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Alors que le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été tué il y a un an, des enseignants se sont confiés à « Marianne » sur les difficultés rencontrées dans leur classe face à des élèves prosélytes.

C’est notamment le cas d’Antoine*. Ce professeur de CM2 de Montreuil a répondu à l’appel à témoignages de Marianne. « Ici, ça commence dès la maternelle. Quand on demande à certains enfants pourquoi ils veulent apprendre à lire, on a déjà cette réponse : “C’est pour pouvoir lire le Coran.” » Le professeur rencontre régulièrement des problèmes de prosélytisme dans sa classe, souvent lié au fait que les élèves fréquentent une école coranique les mercredis et samedis.

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Parmi les cas les plus inquiétants, il cite cette jeune élève de dix ans qui disait vouloir devenir présidente de la République pour « imposer la burqa »« Cette petite s’enroulait les cheveux dans un foulard, elle attendait visiblement que je réagisse. » Parfois, la confrontation entre élèves non-croyants et croyants tourne à la bagarre : « J’ai déjà vu des élèves se battre parce qu’un garçon non-croyant a vu la pluie et a dit que : “C’est dieu qui fait pipi.” »

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« ILS SE CONSTRUISENT UNE IDENTITÉ DANS LA RELIGION »

Si Antoine alerte sur le fondamentalisme religieux « dont sont victimes ces enfants », il pointe aussi la responsabilité de l’instruction publique qu’ils reçoivent. « Je n’ai jamais eu ce type de réaction avec des élèves, mêmes croyants, qui avaient un bon niveau. Ce sont toujours ceux qui sont en échec, qui ne maîtrisent pas la lecture ou le calcul. » Antoine évoque « une forme d’acculturation. Ils se construisent une identité à côté, dans un monde propre qui est celui de la religion. L’école coranique leur apporte ces réponses-là. » Pour l’enseignant, si ces enfants ne comprennent pas vraiment ce qui se passe à l’école, c’est aussi parce qu’ils sont dans des familles « qui ne sont pas intégrées, voire radicales, il faut le dire. »

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Marianne


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