Roubaix: le centre social incendié, le quartier sous tension

Le centre social du quartier des Trois-Ponts a été incendié. Un incendie d’origine criminelle. Le quartier sous tension est actuellement quadrillé par les forces de l’ordre.

Dans ce quartier sensible™ où les poussées de fièvre sont régulières, d’importants effectifs de police ont été déployés dans la soirée pour sécuriser l’intervention des pompiers et prévenir tout débordement.

Mais vers minuit, à peine le feu était-il éteint que plusieurs groupes de jeunes cherchaient déjà à en découdre avec les effectifs policiers quadrillant la zone et les premières détonations de flash-ball retentissaient pour disperser les assaillants.

L’origine de cette flambée de violence n’était pas clairement identifiée hier soir. Une chose est sûre, un incident se serait produit un peu plus tôt dans la journée dans le quartier. Un quartier une nouvelle fois sous tension.

Voix du Nord - merci antibarbare

Complément :  en ce moment à Roubaix

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« Quand vous regardez la courbe démographique, dans deux ou trois générations, toute la France ressemblera à Roubaix »
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Le non-vote des étrangers «exclut près de 2 millions de citoyens»

Extraits d’une enquête de Libération sur le droit de vote des résidents étrangers dans les «quartiers populaires et les banlieues» qui «exclut près de 2 millions de citoyens». L’enquête révèle également le pourcentage élevé d’étrangers dans certaines communes.

Dimanche, près de 2 millions d’étrangers résidant en France depuis plus de cinq ans auraient dû participer au premier tour des municipales. C’était l’engagement 50 du candidat Hollande : «J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers résidant légalement en France depuis cinq ans.» […]

Derrière la question du droit de vote, il y a celle du manque de représentativité des élus dans les banlieues populaires. A Aubervilliers, 76 000 habitants, Salvatore a été confortablement élu en 2008 par… 7% des habitants. Candidat à sa réélection, il n’est pas le seul édile à y être confronté. A Clichy-sous-Bois, autre commune pauvre de Seine-Saint-Denis, l’ancien maire PS Claude Dilain avait, lui, été élu avec… 2 792 voix. Soit 9% de la population. Idem pour le maire de La Courneuve, de Grigny, dans l’Essonne, de Roubaix dans le Nord, qui tournent autour des 10%.

Autant de chiffres dont on parle peu et qui touchent en premier lieu les banlieues populaires, où se cumulent l’effet d’une faible proportion d’inscrits sur les listes électorales et celui d’une abstention traditionnellement plus forte dans ces quartiers. A Aubervilliers par exemple, seul un tiers des habitants sont inscrits sur les listes. Parce que la population est plus jeune qu’ailleurs et compte proportionnellement beaucoup de mineurs. Parce qu’elle est aussi plus précaire, donc plus mobile. Contrairement à une idée reçue, les quartiers les plus pauvres sont aussi ceux qui connaissant d’importants turnover de population, favorisant les non-inscriptions sur les listes électorales.

Enfin, ce sont les villes où se concentrent les populations immigrées venues de l’extérieur de l’Union européenne et ne disposant donc pas du droit de vote. Ainsi, à Clichy-sous-Bois, 36% de la population est étrangère. A Aubervilliers, 35%.

A Aubervilliers, dans le quartier du Landy, qui compte un peu moins de 3 000 habitants à cheval sur Aubervilliers et Saint-Denis, les taux d’absention dépassaient les 50% aux municipales de 2008, comme à la dernière présidentielle. Dans ce quartier, le revenu moyen par foyer est de 9 900 euros par an et le taux de familles monoparentales deux fois plus élevé qu’ailleurs en région parisienne. Des difficultés sociales qui favorisent les comportements abstentionnistes. Mais, surtout, les trois quarts des ménages sont installés depuis moins de cinq ans, 44% des habitants sont de nationalité étrangère (ce taux est de 15,4% sur l’ensemble de la région parisienne) et une immense majorité, bien que française, est issue de parents étrangers. Dans ces quartiers, voter est donc mécaniquement le fait d’une minorité. Insuffisante à diffuser une culture du vote par ailleurs malmenée par un plus fort rejet du politique qu’ailleurs.

Libération

France. Banlieues : «Il faudrait presque des accords de paix pour recommencer à zéro»

Le mardi 5 mars se tenait une conférence ayant pour thème « penser les « banlieues » autrement », au centre Wallonie-Bruxelles, dans le 4ème arrondissement de Paris, à quelques pas du centre Pompidou. Représentants diplomatiques, entreprises et correspondants de presse ont apporté leurs regards sur les «quartiers populaires» à l’occasion d’un colloque organisé : Penser les «banlieues autrement».

Fiachra Gibbons, correspondant en France pour The Guardian estime que a France devrait « agir rapidement car elle est en train de perdre la 3ème génération des jeunes issus de l’immigration. Le pays doit avouer son échec en matière d’intégration (…) Il faudrait presque des accords de paix en banlieue pour tout recommencer à zéro ! ».

Il est 9h30 lorsque Bernard Emsellem, président de l’association organisant l’évènement (Communication Publique), prend la parole pour ouvrir le bal. Il estime que les «banlieues» françaises souffrent d’une vision négative à cause de «ceux qui en parlent alors même qu’ils n’y vivent pas !». […]

Thomas Kirszbaum, sociologue urbain, pense que la France ne pourra pas améliorer l’image de ses banlieues dans l’immédiat. «Elle [la France] n’en finit pas de digérer son héritage colonial. Tant qu’on n’aura pas dépassé le phénomène de l’islamophobie et tant qu’une élite blanche parle des problèmes de banlieue, nous ne pourrons pas faire évoluer les mentalités par rapport aux quartiers populaires».

Le franco-portugais Jean Manuel Simoes est né en 1964 dans la région parisienne. Il entame la dernière table ronde en projetant des photos qu’il a prise de « la vie quotidienne en ZUS ». «Quand on parle de la banlieue dans les médias, on a l’impression que c’est la guerre. Moi à chaque fois que je vais dans les quartiers, je repars et… je suis vivant !» Lâche-t-il avec ironie. Cependant, il tient à préciser, pour conclure son temps de parole, que la majeure partie des banlieues est composée de zones pavillonnaires.

Son de cloche divergent pour une grande partie des correspondants étrangers. Vibeke Knoop Rachline, journaliste norvégienne correspondante à Paris pour le journal Aftenposten, considère qu’en 2005, «certaines situations pouvaient rappeler des scènes de guerre». […]

Mohamed Mechmache a lancé une proposition : récupérer 10% de la réserve parlementaire pour la redistribuer aux initiatives dans les quartiers. Comme lui, nombreuses sont les personnes qui continuent à se battre pour la banlieue, leur lieu de naissance, là où ils ont grandi, et où ils vivent encore. «Les solutions existent pour les problèmes de la banlieue» déclare François Gibbons… comme quoi rien n’est irréversible.[…]

Bondy Blog

Municipales : «La prise de pouvoir des habitants de banlieues n’en est qu’à ses débuts»

A quelques jours du premier du tour des élections municipales, les candidats à ce scrutin local s’activent. Selon le site musulman saphirnews, les listes «citoyennes» prennent de l’essor dans les « quartiers populaires».

La prise de pouvoir des habitants de banlieues n’en est qu’à ses débuts, juge Nadir Kahia de Banlieue Plus, qui pense que leur renforcement passe par la constitution d’un « lobby » pour un impact au niveau national. « Il faut un réseau ou de l’argent », lance-t-il.

Election présidentielle à Clichy-sous-Bois (2007)

«De plus en plus de jeunes et de moins jeunes s’intéressent à la politique», fait remarquer Nadir Kahia. Pour le président de l’association Banlieue Plus, dont l’objectif est de lutter contre les préjugés et les clichés véhiculés sur la banlieue, «l’effervescence dans les quartiers et les villes populaires» est indéniable. Cet attrait pour la politique a « toujours» été présent mais, «aujourd’hui, les listes citoyennes se multiplient», constate le militant.

Quand les partis traditionnels intègrent les habitants issus de la diversité dans leur liste, c’est surtout «en termes d’image ou de représentativité» et ces derniers n’ont pas la «possibilité d’évoluer», dénonce Nadir Kahia. «Les grands partis sont fermés. Il y a du racisme dans les partis politiques< >/em>», fustige-t-il.

«Lors de meetings dans des salles de quartier avec un public composé de personnes d’origine africaine et nord-africaine, on nous laisse nous exprimer mais, lors de meetings avec un public majoritairement composé de Français de souche, on est boycottés», raconte Akim Mimoun président fondateur de la Fédération de la mixité de France, qui vise à lutter contre les inégalités.

Akim Mimoun en a fait l’amère expérience. Lors des élections municipales de 2008, le Marseillais décide de prendre part à la liste de rassemblement de la gauche unitaire, regroupant notamment le PS et Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Déterminé à s’impliquer dans le renouveau de la deuxième ville de France, il déchante rapidement quand il constate que les personnalités issues de la diversité sont intégrées non «pas pour leur compétences» mais dans l’optique de récupérer un certain électorat. […]

A ceux qui taxent la liste à laquelle il appartient de «communautariste» il répond que c’est une «wem>liste communautariste des quartiers populaires». Les 46 personnes issues de diverses origines qui la composent représentent «la population marseillaise», ajoute-t-il. […]

.saphirnews

«Aux urnes, citoyens !», un appel pour inciter les «habitants des banlieues» à voter

Après la campagne «On ne marche plus, on vote», le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) appuie l’appel de quatre mouvements incitant les habitants des quartiers populaires à aller voter aux prochaines élections municipales.

Le simple fait de se rendre aux urnes est un pouvoir, estiment les collectifs. Ainsi, dans des zones où l’abstention est très forte, «la participation de ces habitants peut faire basculer les résultats du vote», fait remarquer Nadiya.

A moins d’un mois des élections municipales, prévus pour les 23 et 30 mars, quatre mouvements citoyens – le Collectif Citoyens, le Mouvement Citoyen Ensemble Nous Sommes Sevran, le Collectif Citoyens Musulmans et le Collectif On ne marche plus, on vote (ONMPOV) – ont décidé de mener ensemble une campagne baptisée «Aux urnes, citoyens !» afin d’inciter les habitants des quartiers populaires à aller voter.

Des séries de porte-à-porte sont prévues dans cinq villes d’Île-de-France (à Sevran, Montreuil, Montfermeil, en Seine-Saint-Denis ; à Trappes, dans les Yvelines ; et à Meaux, en Seine-et-Marne) pour mobiliser le plus grand nombre d’électeurs au scrutin. Pour cela, des bénévoles sont appelés à participer à cette action soutenue par le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), qui a joué un «rôle de coordinateur» entre les différents mouvements, nous indique Babacar Sene, le chargé de communication. […]

L’objectif était de frapper à la porte de 1 000 logements par week-end, indique-t-elle, en précisant que 60 personnes ont été mobilisées à chaque opération. Elle, qui a arpenté les rues de Trappes, fait savoir que les habitants étaient très «réceptifs» à leur message et «courtois». Mais nombreux d’entre eux, notamment parmi les « très jeunes », ont fait part de leur « défaitisme » en estimant que voter ne servait à rien.
Dans les quartiers populaires, cette idée est largement partagée comme en témoignent les taux records d’abstention. […]

saphirnews

Niveau scolaire : Quelle pédagogie pour les élèves des «quartiers populaires» ?

Stanislas Dehaene (Professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France) estime que l’enseignement est «une science» et fait un bilan, des méthodes qui pourraient améliorer les résultats scolaires des élèves des zones d’éducation prioritaires (ZEP).

Pour quiconque sait que « l’enfant est l’avenir de l’homme », l’enquête PISA est un véritable électrochoc. Que nous apprend le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l’OCDE ?

Plus inégalitaire que jamais, l’éducation nationale française réussit aux élites, mais ne parvient pas à donner aux enfants défavorisés le bagage minimal dont ils ont besoin pour comprendre un article de journal ou un problème d’arithmétique. Jusqu’à la seconde génération, une famille issue de l’immigration affiche des résultats scolaires en très net retard.

Ce résultat est-il inéluctable ? Non. La complexité de la langue française n’est pas en cause car, à difficulté égale, le Québec et la Belgique réussissent nettement mieux que la France. Le sociologue Jérôme Deauvieau, dans un rapport récent, identifie le noeud du problème : l’enseignement de la lecture au cours préparatoire (CP).

Il est allé enquêter dans les quartiers populaires de la petite couronne parisienne, les zones «Eclairs», anciennement zones d’éducation prioritaires (ZEP) où habitent les enfants les plus pauvres et les plus difficiles à scolariser. […]

Le Monde

Sadri Khiari : «La banlieue rouge tient à rester une banlieue blanche»

Le site des «Indigènes de la République» publie un extrait du livre de Sadri Khiari, «La contre-révolution coloniale en France. De de Gaulle à Sarkozy», 2009, La Fabrique éditions.

Comme le signale Abdelmalek Sayad, le fait que de nombreux immigrés et leurs enfants sont désormais français déprécie, en quelque sorte, la nationalité française. Celle-ci devient une nationalité «au rabais».

Au tournant des années 1960 et 1970, marqué par la puissance du mouvement ouvrier, y compris dans le tissu urbain. L’État social est encore une réalité, même si s’amorce timidement un certain désengagement notamment en terme de logement social. La colonisation et le traumatisme de la décolonisation ont moins de dix ans. Le nombre d’immigrés issus des colonies a connu un nouvel essor. […]

Nous sommes alors dans un contexte politique et économique bien différent de sa réalité actuelle. Pourtant, dans les quartiers populaires, la résistance blanche est déjà bien réelle. Elle est conduite principalement par le PCF ; ce même PCF dont une des forces, dans la première moitié du XXe siècle, résidait dans sa capacité à intégrer les immigrés européens, mais qui fait alors le choix de défendre les ouvriers blancs au détriment des travailleurs immigrés d’origine coloniale. […]

La ville tout entière veut voir progresser son niveau de vie ; elle veut changer de statut, pour s’élever en dignité. Et la dignité française impose d’être blanc. La banlieue rouge tient à rester une banlieue blanche.

Les élus communistes mènent alors campagne pour s’opposer à l’installation sur leurs communes d’immigrés dont ils réclament la dispersion. Sans employer le terme, ils revendiquent, en 1969, la «préférence nationale» : «A l’heure où des centaines de milliers de familles françaises attendent un logement, le financement du relogement des travailleurs immigrés ne peut et ne doit en aucun cas être à la charge du budget communal.» […]

Indigènes de la République

Jean-Claude Tchicaya : Les «quartiers populaires» oubliés par les politiques publiques européennes

Tribune de Jean-Claude Tchicaya, ex-maire adjoint de Bagnolet (93), sur la «question des quartiers populaires dans les politiques publiques européennes».

Il faut absolument s’investir sur le plan politique, économique, social, écologique, géopolitique. Nous sommes condamnés à réussir ensemble pour que cette supranationalité soit une construction politique inédite, respectueuse des peuples et des personnes, qu’ils soient européens ou non. Donc, citoyennes et citoyens des quartiers populaires, osons davantage ! Le pouvoir, cela se prend, cela ne se demande pas.

Depuis les débuts de la construction de l’Europe et notamment depuis 30 ans, en France et ailleurs, le phénomène politique des quartiers populaires n’est pas assez évoqué, souligné, traité, développé. Comment l’Europe peut-elle être aussi une solution positive en France et en Europe ? […]

Il doit y avoir des élus des quartiers populaires, présents dans tous ces champs et ne se laissant pas enfermer dans certaines thématiques auxquelles on veut toujours les assigner.

Autre grande inquiétude, nous voyons de nouveau se développer un phénomène très inquiétant, pour la suite de la construction européenne, à savoir, des discours populistes, réactionnaires, racistes, discriminatoires mais aussi on peut le dire, des discours aux relents fascistes.

Beaucoup sont discriminés, montrés du doigt parce que de confession musulmane, étrangers vus ou perçus comme tel dans le pays dans lequel ils vivent parce que d’une couleur ou catégorie sociale différente. […]

Bondy Blog

France : Mouloud Haddad et l’«imaginaire de l’invasion»

Interview de Mouloud Haddad, sociologue, chercheur associé au Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (Cetobac, EHESS-CNRS) et enseignant à l’Université Paris VIII.

Ces territoires, autrement dit les quartiers populaires, seraient le [repère] repaire, la base arrière pourrait-on dire, d’un Talibistan peuplé de femme voilées et d’hommes enturbannés à l’accent étranger, menaçant des centres villes laïcs et républicains.

Dans une interview au Monde, Marine Le Pen explique vouloir exclure tous les extrémistes étrangers. Si elle était élue, pourrait-elle de manière concrète mettre cette menace à exécution ?

Il ne s’agit pas d’une menace à proprement parler – elle n’en a pas les moyens – mais plutôt d’un effet d’annonce qui doit marquer sa rentrée politique. […]

Sur la défense d’une laïcité qui serait mise en danger, elle ne dit pas autre chose que Brice Hortefeux hier et que Manuel Valls aujourd’hui. Cette thèse nourrit, alimente, un imaginaire de l’invasion sur l’air de «on est plus chez nous». […] Mais le marinisme, en tant que messianisme politique, a une spécificité : il prône un retour à l’ordre ancien, à un Age d’or mythique, qui mélangerait à la fois des éléments de l’Ancien régime, de l’Empire et de la IIIe République. La France, selon elle, n’est pas seulement la patrie des Lumières, elle est catholique et protectrice des Chrétiens d’Orient. […]

Marine Le Pen dénonce également des tentatives d’un retour au délit de blasphème…

Je ne suis pas sûr qu’il s’agisse de cela lorsque des musulman manifestent leur désapprobation voire leur colère.En France, nous ne pouvons pas ignorer la question sociale, notamment dans les quartiers populaires. Le sentiment collectif (j’insiste sur ce point) de ne pas trouver socialement sa place est renforcé par un autre sentiment, plus spécifique, celui d’être stigmatisé pour la religion que l’on est sensé censé pratiquer. […]

Atlantico

Carrières-sous-Poissy : La Poste cesse de distribuer les colis dans un “ quartier populaire ”

[Le Parisien du 12 aout 2012. Titre d'origine : "Carrières-sous-Poissy : ça coince à la poste"]

Un mouvement de grogne secoue la poste de Carrières-sous-Poissy. Les facteurs ne distribuent plus ni recommandés ni colis dans un quartier populaire de 5000 habitants et ce sur décision de leur direction.

Une série de vols des scooters et des sacoches des postiers est évoquée pour justifier cette mesure. Les clients doivent donc se présenter à l’agence principale pour retirer leurs plis. Le maire prévoit de saisir la justice pour dénoncer cette décision qu’il juge « discriminatoire ». Hier matin, les clients devaient patienter entre trente minutes à une heure pour atteindre le guichet.

Une série de vols des scooters et des sacoches des postiers est évoquée pour justifier cette mesure.

Le parisien (merci Stormisbrewing)

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Complément 1 : Relire :
Les projets de mosquées fleurissent en vallée de Seine (78)
Carrières-sous-Poissy : Un maire «décale» la chasse aux oeufs de Pâques pour éviter toute connotation religieuse
Carrières-sous-Poissy (78) : trente voitures brulées et un incendiaire interpellé
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Complément 2 :

Manuel Valls accusé de «racialiser les quartiers populaires»

Un «Comité de Vigilance des Citoyens Antiracistes» a adressé une lettre ouverte à François Hollande pour protester contre la nomination éventuelle de Manuel Valls au ministère de l’Intérieur.

Les électeurs originaires de l’Afrique, du Maghreb, de confession musulmane et des quartiers populaires se sont mobilisés en nombre derrière votre candidature socialiste, exprimant clairement une envie de mieux vivre et de vivre ensemble.

La campagne électorale des présidentielles de 2012 a connu un déferlement de haine contre les immigrés, les étrangers et les musulmans sans précédent dans l’histoire de la Ve République. Cette xénophobie galopante a eu un large retentissement national au premier tour. Elle a trouvé une expression électorale importante auprès de la frange de la population économiquement fragile, intellectuellement vulnérable et géographiquement isolée. […]

nous considérons qu’une éventuelle nomination de M. Manuel Valls au ministère de l’Intérieur serait de nature à renforcer les tensions dans les quartiers sensibles.

En effet, vous n’êtes pas sans savoir que son propos tout simplement scandaleux sur le manque de «blancos» dans les quartiers populaires illustre un langage performatif qui nous renvoie à celui de son lointain prédécesseur Nicolas Sarkozy. Ce dernier a arpenté les quartiers en se livrant à des provocations à l’encontre de ses habitants, stigmatisant les immigrés et les familles musulmanes. […]

Depuis son parachutage dans le département de l’Essonne, il racialise les quartiers populaires, discrimine les populations immigrées, s’acharne sur les musulmanes et les musulmans de la commune d’Evry, instrumentalise le principe de laïcité pour attiser la haine et non apaiser les mœurs. Il stigmatise enfin les jeunes des banlieues, divise et ne se soucie guère du rassemblement que vous appelez de vos vœux. […]

saphirnews

L’appel du rappeur Axiom aux quartiers populaires

Axiom, 37 ans, rappeur et essayiste. Porte-parole du mouvement ACLeFeu et membre du collectif Stop le contrôle au faciès.

Le titre de votre essai fait référence à Martin Luther King…

Oui, clairement. Il a mené aux États-Unis une lutte pour les droits civiques et c’est ce que je veux faire en France. Je m’inspire de lui, comme de Malcom X et de Nelson Mandela.

A-t-on cinquante ans de retard sur les États-Unis ?

Dans les luttes, non. Le mouvement féministe, les combats des homosexuels, par exemple, sont des luttes pour obtenir des droits civiques. Mais elles n’ont jamais été reconnues comme telles. Le retard est là, dans l’identification de ces luttes.

Qu’avez-vous retiré de votre voyage dans des villes américaines sensibles ?

Qu’on se moque bien de nous en France ! On se raccroche en permanence à des idéologies. On nous dit que la discrimination positive, par exemple, est anti-républicaine. Pourtant, on a pris des mesures pour les femmes ou pour les personnes handicapées dans les entreprises. Mais pour les gens issus des quartiers populaires, on s’y refuse.

Vous êtes pour les statistiques ethniques ?

L’un des arguments, c’est de dire qu’il n’y a pas besoin de chiffres pour savoir qu’il y a des discriminations pour les gens d’origine africaine et maghrébine. C’est vrai. Mais on ne peut pas quantifier le problème sans comptage. (…)

Ouest-France


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