Les crèches coraniques se développent en Tunisie. Une évolution qui inquiète les militants laïcs du pays.(vidéo)

Deux ans après la révolution, la société tunisienne montre des signes de ré-islamisation.

Le journal d’Arte a consacré l’un de ses reportages aux crèches et jardins d’enfant dans lesquels l’enseignement repose sur le Coran. Si une mère dit être ravie que sa fille bénisse la nourriture avant de manger, des laïcs tunisens trouvent au contraire cette évolution «inquiétante» et «dangereuse».

Slate Afrique

Loi sur le voile : «Désislamiser le pays afin de mieux le catholiciser»

Article de Pierre Marcelle sur l’arrêt de la Cour de cassation relatif à la crèche «Baby Loup».

On devrait pourtant s’en rendre compte, depuis le temps, que sans égalité sociale, la laïcité est à peine un vœu pieux.

Allez-vous lui faire un sort, un bûcher ou une interdiction professionnelle, à l’employée de service croisée à potron-minet dans l’ascenseur le chef couvert d’un fichu, d’un béguin, d’un foulard ou que sais-je, en signe indubitable de son prosélytisme musulman ? […]

Après un quart de siècle de retours de cette flamme soufflant décidément toujours dans la même direction, on se dit que ça devrait lui passer, au législateur, cette manie de bricoler de nouveaux encensoirs à la sacro-sainte «laïcité républicaine» pour mieux désislamiser le pays afin de mieux le catholiciser mais bernique, le législateur ne lâche pas le morceau. Sur fond de service public télévisé consacrant à travers trois-quarts d’heure de JT (à) l’élection d’un pape ou de pèlerinages homophobes au nom des saints sacrements, l’urgence consiste à ravaler la vieille façade idéologique. […]

Une autre loi à la Sarkozy, en quelque sorte, qu’un seul cas particulier inspirerait, dans un domaine où il n’est pas de cas qui ne soit particulier… Pourquoi faire ? Pour convaincre, pour séduire ou pour calmer une droite, sinon encore tout à fait liguarde, du moins déjà un peu factieuse, à laquelle les dévotions faites par l’exécutif au Vatican ne suffisent plus ? Mais cette droite-là ne souhaite pas être convaincue. […]

Libération

Sarah, musulmane convertie, persécutée par les Français ? (RMC)

Dans les GG de RMC, une auditrice convertie à l’islam se félicite de la récente décision de justice qui déboute Baby Loup. Elle dénonce la discrimination des musulmans en France. Johnny Blanc, Sylvain Grandserre et Philippe Gabilliet sont vent debout contre la musulmane.

« Je vous invite à venir une semaine avec moi ou d’autres personnes que je connais et voir ce que c’est, quand vous allez traverser la route avec vos enfants et que le conducteur accélère, quand vous vous faites cracher dessus, quand vous vous faites insulter, quand le bus à l’arrêt de bus se dépêche de démarrer pour pas vous faire rentrer, quand on va dans les services publics et qu’on vous parle comme si vous étiez trisomique 21 ! » – Sarah

« Aux Etat-Unis, on voit des femmes voilées, des chauffeurs de taxi qui sont sikh etc. Bah je trouve que c’est plutôt une chance, une richesse de voir des gens différents… » – Olivier Truchot

Le Pays de Galles accepte les résidences personnelles « Mahometisées »

Un businessman millionaire musulman de Newport (Pays de Galles) peut garder sa maison islamisée après avoir gagné sa bataille juridique.

  • « Il n’existe pas de dieu autre que Allah et Mahomet est son messager » est- il écrit sur la façade de son domicile
  • Les opposants ruraux ont pourtant argumenté que cela ressemblait à une enseigne de Mac Donald
  • Mais Mahmood Ali, 54 ans, a finalement gagné le droit de garder sa façade en l’état après que la justice ait décidé en sa faveur
  • « Cela ne me dérangerait pas si mes voisins peignaient une croix chrétienne sur leurs maisons » a-t-il affirmé

Suite du reportage (en anglais) sur :

Daily Mail

Henri Pena-Ruiz ne respecte pas «une religion qui proclame l’infériorité de la femme»

Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, ancien membre de la commission Stasi et militant au Parti de Gauche, demande la suppression de la loi Debré du 31 décembre 1959 qui organise le financement public d’écoles privées sous contrat. Au nom de la «laïcité». Même s’il fait allusion aux «religions du Livre», c’est surtout l’Eglise catholique qui est sa cible.

Je ne respecte ni la croyance raciste ni une religion qui brûle les hérétiques ou proclame l’infériorité de la femme.

Triste sort que celui de la laïcité dans notre pays. Evoquée sur un mode incantatoire, elle ne cesse d’être bafouée. En particulier dans le domaine scolaire. Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Eric de Labarre, tente d’enrôler les élèves de ces écoles dans des débats sur le mariage pour tous, projet émancipateur programmé par les représentants du peuple. De qui se moque-t-on en prétendant que ces débats ne sont pas un appel déguisé à manifester contre ce projet ? Un enseignant de l’école publique commettant le millième de ce genre de détournement serait vertement rappelé à la déontologie laïque. […]

Ils ont le beurre (la faculté de prosélytisme auprès de la jeunesse) et l’argent du beurre (les fonds publics payés par des contribuables athées ou agnostiques). Ces derniers se trouvent ainsi contraints de financer la diffusion d’une foi qu’ils ne partagent pas.

Libération (Merci à artichaud)

Mariage gay. Ecoles catholiques : «Il faut solder (NDLR régler ?) les comptes»

Benoît Schneckenburger, professeur de philosophie dans l’enseignement public, revient dans Libération sur le rappel du ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, à la «neutralité» dans les écoles catholiques, à propos du «mariage pour tous».

Il est également responsable au Parti de Gauche.

Vincent Peillon fait mine d’ignorer ce fait désormais incontestable : l’enseignement privé confessionnel catholique reste un enseignement privé confessionnel et catholique.

En rappelant à l’ordre l’enseignement catholique qui entend faire preuve de prosélytisme dans le débat sur le mariage pour tous, Vincent Peillon a déclenché les foudres de la droite, et Mme Boutin sort de sa retraite pour l’accuser de «réveiller la guerre scolaire». […] L’enseignement catholique est en effet l’artisan de l’œuvre prosélyte de l’Eglise dont il constitue un moyen privilégié d’atteindre les consciences.

Les combats des philosophes des Lumières ont toujours souligné l’enjeu que représentait l’école pour les dogmes religieux, l’enfance étant un moment propice pour son œuvre de propagande. En intervenant dans le débat de société, l’enseignement privé catholique accomplit bien en effet ce qu’il considère être sa mission. Le préambule du statut de l’enseignement catholique rappelle notamment son objet : promouvoir «une communauté chrétienne ayant pour base un projet éducatif enraciné dans le Christ et son évangile». […]

Voilà qui devrait faire réfléchir tous ceux qui croient qu’en mettant leurs enfants à l’école privée, ils ne font que les exempter des influences fantasmées des pauvres et des immigrés : ils les soumettent également à une influence religieuse.

Alors oui, cette intervention de l’école catholique dans un débat de société doit nous conduire à réaffirmer le principe simple, mais garant de l’égalité et de la laïcité : école publique fonds publics, école privée fonds privés. Il est temps, non de rouvrir la guerre scolaire, mais de solder les comptes.

Libération

Le délit de harcèlement religieux pour aider les « filles en jupe » ?

Et si le « harcèlement religieux » devenait un délit ? La sénatrice centriste Sylvie Goy-Chavent, a déposé, le 22 octobre dernier, une proposition de loi allant dans ce sens. Son texte a été cosigné par deux sénateurs de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), parti présidé par Jean-Louis Borloo, et cinq élus UMP.

Le but de cette loi, qui instaurerait ce délit, serait de « condamner un comportement qui contraindrait des citoyens à se convertir ou à avoir dans la vie de tous les jours un comportement qu’ils n’auraient pas eu de manière naturelle », explique la sénatrice de l’Ain (Rhône-Alpes).

En ligne de mire le prosélytisme exacerbé que pourraient avoir certains citoyens voulant à tout prix convertir leur concitoyens, peut-on penser. Mais c’est bien une nouvelle fois l’islam qui est visé par ce projet de loi, le « harcèlement religieux » n’étant pas défini correctement.

« On voit des filles en jupe et le lendemain on les voit vêtues de la tête au pied. Est-ce le poids de la société ou de la religion ? Est-ce une avancée ou une régression ? », s’interroge ainsi Sylvie Go-Chavent, également maire de la ville de Cerdon. (…)

Saphirnews