D’après le NIC, le monde en 2030 sera dominé par des Etats et non par des organisations régionales

Prédire l’avenir : telle est l’ambition du National Intelligence Council (NIC), la branche publique de la CIA, qui, tous les cinq ans, réfléchit à l’état du monde à un horizon de deux décennies. Son dernier rapport, baptisé « Global Trends 2030 – Alternatives worlds » vient d’être rendu public.

Qui entend bâtir des hypothèses crédibles sur ce que pourrait être le monde en 2030 doit s’efforcer d’ausculter les tendances de fond plutôt que de se focaliser sur les crises et les urgences du moment. [...]

La première concerne le basculement des richesses d’ici à 2030. Certes, on peut augurer, pour une bonne partie, la poursuite de la tendance au passage de l’essentiel de la richesse vers l’est du monde. Pour autant, plusieurs phénomènes pourraient le ralentir ou le rendre moins unilatéral – la Chine par rapport aux autres  d’ici 2030 : des crises de croissance chinoises, liées au vieillissement comme à l’instabilité sociale, qui réduisent la vitesse de ce nouveau grand bond, une reprise économique forte au Japon qui parvient à se doter de capacités d’innovation et bénéficie de ses nouvelles alliances en Asie et de l’ancienne avec les Etats-Unis, un nouveau démarrage de l’Europe consolidé par son grand marché et des traités de libre-échange avec d’autres zones du monde, bien sûr, le redémarrage économique des Etats-Unis, qui s’appuie sur un potentiel exceptionnel qui n’a jamais été perdu. [...]

La deuxième ligne concerne l’ordre mondial. Cela ne sera pas celui de la multipolarité organisée, mais de l’oligarchie fondée sur des alliances lointaines. Autrement dit, nous n’aurons pas un pôle asiatique, un pôle européen, un pôle américain, etc. mais une série d’Etats entretenant des alliances multiples avec d’autres [...]

Troisième ligne, conséquence de celle-ci : l’affaiblissement des organisations internationales généralistes, allant de pair avec le renforcement des organisations techniques. Dans son volet politique, l’Union européenne s’affaiblira autant que les Nations unies, mais leur apport au développement du monde, comme celui des banques de développement, sera considérable dans les 15 années qui viennent. [...]

Atlantico

Débat : Quelles solutions réalistes à l’immigration ?

Tribune libre de Pierre Sautarel.
[Ce texte est une ébauche synthétique dans laquelle l'auteur exprime sa position personnelle. Celle-ci n'est ni ferme, ni définitive mais nous semble susceptible d'ouvrir le débat sur une question capitale. ]

Si l’immigration massive est à juste titre perçue par la plupart d’entre nous comme un phénomène nocif, nos avis divergent quand il s’agit de réfléchir à des solutions. Pour certains, arrivera forcément un moment où la situation sera tellement explosive qu’elle entrainera la reconquista de notre territoire ; pour d’autres l’arrivée qu’ils espèrent prochaine d’un parti souverainiste ou de droite nationale au pouvoir permettra la mise-en-place d’une politique d’assimilation massive qui, additionnée à la fermeture des frontières et au rapatriement des clandestins, transformera d’un coup de baguette magique des millions de citoyens d’origine extra-européenne en parfaits petits Français. En ce qui me concerne, j’ai une vision très différente de la situation et si l’assimilation me semble une utopie obsolète depuis 30 ans, la Reconquista me parait être une hypothèse plutôt fumeuse à court ou moyen terme.. Lire la suite

Quand est-ce que la dernière Française disparaîtra? Slate en a fait une estimation

En quelle année disparaîtra la dernière femme de chaque pays si les tendances démographiques actuelles se poursuivent? C’est la drôle de question que s’est posée The Economist, graphique à l’appui, en s’appuyant sur le taux net de reproduction, c’est à dire le nombre de filles mises au monde par une génération de femmes (..)

«Si rien ne change, […] Hong-Kong peut s’attendre à donner naissance à sa dernière femme en 2798. […] Selon la même logique implacable, le Japon, l’Allemagne, la Russie, l’Italie et l’Espagne ne verront pas le prochain millénaire. Même la Chine, qui a une histoire remontant à au moins 3.700 ans, n’en a plus que 1.500 à vivre.»

The Economist reconnaît l’aspect théorique de sa construction en parlant de «calculs à la louche».

(…)

Et la France? Son cas n’est pas abordé dans le graphique de The Economist, mais nous nous sommes amusés à effectuer nos propres calculs à partir des chiffres des Nations Unies. Avec son taux net de reproduction de 0,95 fille par femme (bien plus élevé que ses grands voisins, qui plafonnent entre 0,65 et 0,70), sa population de plus de 33,5 millions de femmes et un âge moyen à l’accouchement de 30,1 ans en 2010, il faudrait environ 338 générations pour descendre, à ce rythme-là, à une femme. Soit quelque chose comme l’an 12184…

 Slate

Le futur de la discrimination positive

Le 17 décembre 2008, lors de son discours à l’Ecole Polytechnique, le président Sarkozy annonçait de nouvelles mesures de « discrimination positive » et lançait cet avertissement : « Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. »

Quelles sont ces méthodes plus contraignantes ? Le professeur Steven Farron les détaille dans sa monographie consacrée à la discrimination positive : Prejudice is free, but discrimination has costs.

La discrimination positive telle que l’envisage Nicolas Sarkozy est conforme à la définition qu’en donne le professeur Steven Farron : « une discrimination imposée par le gouvernement pour résoudre le problème du taux de réussite supérieur d’un groupe racial ou ethnique. »

Steven Farron passe en revue les mesures phares adoptées dans les pays où la discrimination positive est appliquée (États-Unis, Afrique du Sud, Malaisie, etc). En voici un échantillon représentatif :

Éducation

  1. quotas ethniques pour l’obtention des bourses d’étude,
  2. quotas ethniques aux examens d’admission à l’université,
  3. à l’université, les étudiants appartenant au groupe ethnique favorisé sont notés selon un barème spécial, plus indulgent,
  4. les étudiants du groupe ethnique politiquement favorisé ont droit à des dortoirs séparés Lire la suite

France : Conflits ethniques 2000-2060

Au cours des dernières décennies, les violences à caractère ethnique se sont répandues à travers toute la France. Les conflits iront-ils en s’aggravant ? Un apaisement est-il possible ? Quelles sont les évolutions probables à long terme ? Une analyse statistique basée sur la situation de 183 pays tente d’apporter des éléments de réponse.

Dans son article Domestic Ethnic Conflict and Ethnic Nepotism, le professeur Tatu Vanhanen aborde la question du lien entre conflits ethniques et homogénéité de peuplement. En utilisant une échelle d’intensité des conflits ethniques, Vanhanen démontre que les conflits sont plus intenses dans les pays ethniquement hétérogènes.

Les données statistiques sont reportées sur un graphique (voir figure 1 ci-dessous) : Vanhanen y représente chacun des 183 pays de son échantillon par un point. Sur l’axe horizontal, la « diversité » : plus le point est à gauche, plus le pays est ethniquement homogène ; plus le point est à droite, plus il est hétérogène. Sur l’axe vertical, l’intensité des conflits ethniques : plus le point est en bas, plus le pays est calme ; plus le point est en haut, plus il connaît de conflits ethniques.

Le nuage de points se concentre autour de la diagonale qui part du coin en bas à gauche (calme/homogène) et arrive en haut à droite (conflictuel/hétérogène). Vanhanen en déduit que la diversité ethnique engendre la violence. La corrélation entre « diversité » et violence est de 74%.

Cette loi permet de prédire la trajectoire probable de la France. En effet, l’évolution Lire la suite