour le trébuchet avec lequel le très sourcilleux clergé libertaire soupèse les âmes qu’il juge et condamne.

Pourtant, il existe ou, plus exactement, il subsiste un être français qui, comme tel, est rigoureusement insoluble dans l’universalisme abstrait de la République, façon de dire que la France excède la forme (l’informe) politique dans laquelle elle agonise.

Non que la qualité de français soit incompatible avec celle d’homme mais, en métaphysique comme en politique, il est des états multiples de l’être que seule une juste anthropologie dévoile et que seule l’analogie permet de penser. Maurras le sut, qui disait : « Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis romain, je suis humain. » À l’heure des grands mélanges imposés, la confusion des ordres se paie très cher.(…)

Boulevard Voltaire

« La Birmanie est assise sur une poudrière ethnique »

«La majorité bamar (68% de la population) a une «conception raciale de la nation», souligne Renaud Egreteau. Elle considère qu’être birman, c’est d’abord être bouddhiste. (…)

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(extraits) La Birmanie est plus que jamais assise sur une poudrière ethnique.  Les dernières émeutes antimusulmanes ont fait au minimum 40 morts depuis une semaine.

Cette nouvelle flambée meurtrière entre bouddhistes et musulmans n’est pas un acte local et isolé. Elle a démarré à Meiktila, une ville de 100 000 habitants puis s’est propagée à quatre autres villes. (…)

«La question ethnique reste le point noir du régime, rappelle Renaud Egreteau, de l’université de Hongkong. C’est l’élément central pour assurer la stabilité du pays.»

L’ouverture du régime a libéré un racisme latent qui traverse toute la société. Il est notamment véhiculé par un clergé bouddhiste qui compte parmi les plus fondamentalistes et nationalistes d’Asie.

Libération

Lire en complément :
Violences entre bouddhistes et musulmans en Birmanie : 43 morts, 1300 maisons brûlées (vidéo)

Télévision : « Seulement 12% de personnes “non blanches” à l’écran. Il faut changer notre système mental » selon le CSA

[Titre d'origine : La télévision française reflète toujours mal la diversité de la population]

[extrait] Minorités ethniques, handicapés ou ouvriers sont encore trop peu représentés à la télévision: c’est le constat du quatrième baromètre annuel de la diversité réalisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui compte auditionner prochainement les patrons de chaînes pour obtenir de nouveaux engagements.

(…) C’est principalement concernant la diversité des origines que « les résultats ne sont pas satisfaisants du tout », a indiqué Mme Hintermann.

« Seules 12% de personnes perçues comme “non blanches” sont présentes à l’écran. “Il y a quelque chose à changer dans notre système mental”, a-t-elle martelé, soulignant que “derrière ça, il est question d’intégration”. »

Le CSA a décidé de lancer un « plan d’action », qui passera notamment par des auditions des responsables des chaînes et des radios en mars et avril, « pour obtenir enfin des engagements fermes ».

AFP

« L’Afrique du Sud n’arrive pas à se débarrasser de ses « races » »

Ouvrir un compte en banque, faire un virement, passer une radiographie… : les Sud-Africains doivent toujours cocher une case pour dire s’ils sont « blancs », « indiens », « métis » ou « noirs », comme sous l’apartheid.

Plus de vingt ans après l’abolition des dernières lois régissant leur vie en fonction de la couleur de leur peau, ils sont quotidiennement classés selon les quatre « races » arbitrairement fixées depuis 1950.

« C’est grotesque, absurde. C’est ridicule que cette classification existe toujours. Ces catégories raciales n’ont aucun sens », s’emporte David Benatar, responsable de la chaire de philosophie à l’Université du Cap, pour qui « renforcer la pensée raciale est dangereux ».

« (…) Depuis 1994, rien n’a changé », témoigne G. Maré, qui dirige le Centre de recherche sur les races et les identités. « Mais les objectifs sont différents aujourd’hui: l’ANC dit que nous devons faire des discriminations pour corriger l’héritage de l’apartheid, et pour ce faire nous devons discriminer entre les races aussi ». Et donc continuer à les distinguer.

« Nous devons faire des discriminations pour corriger l’héritage de l’apartheid, et pour ce faire nous devons discriminer entre les races aussi ». Et donc continuer à les distinguer. »

 

« L’ironie de la chose, c’est que les catégories ne sont définies dans aucune de ces lois, parce que, bien sûr, c’est impossible » sauf à revenir aux théories racistes de l’apartheid. (…)

« Comme le constate la sociologue Lucy Holborn, « les gens ne se mélangent pas beaucoup, et c’est une des raisons qui rendent aisées ces distinctions entre Noirs, métis, Indiens et Blancs » ».

Royaume-Uni : la droite courtise le «vote ethnique»

(extraits) Les conservateurs britanniques ne séduisent pas les minorités ethniques.  S’ils ne parviennent pas à les séduire davantage, leur existence même est menacée.

Le conseil en stratégie du Premier ministre Cameron a récemment fait la démonstration froide qu’il y avait urgence. Ainsi, 37 % des Blancs ont voté à droite en 2010, contre seulement 16 % des non-Blancs, et c’est un problème qu’il faut résoudre avant les prochaines élections.

Le vote ethnique peut en effet faire pencher la balance dans plus de la moitié de 80 circonscriptions

A plus long terme, la droite ne peut pas ignorer que la proportion des Blancs diminue, Lire la suite

Le mot « race » devrait bien être supprimé de la Constitution

La réforme constitutionnelle, que l’Élysée souhaite voir adopter avant l’été, prévoit la suppression du mot «race» qui figure dans l’article 1er de la Constitution, qui stipule: «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée».

La suppression du terme race «figure dans le projet de texte qui fait l’objet des consultations que le premier ministre va engager» avec les présidents des groupes parlementaires, affirme au Figaro un conseiller du président de la République.

Durant sa campagne, François Hollande avait pris cet engagement. «Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Et c’est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot “race”de notre Constitution» avait déclaré en mars 2012 le candidat socialiste, lors d’un meeting consacré à l’Outre-mer à Paris.

Le Figaro

Recensement aux Etats-Unis : « Les Latinos sont-ils une race ? »

[extraits] Les Latinos sont-ils une race ? C’est la question que se pose le Bureau du recensement des Etats-Unis.

Le formulaire du recensement de 2010 a offert à ceux qui se considèrent d’origine latino-américaine plusieurs options : d’abord se définir comme Hispanique, Latino ou Espagnol (…)

Puis le choix d’une race (classification décidée lors du premier recensement de 1790 et qui a évolué au cours des décennies) : Blanc, Africain-Américain (voir même « Negro ») Amérindien, Asio-Américain, Hawaïen, ou « autre » (depuis l’an 2000 il est possible de cocher plusieurs cases).

Statistiquement un Hispanique peut donc être Chicano et Blanc ou Cubain et Noir et Asiatique, etc. Il se trouve que 37% des Latinos (18 millions de personnes) ont choisi une « autre » race, d’où le débat lancé par le « Census ». «Ils n´aiment pas du tout les réponses floues, ils veulent du concret mais les Hispaniques n’acceptent pas la classification raciale de ce pays ».

(…) Le recensement n’obéit pas seulement à un effort administratif. Les enjeux socioéconomiques et politiques sont colossaux. En fonction de ce décompte, d’importants fonds fédéraux sont distribués chaque année aux États, en particulier aux minorités.

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La géline de Touraine : une vieille race de poule

La géline de Touraine, réputée pour la finesse de sa chair, est aussi une bonne pondeuse. Plumage noir aux reflets bleutés, face et oreillons rouges, pattes ardoisées et du bouffant sur les cuisses, la dame noire est une vieille race de poule, déjà citée dans des écrits du XVIe siècle, qui a bien failli disparaître dans les années cinquante.

Son « standard » établi en 1913, permet alors à quelques éleveurs particuliers et collectionneurs de faire perdurer la race.

Aujourd’hui, les gélines confiées aux éleveurs sont accompagnées d’un certificat d’origine pour chaque lot de poussins. Le suivi généalogique est confié au Syndicat des sélectionneurs avicoles et aquacoles français (SYSAAF).

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