Une pétition sur le site de la Maison Blanche pour le rattachement de l’Alaska à la Russie

Lien de la pétition sur le site de la Maison Blanche :
https://petitions.whitehouse.gov/petition/alaska-back-russia/SFG1ppfN

Une pétition, publiée sur le site de la Maison Blanche, concernant l’adhésion de l’Alaska à la Russie a recueilli 7500 signatures au cours de deux jours seulement.

Il faudra recueillir encore 92 500 signatures avant le 20 avril pour que les autorités américaines formellement donnent la réponse à cette pétition.

« Votez pour la sécession de l’Alaska des États-Unis et son adhésion à la Russie », précise la pétition publiée le 21 mars. Son texte indique que « dans l’antiquité, des groupes de Sibériens russes ont traversé le détroit de Béring et commencé à s’installer sur la côte de l’Arctique ».

La pétition fournit également des informations encyclopédiques que les Russes étaient les premiers Européens qui ont visité l’Alaska en 1732.

source : La Voix de la Russie

Prix Nobel de la paix pour Poutine ? L’analyse de Jacques Attali (vidéo)

La vision de la situation dans l’Edito de Blako sur Canal+ du 8 mars 2014

La réaction de Jacques Attali dans Salut Les Terriens de Canal+ :

lien direct de la vidéo sur : VK

complément :

68% des Russes approuvent le travail de Vladimir Poutine (sondage de février 2014)

La cote de popularité du président Vladimir Poutine a atteint son plus haut niveau sur les douze derniers mois, à 67,7%, phénomène que les experts lient au succès des JO de Sotchi et aux troubles en Ukraine, d’après un sondage réalisé par le Centre russe d’étude de l’opinion publique (VTsIOM).

« [Cette hausse] est liée aux résultats des JO de Sotchi et à l’effet de comparaison avec les troubles politiques et au spectre d’une guerre civile en Ukraine. Sur les deux dernières années, le record de popularité a été enregistré en mai 2012 (68,8%), marqué par l’investiture de Vladimir Poutine. Au total, le taux d’approbation du travail effectué par le président reste supérieur à 60% », indique la source dans un communiqué.

source : Ria Novosti

Jean-Pierre Chevènement : « Sans la Russie, il manque quelque chose à l’Europe »

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, samedi 8 mars 2014. Propos recueillis par Eugénie Bastié et Vincent Tremolet de Villers.

Le Figaro : Quelle issue voyez-vous à la crise ukrainienne ? 

Jean-Pierre Chevènement : Dans ce genre de crise, on fait souffler tour à tour le chaud et le froid. Une phase de désescalade, verbale en tout cas, semble toutefois avoir été amorcée par les déclarations du président Poutine. Celui-ci a mené une opération de « gesticulation calculée », comme disent les militaires. Ce qui importe maintenant, c’est de définir des axesde sortie de crise. Il n’y a plus aucune raison idéologique et militaire à une nouvelle guerre froide en Europe. Personne n’y a intérêt. Il y a trop d’interdépendance entre nous pour qu’on ne puisse pas chercher la voie d’une solution durable.

Ce n’est pas le chemin que nous empruntons… 

Dès le départ, il y a un grand malentendu : la politique de l’Union européenne visant à associer l’Ukraine tout en lui faisant miroiter une perspective d’adhésion, comme l’avait déclaré le commissaire européen Olli Rehn, est une perspective qui ne peut pas se réaliser dans des délais raisonnables. Une adhésion n’est d’ailleurs pas souhaitable. Il ne fallait et il ne faut pas mettre l’Ukraine devant cette alternative manichéenne : soit la Russie, soit l’UE. C’est un dilemme insoluble pour l’Ukraine compte tenu de son histoire. La réalité de l’Ukraine, c’est son hétérogénéité. Il y a à l’Est les russophones et à l’Ouest des populations catholiques uniates dont certaines ont fait partie de l’Autriche-Hongrie. Il n’est pas raisonnable de concevoir l’alternance démocratique en Ukraine comme étant tantôt le pouvoir des uns, tantôt le pouvoir des autres, comme on l’a vu depuis 1991 : Kravtchouk en 1991, Timochenko, puis Ianoukovitch. Je ne vois pas pourquoi l’Ukraine ne pourrait pas être un pays fédéral. Il paraît que c’est la thèse russe : ce n’est pas une raison suffisante pour disqualifier cette proposition, si elle correspond au bon sens. Quant à la Crimée, personnene peut contester qu’historiquement elle est russe. Sa population est majoritairement russe. Une autonomie substantielle est dans la nature des choses. Comme disait le général de Gaulle : « Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités. »

 

Dans votre dernier livre, vous écrivez : « Sans la Russie, il manque quelque chose à l’Europe »… 

La Russie est un grand pays européen. Elle s’étend sur un espace à la fois européen et asiatique, mais son peuple est incontestablement un peuple européen : il manquerait quelque chose d’essentiel à notre culture sans le roman russe, Tolstoï, Dostoïevski, sans le théâtre de Tchekhov, la danse de Diaghilev, la musique de Tchaïkovski, la peinture de Soutine. Et puis, historiquement, la France est bien placée pour savoir tout ce qu’elle doit à la Russie : en 1914, nous étions bien contents d’avoir le front russe pour tenir sur la Marne, et plus encore pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous sommes redevables à la Russie des sacrifices immenses qu’elle a alors consentis pour briser l’échine de l’Allemagne nazie. On ne peut pas biffer l’histoire d’un trait de plume.

Est-ce une démocratie ? 

La Russie est un État de droit depuis vingt-deux ans, certes imparfait mais qui comporte des éléments de démocratie en gestation : pluralisme politique, liberté d’expression – au moins de la presse écrite et sur le Net -, élections que l’opposition peut gagner, par exemple à Iekaterinbourg, quatrième ville du pays, en septembre dernier. La Constitution de 1993, toujours valable, a été suivie ; en France, vingt ans après 1789, nous avions usé au moins sept ou huit Constitutions. Il faut faire confiance au développement économique, au temps, à l’essor des classes moyennes : la démocratie procédera du peuple russe lui-même. La thèse d’une exportation de la démocratie est une thèse dangereuse : l’idéologie selon laquelle l’Occident devrait exporter ses valeurs, ses normes, ses standards, ne peut qu’alimenter des remugles de guerre froide. Il faut toujours essayer de comprendre ce qu’il y a dans la tête de l’autre : les Russes considèrent que les Occidentaux et particulièrement les États-Unis n’ont pas renoncé à la politique du « regime change ».Ils n’ont pas oublié le Kosovo, l’Irak, la Libye, etc. La Russie défend ses intérêts géopolitiques mais elle n’est pas l’URSS. Celle-ci a disparu depuis vingt-trois ans. Il faut accepter que chaque pays évolue à son rythme et choisisse lui-même son destin. Je me réfère toujours à Jacques Berque qui disait que chaque peuple doit trouver en lui-même et dans ses motivations les raisons d’emprunter des concepts qui lui sont de prime abord étrangers, mais qu’on ne peut les lui imposer de force.

L’Europe a besoin de la Russie ? 

Puisque de l’autre côté il y a un projet de zone de libre-échange eurasiatique, pourquoi ne pas essayer de penser le problème dans son ensemble, de Brest à Vladivostok ? C’était l’esprit du partenariat stratégique conclu entre l’Union européenne et la Russie en 2003 : créer un vaste espace de libre circulation de l’Atlantique au Pacifique. Et depuis lors les intérêts se sont interpénétrés : il y a beaucoup d’investissements occidentaux, allemands et français en Russie, des interdépendances énergétiques et industrielles de toute nature. Il faut essayer de voir comment on peut aller vers cet espace de libre circulation qui doit, bien sûr, inclure l’Ukraine.

Vous dénoncez également la « russophobie ambiante »…

La Russie est devenue un très grand pays à la fin du XVIIIe siècle, avec la Grande Catherine et Alexandre Ier , Napoléon l’apprit à ses dépens. Mais la Russie a longtemps fait peur. Chez les Allemands et les Anglo-Saxons, il y a eu une russophobie politique, rivalité géopolitique de la Grande-Bretagne avec l’Empire russe, comme l’ont manifesté au XIXe siècle la guerre de Crimée et le « Grand Jeu » en Asie centrale. Entre les États-Unis et l’URSS, ce fut la guerre froide de 1917 à 1990.

Les Allemands en 1918 et 1941 ont eu la tentation de s’étendre à l’Est en refoulant les Slaves, selon la vieille thèse pangermaniste. Cette tentation a heureusement disparu et la politique allemande vis-à-vis de la Russie est devenue infiniment plus sage.

En France, il y a une russophobie idéologique. Elle a été formulée en 1839 par le marquis de Custine dans sa célèbre formule : « La Sibérie commence à la Vistule. » Cette russophobie idéologique est profondément contraire à l’intérêt de notre pays, et j’ajoute à celui d’une Europe pacifique. Dans Le Monde par exemple, l’historienne Françoise Thom parle de « choix de civilisation » s’agissant de l’Ukraine : allons-nous revenir à la guerre des civilisations dont parlait Samuel Huntington en 1994 ? Si Bernard-Henri Lévy et quelques autres pouvaient ressusciter Staline, ça leur donnerait enfin des raisons de vivre !

Comment jugez-vous Vladimir Poutine ? 

Après l’effondrement économique de la Russie dont le PNB avait diminué de moitié dans la décennie qui a suivi la fin de l’URSS, Poutine a considérablement amélioré la situation économique (croissance moyenne de 7 % l’an de 2000 à 2010). Il a pris des mesures socialement appréciées. Paradoxalement, il a contribué à développer une classe moyenne qui ne lui est d’ailleurs pas particulièrement favorable. Il a enfin rétabli le rôle international de la Russie. L’opinion publique russe l’apprécie. Les médias français pour la plupart donnent une vision au mieux réductrice de la réalité russe. Des choses peuvent nous choquer bien sûr : la « propagande homosexuelle » à l’égard des mineurs est réprimée par la loi. C’est une formulation qui prête à beaucoup d’interprétations. Mais on oublie qu’en France il y a trente ans, les atteintes aux mineurs étaient plus lourdement sanctionnées pour les homosexuels. Ça ne peut pas être le seul étalon sur lequel juger un pays. La peine de mort n’a pas été abolie en Russie, mais il y a un moratoire, et pas d’exécutions. On ne peut pas en dire autant de tous les pays, y compris certains de nos alliés les plus proches. Une majorité de la population soutient Vladimir Poutine, l’opposition est divisée. M. Navalny, chef de file des opposants, a fait 28 % des voix à Moscou.

Vladimir Poutine aime à se présenter comme l’héritier des racines chrétiennes de l’Europe…

Est-ce que nous sommes dans l’affrontement entre chrétiens d’Orient et chrétiens d’Occident ? Interrogés par sondage, 74 % des Russes de moins de 30 ans ignorent la signification du « filioque », la querelle théologique qui en 1054 a abouti au schisme entre l’Église byzantine et l’Église catholique de Rome. Il s’agissait de savoir si le Saint-Esprit procédait du Père ou à la fois du Père et du Fils. Ce qui m’étonne, c’est que 26 % des jeunes Russes savent encore de quoi il retourne ! La société russe est plus religieuse que la nôtre : il suffit de se promener dans les basiliques de l’Anneau d’Or pour voir de très nombreux fidèles, toutes générations confondues, prier avec ferveur devant les icônes.

La vérité est que la Russie a un problème d’identité, elle a été ramenée à ses frontières du XVIe siècle, elle voit que l’Otan s’est étendue bien au-delà des frontières de l’Allemagne occidentale, contrairement à l’accord de 1990. Les Russes se souviennent que l’Otan a voulu s’étendre à la Géorgie et à l’Ukraine en 2006 – la France et l’Allemagne s’y étant alors opposées. Ils considèrent que leur statut de grande puissance serait menacé par l’extension de l’Otan à ces deux pays. Ils exagèrent probablement la menace, mais ils ne rentrent pas facilement dans les raisonnements des dirigeants occidentaux. On a vu beaucoup de ceux-ci, il y a quelques semaines, se propulser place Maïdan en tenant des propos déraisonnables, ou en s’affichant en compagnie de personnages fort peu recommandables. Était-ce bien prudent ? L’accord passé avec Ianoukovitch et paraphé par les trois ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, de France et de Pologne a été ensuite vidé de sa substance.

Et on parle d’ingérence !

Vous parlez dans votre livre de l’inéluctabilité de cette « Europe à géométrie variable », seule solution pour gérer une Europe à 28 et plus… 

Pourquoi ne pas imaginer des liens entre l’euro – monnaie unique ou commune – et le rouble : l’Europe représente plus de la moitié des importations-exportations russes. On a une forte interdépendance en matière énergétique et économique : peu de Français savent que plus d’un million d’automobiles construites en Russie, soit un tiers du total, sont produites par des marques françaises… Peu de gens ont l’idée des énormes investissements faits dans la péninsule de Yamal pour mettre en valeur des gisements de gaz naturel. Ce sont des investissements considérables (30 milliards) dans lesquels Total notamment intervient. La Russie est un pays réémergent proche, Moscou est à trois heures de Paris. Les entreprises françaises installées en Russie ne souhaitent pas du tout que la crise s’envenime.

Et l’alliance américaine ? 

Nous devons maintenir l’alliance avec les États-Unis, mais une alliance ne se confond pas avec une subordination. Le XXIe siècle ne doit pas se résumer au tête-à-tête de la Chine et des États-Unis. Il est souhaitable que l’Europe s’organise pour exister par elle-même. On doit réfléchir à une Europe à géométrie variable associant différents pays, chacun choisissant la manière dont il veut faire converger sa politique vers un intérêt général européen commun.Depuis huit mois, Européens et Américains négocient un accord commercial baptisé « Traité transatlantique », qui vise à améliorer les conditions du libre-échange entre les deux rives de l’Atlantique : avons-nous quelque chose à gagner dans cet accord ?Ma critique fondamentale, c’est que la parité de l’euro avec le dollar peut varier dans une proportion qui va de 1 à 2. L’euro était à 0,82 dollar en 2000, et en 2006 à 1,60 dollar. Alors que signifie dans ces conditions la suppression de ce qui reste de nos droits de douane (3 à 4 %) et l’harmonisation des normes ?Aujourd’hui, l’euro est à 1,40, un niveau très élevé pour l’économie française à la différence de l’économie allemande excédentaire sur les États-Unis. Derrière cet accord, il y a la volonté des États-Unis de regrouper tous les pays des bords de l’Atlantique comme ceux du Pacifique pour isoler la Chine.

Il y a enfin la volonté de certaines grandes firmes multinationales d’aller s’installer dans des plates-formes à bas coût : Mexique, mais aussi États-Unis pour des raisons monétaires. Je ne vois vraiment pas ce que la France peut y gagner.

Que pensez-vous des sanctions prises jeudi par l’Union européenne ?

Les sanctions européennes sont une arme à double tranchant. Elles visent l’ensemble des nationaux russes, à la différence des mesures américaines qui concernent les responsables, en dehors de Vladimir Poutine toutefois… La seule qualité que je vois à ces sanctions européennes est qu’elles sont aisément réversibles…

Chevenerment.fr

Poutine demande l’envoi de troupes en Ukraine. Iatseniouk : Une «déclaration de guerre» (MàJ N°3 vidéo)

Addendum 02.03.2014 :

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Entretien de BFMTV avec le Général Vincent Desportes, ex-Directeur de l’Ecole de guerre.

« N’oublions pas quand même que les accords internationaux prévoient que les russes peuvent avoir jusqu’à 25.000 hommes en Crimée, que pour l’instant, je crois qu’ils en ont environ 15.000, et donc, tout en ne dépassant pas les traités qu’ils ont avec l’Ukraine,
ils peuvent encore renforcer leurs forces en Crimée de 10.000 hommes. »

A peine nommé, le commandant en chef de la marine ukrainienne, Denis Berezovski, a annoncé dimanche qu’il prêtait allégeance aux autorités pro-russes de Crimée au cours d’une conférence de presse à l’état-major de la flotte russe à Sébastopol.

Denis Berezovski avait été nommé vendredi à la tête de la marine ukrainienne par le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

C’est un nouveau coup dur pour Kiev qui est en train de perdre le contrôle de la Crimée, où des milliers de soldats non identifiés bloquent les militaires ukrainiens dans leurs casernes. La Crimée, péninsule russophone du Sud de l’Ukraine, abrite la flotte russe de la mer Noire.

Le Monde


L’Otan a accusé dimanche la Russie de «menacer la paix en Europe», et appelé Moscou à «cesser ses activités militaires et ses menaces» contre l’Ukraine, alors que les mises en garde occidentales contre une intervention russe se multiplient.

Les ambassadeurs des 28 pays membres se sont retrouvés à 12H00 GMT au siège de l’Alliance atlantique, avant une réunion avec leur homologue ukrainien à 15H00 GMT.

Libération

Un millier d’hommes armés bloquent l’entrée d’une unité des gardes-côtes ukrainiens en Crimée pour contraindre les Ukrainiens à rendre les armes, affirme le ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué. «La 36e brigade des gardes-côtes à Perevalne est bloquée par un millier d’hommes armés et une vingtaine de camions. Il y a un risque d’assaut», indique le ministère ukrainien sans préciser la nationalité des hommes armés.

Le Nouvel Obs

L’Ukraine se «trouve au bord du désastre», à la suite de la «déclaration de guerre» de la Russie, a déclaré dimanche le Premier ministre Arseni Iatseniouk. «C’est l’alerte rouge. Ce n’est pas une menace, c’est en fait une déclaration de guerre à mon pays», a-t-il dit.

«Nous appelons le président (russe Vladimir) Poutine à retirer ses forces armées et à s’en tenir aux obligations internationales et aux accords bilatéraux et multilatéraux entre la Russie et l’Ukraine», a-t-il ajouté.

Le Point


Addendum 01.03.2014 :

Dans plusieurs villes de l’est de l’Ukraine, des dizaines de milliers de manifestants prorusses se sont rassemblés, samedi 1er mars, pour montrer leur colère après la nomination du nouveau pouvoir ukrainien. A Kharkiv, la deuxième ville du pays, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées. A Donetsk, 10 000 personnes ont manifesté contre les nouvelles autorités de Kiev.

Devant le siège de l’administration régionale, dans le centre de la ville de Kharkiv, les violences, avec jets de pierres, de grenades assourdissantes et de tirs, ont éclaté en marge du rassemblement de quelque 20 000 prorusses, dont certains brandissaient des drapeaux russes.
« Russie, Russie ! », ont scandé les manifestants en brandissant les drapeaux, alors que, sur un podium improvisé, des intervenants déclaraient qu’ils soutenaient l’« aspiration de la Crimée de rejoindre la Russie ». Puis un drapeau russe a été hissé sur l’administration régionale de la ville au cours du rassemblement et les autorités ont indiqué envisager un référendum sur le statut de la région du Donbass, comme il est déjà prévu en Crimée.

Le Monde


Le président russe demande au Conseil de la Fédération d’envoyer des troupes dans la province ukrainienne.

«En raison de la situation extraordinaire en Ukraine et de la menace pesant sur la vie des citoyens russes, de nos compatriotes, des forces armées russes déployées en Ukraine», Vladimir Poutine a demandé au parlement d’autoriser «le recours aux forces armées russes sur le territoire de l’Ukraine, jusqu’à la normalisation de la situation politique dans ce pays», selon un communiqué du service de presse du Kremlin.

Des véhicules russes de transport de troupes, samedi 1er mars à Balaclava, en Crimée.

Le Figaro

Poutine sur la non-présence d’Al-Qaïda en Syrie : « Monsieur Kerry ment, et il sait qu’il ment » (video)

Lors d’un échange avec un sénateur, John Kerry a été interrogé s’il était « fondamentalement vrai », qu’au au fil du temps, l’opposition syrienne était de plus en plus infiltrée par Al-Qaïda. Kerry a répondu :  » Non, ce n’est en fait pas fondamentalement vrai. C’est fondamentalement inexact  » - Reuters


Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquer ici.

Syrie : Poutine demande aux Américains de fournir leurs preuves, la France avance les siennes (MàJ vidéo)

Addendum 03/09

« Ce document n’est pas une preuve, pas même un rapport brut des services de renseignement français », affirme au Point.fr Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). « Il s’agit d’une synthèse gouvernementale de plusieurs papiers des services de renseignement afin de manipuler l’opinion et les parlementaires« , estime le spécialiste.
Le Point

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Ce matin sur France-Info, Eric Dénécé, directeur du CF2R, le Centre français de recherches sur le renseignements, est « très réservé » sur ces « preuves » :

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La France a diffusé, lundi 2 septembre, les « preuves » qui permettent d’attribuer, selon les informations issues des services de renseignement français, la responsabilité de l’attaque du 21 août dans la banlieue de Damas au régime de Bachar al-Assad, et a mobilisé pour cela tout ce que le web officiel compte de sites internets (ou presque) : le site internet de l’Elysée, le site internet de Matignon, les sites internets des ministères des Affaires étrangères et de la Défense.

>> Sur les trois premiers, les éléments diffusés par la France tiennent en une note de neuf pages au format PDF, une analyse qui n’est appuyée d’aucun document brut. Un travail de recoupement effectué sur « 47 vidéos originales des événements du 21 août » est également évoqué.

>> Sur le site internet du ministère de la Défense, la diffusion est théoriquement accompagnée de « six vidéos », mises en ligne sur cette page un peu avant 20 heures.
Problème ? Depuis la mise en ligne des vidéos, lundi 2 septembre, le site internet du ministère de la Défense est devenu inaccessible, victime d’une « erreur 503″, ainsi que le relèvent de nombreux internautes.

Contacté par le Lab, le cabinet de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, assure que l’inaccessibilité du site ne résulte pas d’une attaque, mais vient d’un pic de trafic :

« Nous n’avons pas subi d’attaque (…)

Les serveurs ne supportent pas l’afflux de connexions.

Ce sera réparé assez vite. »

Europe 1

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Le président russe Vladimir Poutine a demandé samedi aux Etats-Unis de fournir la preuve que le régime syrien avait utilisé des armes chimiques.

« Concernant la position de nos amis américains, qui affirment que les troupes gouvernementales (syriennes) ont utilisé (…) des armes chimiques et disent avoir des preuves, hé bien, qu’ils les montrent aux enquêteurs des Nations unies et au Conseil de sécurité », a-t-il dit à des journalistes. « S’ils ne le font pas, cela veut dire qu’il n’y en a pas », a-t-il ajouté.

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Russia Today a donné un extrait plus important de cette intervention essentielle du président russe :

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L’Orient-Le Jour

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La Russie a mis en garde dimanche les Occidentaux, qui appellent au recours à la force contre le régime syrien de Bachar al-Assad, contre une répétition de « l’aventure » en Irak.

« Tout cela ne peut que nous rappeler les événements d’il y a dix ans, quand, en prenant pour prétexte des informations mensongères sur la présence en Irak d’armes de destruction massive, les Etats-Unis, en contournant l’ONU, se sont lancés dans une aventure, dont tout le monde connaît maintenant les conséquences », a déclaré le porte-parole de la diplomatie russe dans un communiqué.

Europe 1
Rappel : Au début du mois de mai 2013, Carla des Ponte avait accusé les rebelles syriens d’utiliser ce fameux gaz sarin :

« Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin », a déclaré Mme Del Ponte, qui est également l’ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. « Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu’à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin », a-t-elle ajouté. Le Monde du 06.05.2013

Stephen Fry : « Vladimir Poutine a fait des homosexuels des boucs émissaires, comme Hitler l’a fait avec les juifs »

À six mois du début des Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, les critiques sont de plus en plus virulentes contre la Russie qui a voté une loi antigay.

Le comédien britannique Stephen Fry est devenu l’un des porte-parole de ce mouvement. Selon lui, Vladimir Poutine a fait « des homosexuels des boucs émissaires, comme Hitler l’avait fait avec les juifs ».

« Le CIO doit absolument adopter une position ferme de la part de l’humanité qu’il est censé représenter contre la loi barbare, fasciste, que Poutine a fait passer.

Il termine sa lettre ouverte par : « Je suis gay. Je suis juif. Ma mère a perdu une douzaine de membres de sa famille par l’antisémitisme de Hitler. Je pleure à nouveau de voir l’histoire se répéter. »

France 24 + Agoravox + Lettre de Stephen Fry